Le meilleur ami... de mon enfance

06 octobre 2007

Je n'aime pas les chiens, c'est un fait. Trop bruyant, demande trop d'attention, trop de soins, je suis une indépendante. Ce qui fait que je suis plus chat. D'ailleurs, ma Grisouille va avoir huit ans en janvier, un ti-minou de l'an deux mille. Elle aime bien se mettre dans des situations impossibles...

Bon, j'ai dit que je n'aimais pas les chiens, ce n'est pas tout à fait vrai. Il y a un chien que j'ai aimé, c'est Gooffy. J'avais huit ans quand on l'a eu et pendant huit ans il a vécu avec nous, jusqu'à ce que mes parents se séparent et que la maison soit vendue. C'était un bon chien, et le plus beau à mes yeux. Un mélange de colley et de terre-neuve. C'était un chien peureux, mais courageux quand il le fallait, ou qu'il croyait qu'il le fallait. Par exemple, ma soeur avait quatre ans à l'époque et Gooffy se mettait toujours entre elle et le fossé pour qu'elle n'y tombe pas. Par contre, s'il y avait un orage, il était terrorisé. Il défonçait la moustiquaire pour entrer et montait parfois à l'étage... Malheureusement, il avait aussi peur des escaliers, alors le faire descendre après l'orage était un enfer. Après quelques années, mes parents ont installé une grille dans le plancher pour que la chaleur du poêle à bois monte. À partir de ce moment, Gooffy s'est toujours fait un devoir de contourner la grille...

Il se faisait mener par le bout du nez par le chat. Les deux couchaient ensemble et Gooffy allait souvent jusqu'à le laver. Une fois, on l'avait amené au lac où on allait se baigner. Il se met à japper après un canard qu'il trouvait trop près de nous. Le canard se met à cancaner à son tour. Graduellement, on voit plein de canards arriver et Gooffy jappe de plus en plus. Les canards, presque quarante, se mettent autour de nous dans l'eau et cancanent après le chien, qui jappe après eux... C'était une scène surréaliste...

La soeur de Gooffy, Fifille, habitait dans la rue perpendiculaire à la nôtre. Souvent, elle se sauvait et venait rejoindre Gooffy à la maison. Il ne se sauvait jamais, sauf quand Fifille venait le chercher, à ce moment-là, il se défaisait de son collier et partait à l'aventure avec sa soeur... Pour revenir la plupart du temps quelques heures plus tard, avec une odeur nauséabonde ou le nez rempli d'aiguilles de porc-épic.

Quand mes parents se sont séparés, on a dû donner Gooffy puisqu'on s'en allait en appartement. Il n'a pas vécu très longtemps, il s'ennuyait trop de nous et il s'est laissé mourir...

Depuis, je n'ai jamais rencontré ou vu un chien qui aurait pu me « séduire »...

Alors, je n’aime pas les chiens... Juste les Gooffy!

Matraquage

04 octobre 2007

Un... peu de moi

J'ai pris cette belle idée chez Aelys.

Un art : Juste un? La littérature (musique, peinture, cinéma… ce qui est entre parenthèses ne compte pas dans le un – l’art de tricher?!)
Un film : Love Actually (pour le moment...)
Un mot : eau
Un livre : une encyclopédie
Un bruit : la mer
Un mois : Octobre, pour les couleurs, les odeurs, les bruits, le temps
Un pays : la Grèce
Un sens : l’ouïe
Un bijou : une chaîne avec une libellule
Un sport : la natation
Un objet : un livre
Une fleur : une marguerite
Un chiffre : le vingt
Un métier : la révision
Un animal : un chat
Un défaut : le manque de confiance
Un oiseau : le colibri
Un parfum : naturel
Un insecte : la libellule
Un pouvoir : la sagesse
Une saison : l'automne
Un piercing : les oreilles?
Un magasin : Les librairies GGC (à la fois librairie, papeterie, magasin de musique et de matériel d’art)
Un paysage : une plage déserte au bord de l’océan
Une boisson : le thé glacé
Un vêtement : un pyjama
Un sentiment : la confiance
Un endroit du corps : les yeux
Un instrument de musique : le violoncelle et les instruments à cordes
Une chanson : Seul – Comédie musicale Don Juan et Tous ces mots de Luce Dufault

Becoming Jane

03 octobre 2007

En 1795, Tom Lefroy, un jeune Irlandais immature et noceur, est envoyé par son riche oncle et tuteur chez des cousins du Hampshire, dans l’espoir qu’il y acquerra un brin de sagesse. Son arrivée ne passe pas inaperçue auprès de la jeune Jane Austen, écrivaine du dimanche et fille d’un modeste pasteur. D’abord rebutée par les mauvaises manières du jeune hôte de ses voisins, Jane se laisse peu à peu conquérir par les attentions de ce dernier à son égard. Avec la complicité du frère et de la cousine de Jane, mis dans le secret de leur amour, Tom échafaude un ambitieux plan afin de faire autoriser leur mariage, jugé risqué en raison de la disparité de leur condition.

J'avais réellement hâte de voir ce film. Je suis dans une période où j'adore les films d'époque et le « fleur bleue gnagna ». ;) J'ai bien aimé l'histoire, même si parfois j'ai eu l'impression qu'on calquait trop sur Orgueil et préjugés. Je sais que c'est censé être l'histoire de Jane Austen et que c'est grâce à cette expérience qu'elle aurait écrit First Impressions, qui allait plus tard devenir O&P, mais n'empêche qu'il y avait parfois trop de similitudes. Par contre, ça ne m'a pas empêchée d'apprécier, puisque j'adore O&P. Je n'étais pas certaine du choix d'Anne Hathaway au début, mais je dois dire que j'ai été agréablement surprise. Un bon film, surtout pour les admirateurs de Jane Austen et de son oeuvre.

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Je suis allée voir Odette Toulemonde hier, comme bien des blogueurs on dirait! Comme je partage les commentaires de Virge et Jules, je n'en dirai pas plus... Sinon, que c'est un film qui rend de bonne humeur, un mixte entre Mary Poppins et Cendrillon!

Les bibliothèques personnelles

02 octobre 2007

Selon cet article, de moins en moins de gens qui se font construire une maison incluent une bibliothèque dans la construction. Alors que c'était jadis la mode chez les personnes aisées, cette pièce est maintenant remplacée par une salle multimédia.

Depuis mon enfance, quand je pense à une future maison, il y a toujours une pièce consacrée uniquement aux livres et à la lecture, idéalement dans une tour (rêve d'enfant oblige) qui n'est toutefois pas obligatoire. J'ignore si j'aurai un jour les moyens d'avoir une maison qui me permettra de réaliser mon rêve, mais j'y aspire.

Si la bibliothèque personnelle allait de soi pour les riches intellectuels du XIXe siècle, ils ne seraient plus qu'une poignée de romantiques à y tenir aujourd'hui.

Je dois être une romantique alors...

Là où la mer commence - Dominique Demers

01 octobre 2007

Et si la Belle et la Bête avaient vécu en terre québécoise, au 19e siècle?

- J’ai inventé un autre jeu, dit-il. Une sorte de course aux trésors. Maybel était tout oreilles. La Bête fit une pause, comme s’il avait besoin de soupeser chaque mot avant de poursuivre.
- J’ai dix merveilles à vous faire découvrir.
- Et à la fin, qu’est-ce qu’on gagne? demanda Maybel amusée.
- Mon cœur! dit la Bête d’une voix bourrue où perçait la rancœur.

La Belle, c’est Maybel, jeune fille ardente et lumineuse qui vit dans une drôle de famille. Son père, Alban, gardien de phare solitaire, a épousé une ravissante Anglaise qui n’aimait pas la mer et s’est enfuie en abandonnant sa fille de deux ans. La Bête, c’est William Grant. Affublé d’un masque étrange, il a débarqué un beau jour le long des berges du Saint-Laurent, avec son père l’Écossais, qui veut le soustraire au monde pour mieux le protéger. Maybel et William sont épris de liberté et de nature. Dans un pays de caps battus par une mer enragée, d’anses secrètes envahies par le tumulte des goélands et les hurlements des loups marins, dans un décor étrange et fabuleux, hanté par les fantômes, mais protégé par les fées, ils vont se découvrir. Et s’aimer…

C'est un des rares livres de Dominique Demers que je n'avais pas encore lus, avec Le pari que je lis présentement. Comme toujours, j'ai embarqué facilement dans l'histoire qu'elle a voulu nous faire vivre. L'idée de reprendre La belle et la bête aurait pu être casse-gueule, mais c'est fait ici avec beaucoup de doigté et, même si on sent les parallèles avant l'oeuvre de Jeanne Marie Leprince de Beaumont, on ne tombe pas dans la caricature ou dans une vague adaptation. J'ai un attachement particulier pour l'oeuvre de Dominique Demers, dont les livres Marie-Tempête et Maïna m'ont accompagnée dans mon adolescence. Même ses livres pour enfants me touchent. D'ailleurs, je suis contente de suivre présentement un cours sur la littérature jeunesse dont le manuel a été écrit par elle, car, encore une fois, c'est très bien écrit.

La fin de l'alphabet — Charles S. Richardson

30 septembre 2007

Toute cette histoire est assez improbable. L’aventure d’Ambroise Zéphyr et de sa femme Zappora Ashkenazi, alias Zip, aurait pu commencer un charmant dimanche matin baigné par un soleil d’avril, entre la maigreur de l’hiver et les rondeurs du printemps et, peut-être, se terminer dans l’allégresse au crépuscule. Mais ce n’est pas de cette histoire qu’il s’agit. Ce jour-là, Ambroise Zéphyr échoue à son examen médical annuel. Le verdict est terrible : il est atteint d’une maladie inconnue et incurable qui ne lui laisse que trente jours à vivre. Fasciné depuis l’enfance par les abécédaires, ce graphiste féru d’art et d’histoire décide de prendre le large et de s’offrir un dernier (et merveilleux) périple autour du monde avec celle qu’il aime. Premier arrêt : A pour Amsterdam, puis B pour Berlin, C pour Chartres... Mais qu’arrivera-t-il lorsque viendra la lettre Z, la fin de l’alphabet?

J'avais entendu beaucoup de bien de ce livre, autant dans les médias que sur le Web. Peut-être que cela avait créé trop d'attentes parce que j'ai été profondément déçue. Je trouvais que le résumé était bon, que ça pouvait être un bon prétexte à certaines situations, mais ça n'a pas levé pour moi. Trop de bouts décousus, on apprend comment Ambroise et Zappora se sont rencontrés, des petits bouts de leur vie, de leurs espoirs, de leurs misères... mais il manque de lien entre ces parties. Il y a tout de même de beaux passages émotifs, mais sinon, rien qui ne m'a accrochée, m'a fait sentir qu'on voulait m'inclure. J'ai vraiment eu l'impression de lire le journal de quelqu'un qui ne tenait pas compte qu'il était lu... Malheureusement, j'avais hâte d'arriver à la fin de l'alphabet...

Seras-tu là? - Guillaume Musso

27 septembre 2007

Et si l'on nous donnait la chance de revenir en arrière? Elliott, médecin réputé, père comblé, ne s'est jamais consolé de la disparition d'Ilena, la femme qu'il aimait, morte il y a trente ans. Un jour, par une circonstance extraordinaire, il est ramené dans le passé et rencontre le jeune homme qu'il était alors. Les années 1970 battent leur plein à San Francisco, Elliott est un jeune médecin passionné et plein d'ambition. Fera-t-il cette fois le geste décisif qui pourrait sauver Ilena? Saura-t-il modifier son implacable destin?

J’ai reçu ce livre à ma fête, d’une amie qui ne cessait de me vanter les mérites de cet auteur et qui était persuadée que j’allais adorer. Elle avait raison. On est ici dans le même genre que Marc Lévy, mais avec un petit plus : un peu plus de profondeur, un peu plus de psychologie des personnages. J’ai facilement embarqué dans cette histoire un peu ésotérique, à cause du retour dans le temps, mais très très humaine également. J’ai vraiment envie de lire les autres livres de cet auteur, j’ai eu la piqûre.

Cinq ans

24 septembre 2007

Ça fait cinq ans aujourd'hui que je tiens un blogue. J'ai du mal à y croire. J'ai passé un cinquième de ma vie à l'écrire sur le net. Parfois, j'ai laissé de longues périodes de silences. D'autres fois, j'écrivais 3-4 messages par jour. J'ai toujours écrit pour moi, le regard des autres étaient un plus.

Je compte bien continuer pour un autre cinq ans. C'est mon exutoire, ma soupape d'émotions, là où j'écris mes rêves, mes déceptions et ma petite vie d'étudiante.

Merci à tout ceux qui sont passés ici ou ailleurs, que vous ayez laissé une trace de votre passage ou pas.

Dire ou ne pas dire

19 septembre 2007

Comme de raison, je ne dis pas tout ici. Par gêne, par pudeur, parce que je ne passe pas ma vie à écrire et par soucis de garder un minimum d’anonymat. Même si quelqu’un qui voudrait vraiment pourrait facilement trouver mon identité complète. Il y a assez d’information pour ça.

C’est pourquoi j’hésite à parler d’un événement qui, sans être grandiose, n’arrive pas tous les jours. Il y a quatre mois, j’ai rempli un questionnaire sur ma vie, sur ce que je fais, ce que j’aime, les études que j’ai faites, et je l’ai envoyé à qui de droit. Ensuite, silence radio, pas de nouvelles.

Il y a un mois, on m’a finalement appelée. J’ai vraiment eu l’air nouille parce que je ne me souvenais même plus d’avoir envoyé ledit questionnaire. J’ai donc été convoquée à un rendez-vous, le soir, à Montréal. Je remplis un autre questionnaire, cette fois-ci, chronométrée, et je passe une entrevue devant une caméra. Et puis, plus rien pendant trois semaines environ.

La semaine dernière, j’ai un message sur mon répondeur me demandant de rappeler le plus rapidement possible. Ce que je fais. Et voilà, ensuite, c’est confirmé… Je capote, j’écris à tout le monde et les jours suivants, je suis calme et je n’y crois pas vraiment finalement.

Encore aujourd’hui, je n’y crois pas et tout le monde a plus hâte que moi, ce qui est très étrange tout de même. Ça va se passer ce samedi et pourtant, je ne suis pas stressée… du moins, pas encore.

Pendant une semaine, au début d’octobre, j’aurai la chance de gagner quotidiennement cinq mille dollars…

Je vous laisse déduire/deviner le reste. ;)

P.S. : C'est drôle de penser que je vais avoir le même âge que le smiley demain! :)

Edit : Diffusion la semaine du 8 octobre

Piqué je ne sais plus où

18 septembre 2007

Bon, je n'ai rien à faire de mieux...

NEUFS PREMIERS :
1-Premier(e) Meilleur(e) ami(e) : Anne-Julie
2-Premier Hamster : Je n'en ai jamais eu
3-Premier Piercing : Les oreilles (c'est aussi le dernier)
4-Premier Béguin : Hum, à 5 ans je crois, mon petit voisin. Le fait que je l'ait assommé avec la balançoire et ensuite avec mon sac d'école, involontairement les deux fois! a mis fin à notre relation...
5-Premier CD : Luce Dufault - Éponyme
6-Premier Amour : Le même que le béguin... mais je ne me rappelle plus de son nom lol
7-Première Peluche : Un calinours (Doulounours)
8-Premier Chum officiel : Frédéric
9-Premier Baiser : Frédéric

NEUF DERNIERS :
1-Dernière Boisson alcoolisée : Une gorgée de Daïquiri y'a quelques mois
2-Dernier Trajet en voiture : Quand j'ai déménagé à Québec pour 4 mois, donc au début du mois de septembre.
3-Dernière Conversation téléphonique : Il ya 2-3 heures avec un client de Gaspésie
4-Dernier CD écouté : Tricot machine
5-Dernier Bain de bulles : Ça fait très longtemps...
6-Dernières Larmes : En fin de semaine, pas de raisons particulières, j'suis juste braillarde!
7-Dernier baiser : Il y a trop longtemps
8-Derniers Jurons : Jamais... même si je voulais, je ne suis pas capable... Pourtant, mes parents sacrent... Ouais, je suis bizarre lol. Le pire que je dis, c'est Fudge.
9-Dernière Poursuite automobile : Jamais de la vie!

HUIT ''AS-TU DÉJÀ'' :
1-As-tu déjà donné un rendez-vous [galant] à un de tes meilleurs amis? Non
2-As-tu déjà été arrêté? : Non
3-As-tu déjà passé à la télé? : Ça s'en vient
4-As-tu déjà embrassé quelqu’un et regretté ensuite? : Oui et non
5-As-tu déjà fait un rêve érotique à propos de quelqu’un que tu connais? : Oui
6-As-tu déjà ''foxé'' l’école et été pris? Jamais, j'aimais bien trop l'école (Je vous entends déjà, oui nerds et assumée)
7-As-tu déjà été dans une bagarre? Jamais.
8-As-tu déjà nagé avec les dauphins? Non, mais ça serait intéressant!

SEPT CHOSES QUE TU PORTES EN CE MOMENT :
1- Des bas
2- Des souliers
3- Un pantalon noir
4- Une tunique bourgogne
5- Une chaîne avec une libellule
6- Ma montre
7- Mes lunettes

SIX CHOSES QUE TU AS FAITES HIER :
1- Corriger
2- Rédiger
3- Corriger
4- Rédiger
5- Corriger
6- Stresser

CINQ DERNIERS ACHATS:
1- Un muffin poires/chocolat... Mmmmmmmmm
2- Un chocolat chaud
3- Du lait
4- Du jus d'orange
5- Des crudités pour le souper d'anniversaire entre colocs

QUATRE PERSONNES À QUI TU PEUX DIRE [PRESQUE] TOUT :
1- Jenn
2- Dobby
3- Ma mère
4-

TROIS CHOIX :
1- Manger ou boire? Manger
2- Froid ou chaud? Froid
3- Petit ou gros? Ça dépend de quoi on parle!

DEUX CHOSES À FAIRE AVANT DE MOURIR :
1- Avoir une famille
2- Aller à Florence

UN REGRET :
1- Avoir gâché autant d'années de ma vie à ne pas me faire confiance.

Le beurre et l'argent du beurre

14 septembre 2007

Mise en contexte : Je suis présentement en stage dans un ministère en tant que rédactrice-réviseure et, avec ma superviseure, on rédige et corrige des textes pour les autres branches de ce ministère-là à travers le Québec.

Vers le milieu de l’après-midi, je reçois une note de service de six pages à corriger. Comme toujours, c’est pour hier, et si possible, avant-hier, mais je réussis à avoir un délai jusqu’à lundi midi. La note de service a été écrite, en anglais, par un directeur anglophone haut placé et il a trouvé que c’était une bonne idée de la traduire lui-même, il sait parler français, c’est tout ce dont il a besoin, à son avis du moins.

Effectivement, c’est écrit en français, mais en français d’anglophone avec des traductions littérales d’expressions et des formulations de phrases où les mots sont inversés. J’aime ce genre de défi. Jusqu’à ce que je reçoive les consignes qui accompagnent ce travail. Je dois améliorer le texte, pour qu’il soit le plus parfait possible, sans anglicismes… Mais je n’ai pas le droit de toucher à la formulation des phrases et je dois changer le moins de choses possible.

En résumé : transforme le texte en texte parfait, mais ne change rien sauf les fautes d’orthographes, de grammaire et les anglicismes.

Une fois les anglicismes et les fautes enlevés, c’est sûr que le texte était déjà « mieux », mais il restait déjà beaucoup de travail à faire pour qu’il soit publiable. J’ai dû déclarer forfait… J’ai dit à la directrice des communications que j’avais fait ce que je pouvais, mais que je ne me pensais pas les qualités requises pour accomplir correctement la tâche et qu’il serait préférable que ma superviseure s’en occupe. Je n’avais pas la liberté voulue pour réussir à avoir un résultat au moins acceptable, du moins, pas au point où sont rendues mes capacités et mes connaissances.

Mon prof de plan de communication nous avait bien avertis : tout le monde croit être capable de faire des communications parce qu’ils savent écrire et communiquer…

À bas le vendredi

07 septembre 2007

Je ne sais pas ce que j’ai aujourd’hui, mais je me sens tellement toute seule. Même avec des gens, je me sens sur une autre planète. J’ai besoin de vraies relations avec les gens, pas de trucs superficiels… Je suis en questionnement ces temps-ci, je fais du ménage dans mon entourage et j’en paie le prix. Il y a des gens à qui je parlais depuis plus de cinq ans et qui, tout d’un coup, me mette mal à l’aise, comme si je m’étais soudainement ouvert les yeux pour les voir tels qu’ils sont vraiment : des personnes tellement loin de moi, mais pas dans la catégorie de ceux dont on dit que les contraires s’attirent. Pourtant, je me sens coupable de vouloir être bien et de vouloir être avec des gens qui me respectent… et n’essaient pas de me manipuler. De plus, je dois trouver le courage de mettre fin à un projet qui a eu tellement d’importance dans ma vie pendant plusieurs années, mais qui m’a aussi apporté son lot de blessures.

Je me mets à regretter des amitiés, enfin, surtout une amitié, qui s’est mal terminée et qui m’apportait pourtant tellement. Le désir de renouer est là, mais la peur de la réception que j’aurais est trop forte. Mais plus j’y pense, plus je crois que je vais m’y risquer, sinon je le regretterai.

La fin de semaine va être longue… Seule avec moi-même, à trop penser… Pour tout dire, tout à l’heure, je vais aller acheter mon billet pour aller voir L’Iliade au théâtre et, pour la première fois, je regrette de n’avoir personne avec qui partager mes goûts et mes intérêts…

Je suis en peine d'amitiés...

Si j'avais les ailes d'un ange...

31 août 2007

Je pars pour Québec dans 2-3 heures. Encore une fois, je vais faire mon stage au même endroit que la dernière fois. J’ai hâte de revoir mes collègues! Quelques changements cette fois-ci : je retourne habiter au même endroit, mais toutes les filles ont déménagé alors je me retrouve avec six nouvelles colocs, plus mon amie J. qui était avec moi la dernière fois et qui retourne faire son stage à Québec aussi. J’espère que ça va bien fonctionner avec les filles, car quatre mois ça peut passer vite, comme ça peut être très long.

Nouveauté cette session-ci : en plus de mon stage, je vais suivre un cours à l’Université Laval. Je vais ainsi pouvoir terminer mon bac dans les temps, même si je n’ai eu que quatre cours cet été, mon horaire ne me permettant pas d’en avoir plus. C’est un stress de plus, nouvelle université, nouvelle façon de fonctionner, nouveau campus… J’ai hâte et je n’ai pas hâte en même temps, j’ai l’impression de commencer l’université pour la première fois.

Sinon, je termine l’été avec un emploi quasi assuré à la session d’hiver et une audition de passée pour un jeu-questionnaire télévisé. J’ignore si ça débouchera, je verrai bien. Dans le cas contraire, ça fera une expérience de plus.

Opinions divergeantes

22 août 2007

A-t-on vraiment besoin d'argent quand on se permet de vouloir un emploi parfait au risque de ne pas en avoir du tout? Je ne parle pas des gens qui sont dans la vie professionnelle depuis un bout et qui cherchent un emploi correspondant à leurs études. Mais je parle d'étudiants comme moi, qui doivent travailler pendant leurs études pour réussir à joindre les deux bouts et qui voudraient avoir un empoi à la fois payant, avec horaire flexible, dans un beau milieu, avec assez d'heure pour que ça soit payant, mais pas trop pour nuire aux études, et surtout, intéressant.

Bien sûr, ce serait une situation idéale, mais à quel point réalisable? Cet été, j'ai été chanceuse, un emploi sur le campus, avec des horaires souples pour me permettre d'aller à mes cours, un salaire correct et indirectement dans ma spécialité. Pourtant, on m'aurait offre complètement autre chose que j'aurais accepté quand même. J'ai besoin d'argent et je ne veux pas finir mes études avec une dette astronomique. Alors, quand je vois des étudiants qui n'arrêtent pas de se plaindre qu'ils n'ont pas d'argent et qui refusent un emploi assuré, payant, qui respecte leur horaire et qui leur permet même de faire leurs devoirs dans les temps morts... et qui refusent parce que ce n'est pas "passionnant", je me dis qu'ils n'ont pas véritablement besoin de travailler ou d'argent et j'ai juste envie de leur dire d'arrêter de se plaindre d'en manquer

J'ai travaillé deux ans dans une usine pendant mon Cégep à sabler des morceaux de caoutchouc à doigts, sans machine. Est-ce que j'aimais ça? Non. Est-ce que j'aurais préféré faire autre chose? Bien sûr. Est-ce que j'aurais pu me permettre de ne pas travailler? Pas du tout. Quand tu as VRAIMENT besoin d'argent pour pouvoir continuer tes études, tu prends ce qui passe en te disant que c'est temporaire. Tu ne fais pas la fine bouche.

Dans le meilleur des mondes, tout le monde, pas seulement les étudiants, aurait un emploi qui correspond à ses goûts, capacités et intérêts. Mais le monde étant ce qu'il est, il faut faire avec ce qui s'offre à nous...

Tu es mon Heroes

20 août 2007

En un mois, je me suis tapé les 23 épisodes de la première saison d’Heroes. Croyez-moi que si ça avait été en français, ça aurait été encore plus vite! Je n’ai jamais autant accroché sur une série avant. Dès les 15 premières minutes du premier épisode, je me savais déjà accro.

Je viens de terminer de regarder le dernier… Et j’ai juste envie de crier « pas déjà ». Il me semble que le 24 septembre est loin pour la suite…

Si vous avez l’occasion de regarder cette série, elle vaut vraiment la peine!

«Récemment, des individus sans aucun lien entre eux ont manifesté des dons pour le moins particuliers. Même s'ils n'en n'ont pas encore conscience, ces individus vont sauver le monde et le changer à jamais. Ce passage de l'ordinaire à l'extraordinaire ne se fera pas du jour au lendemain. Toute histoire a un début, le tome un de leur épopée commence ainsi...»

Le professeur Chandra Suresh défend une théorie selon laquelle, l'homme n'utiliserait que 10 % des capacités de son cerveau et que certaines personnes seraient en ce moment même en train de développer les 90 % restants et acquérir des pouvoirs comme la lévitation ou la régénération cellulaire. Les autres chercheurs ne le croient pas, il décide alors de chercher puis de rencontrer ces personnes aux pouvoirs surnaturels pour leur expliquer le phénomène qui s'exprime en eux jusqu'à ce qu'il disparaisse. Son fils (Mohinder Suresh) va alors reprendre la recherche...

À Tokyo, un Japonais (Hiro Nakamura) découvre qu'il est capable de courber l'espace-temps et de se téléporter. À New York, un artiste (Isaac Mendez) peut peindre le futur, un politicien (Nathan Petrelli) est capable de voler tandis que son frère (Peter Petrelli) a la capacité de s'approprier les pouvoirs des autres Heroes lorsqu'ils sont à proximité. À Los Angeles, un policier découvre qu'il est en mesure d'entendre les pensées des gens. Au Texas, une cheerleader (Claire Bennet) découvre qu'elle a le pouvoir de régénérer ses cellules à vitesse accélérée. Au Nevada, une mère célibataire (Niki Sanders) réalise qu'elle a un puissant double maléfique… Les Heroes sont partout, on en découvre de plus en plus au fil des épisodes. Cependant, le téléspectateur découvre aussi que de sombres personnages les pourchassent.

Heroes est une chronique de la vie de ces personnes, de leurs liens et de leur destinée : sauver le monde...

Les 3 p’tits cochons sont-ils des porcs?

15 août 2007

Dans ce premier long métrage de Patrick Huard, les trois petits cochons font plutôt figure de gentils loups dans cette adaptation, pour adultes, du célèbre conte, pour enfants. Le benjamin des petits cochons (Guillaume Lemay-Thivierge) a une femme (Julie Perreault) et une petite maison. Le cadet (Claude Legault) a aussi une épouse (Isabel Richer), une maison de banlieue ainsi que deux enfants. L’aîné (Paul Doucet), qui n’est pas en reste, habite une maison cossue, avec sa femme (Sophie Prégent) et sa fille. À première vue, ils ont tout pour être heureux. Mais le sont-ils vraiment?

Alors que les trois frères sont réunis autour de la femme importante de leur vie, leur mère (France Castel), on voit ce qui en retourne vraiment. Mathieu trouve trop routinière sa vie de métro-boulot-dodo avec Geneviève et raconte comment il lorgne de l’œil vers sa collègue Josiane (Mahée Paiement). Subjugué et impressionné par son aîné, Christian avoue faire usage du cybersexe pendant qu’Hélène (Julie Perreault) patrouille. Pour Rémi, la vie est belle, du moins, en apparence, et il ne se gêne pas pour indiquer à ses frères qu’ils sont sur la mauvaise voie.

Ce nouveau film, du duo de scénaristes Pierre Lamothe et Claude Lalonde, semblait prometteur, mais il ne remplit malheureusement pas toutes ses promesses. L’histoire est parsemée de longueurs qui embourbent inutilement l’œuvre finale. D’ailleurs, toutes les scènes mettant en vedette Gaston (un Luc Senay méconnaissable) ne servent pas vraiment l’histoire. Par contre, l’entrecroisement des récits des trois frères, qui se déroulent en parallèle et qui parfois se croisent, est fait de façon judicieuse et permet au cinéphile de ne pas se perdre. L’acteur, l’humoriste, l’auteur, le metteur en scène, l’animateur, et finalement, le réalisateur Patrick Huard montre de cette façon qu’il mérite sa place dans le monde la réalisation. Le visionnement d’une scène selon le point de vue de chacun des cochons, l’interprétation n’est pas la même, est une belle trouvaille.

La première moitié du film est marquée par une caméra nerveuse, qui bouge beaucoup. Cet effet s’estompe au gré des événements. Tout au long de l’histoire, on a également droit à une narration par les personnages principaux qui viennent souligner à gros traits les évidences et ce que l’on voit à l’écran. À de nombreux moments, celle-ci aurait pu être oubliée sans que soit perdu le sens de l’histoire et en allégeant le film du même coup. À noter toutefois, la musique qui soutient bien le propos, avec des chansons de Marie-Jo Thério et Les Trois Accords, entre autres.

On croit aux couples Prégent/Doucet et Richer/Legault. De son côté, le couple Perreault/Lemay-Thivierge ne convainc pas. D’ailleurs, Hélène devient rapidement antipathique, rendant presque excusables les écarts d’un Christian « charmant ».

Au final, cette comédie dramatique fait plus réfléchir que rire, elle est plus près du drame que de la comédie pure. Sans toutefois comprendre ou pardonner leurs écarts, il est impossible de haïr ces trois petits cochons attachants. À voir pour s’ennuyer un peu, rire beaucoup, réfléchir à la folie.

Cote : ***

L’histoire de Pi – Yann Martel

12 août 2007

Il s’appelle Piscine Molitor, un prénom pour le moins inusité, hérité d’un champion de natation, grand ami de la famille, qui affectionnait la piscine Molitor, à Paris. Heureusement, on l’a vite surnommé Pi, comme le symbole mathématique. À Pondichéry, en Inde, sur la côte de Coromandel, la famille de Pi Patel possède un grand zoo. Pour un petit garçon fasciné autant par les religions (il sera tour à tour musulman, hindou puis chrétien) que par les animaux, c’est un véritable paradis sur terre. Mais l’Inde, sous le règne d’Indira Gandhi, n’est plus celle qu’aimaient les parents de Pi. Les Patel émigrent donc au Canada. Le 21 juillet 1977, la famille s’embarque à bord d’un cargo japonais dans la cale duquel voyagent des animaux du zoo qui seront vendus à l’étranger. Le cargo fait naufrage quelques jours plus tard. Pi se retrouve sur un canot de sauvetage avec, comme compagnons de fortune, un zèbre éclopé, une hyène, un orang-outan, quelques cafards, un rat et un tigre du Bengale dénommé… Richard Parker.

Avant de le lire, j’étais perplexe, je trouvais que le résumé était plus près de la fable pour enfants que d’un roman pour adulte. Finalement, j’ai complètement embarqué dans cette histoire de survie extrême. On s’attache rapidement à Pi, qui nous fait entrer dans son univers où les religions se valent toutes. De plus, on en apprend beaucoup sur les animaux, dans la mesure où on considère que l’information donnée est vraie. Les descriptions sont telles, qu’on se croirait nous aussi sur le bateau de sauvetage avec le tigre du Bengale. Une histoire superbe, où on voit comment l’homme peut rivaliser d’imagination avec l’animal pour survivre dans les pires conditions… À la fin, on en vient à se demander si cette histoire est vraie…

Vu aujourd'hui

09 août 2007

Au Pennington, tout le monde le sait que c’est pour les tailles 14+. C’est un secret pour personne, non? Alors, voir une fille qui doit porter du 2, quand elle a ses règles, venir chialer à la vendeuse que le linge est trop grand pour elle, que personne ne pense à des gens comme elle et que tous les vêtements lui flottent sur le dos… Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve ça… ironique!

Non mais, est-ce que je vais me plaindre moi, aux vendeurs du Garage par exemple, parce qu’il n’y a rien qui me fait? Parlant de ce magasin, la dernière fois que j’y suis allée avec une amie, j’ai eu droit à un discours de la vendeuse qui m’expliquait, vu ma grande ignorance du sujet, que les gens minces aiment avoir les pantalons sur les hanches, et non pas au-dessus du nombril… C’est connu que les personnes avec de l’embonpoint aiment avoir leurs pantalons sous les bras…

Pour en revenir à la fille… avoir été la vendeuse, je lui aurais dit de traverser la rue, où 150 magasins l’attendaient avec des vêtements faits juste pour des gens comme elle…

Au fait, je n’ai rien contre les personnes qui peuvent s’habiller où elles veulent, je les envie en fait, quoique, avoir autant de choix… je ne sais pas ce que je ferais (mais je vais, je veux le savoir bientôt)! J’en veux surtout aux lignes de vêtements qui croient que, aussitôt qu’on a un surplus de poids, on veut s’habiller en pastel ou avec de gros motifs, des fleurs de préférence…

C'est grave?

07 août 2007

80%How Addicted to Blogging Are You?

Je ne sais pas pourquoi, ça ne me surprend tellement pas!

Pour mesurer votre degré "d'addiction", c'est par ici!

Avertissement

30 juillet 2007

Au cours des prochains jours, je vais poster des messages que j'ai dans mes "brouillons" depuis un certain temps. Je vais les poster à la date où j'ai commencé à les écrire. Si vous me suivez par fil RSS, vous le verrez probablement se mettre à jour souvent, sans qu'il n'y ait de message sur la première page. Pour les autres, vous ne verrez probablement pas la différence.

Sentez-vous libre de commenter, même si ce sont des "vieux" messages. ;)

Sans mots

25 juillet 2007

Ça me touche toujours… Mais là… Je les connais… J’ai fait mon camp d’anglais avec la moitié d’entre eux l’été passé…

Je pense à vous… Mi, Ah Yoon et les autres!

Sa Lang He!

Les otages sud-coréens menacés de mort


Harry Potter and the Deatly Hallows - J.K. Rowling

23 juillet 2007

**** Il n'y a aucun spoiler dans les mots qui suivent ****


Je n’en ferai pas la critique. J’aurais trop peur de révéler des trucs involontairement. Je dirai seulement : J.K. Rowling disait vrai quand elle a dit qu’elle savait toute l’histoire avant d’écrire les sept livres. On voit que rien n’a été laissé au hasard.

Sinon, j’étais un peu anxieuse de le lire en anglais. Je lis plutôt bien l’anglais, mais j’avais peur qu’à cause des noms de personnages différents et autres trucs, ça serait plus difficile à lire pour moi qui avait lu le reste de la série en français. Ça n’a pas été le cas, bien sûr, au début, je cherchais plusieurs mots dans les lexiques anglais/français, mais graduellement, j’ai presque atteint la même vitesse de lecture qu’en français. La seule difficulté a résidé à comprendre certains dialogues, parce que les personnages parlaient vraiment en language de tous les jours, en escamottant les mots. Et que dire des personnages d’origines étrangères qui parlaient avec un « accent ».

Je suis contente de l’avoir lu en anglais en fin de compte!

Quelle héroïne de conte de fée êtes-vous?

21 juillet 2007

Vous êtes Blanche-Neige

Petite vous deviez être très sage. Attentive, disciplinée, désireuse de bien faire. N'ayez pas peur de sortir des sentiers battus, dans votre vie ou votre tête. L'imagination vous fera la vie plus belle et plus facile, parfois. Car les autres comptent sur vous, peut-être même un peu trop.


Ça me correspond plutôt bien je trouve! Merci à Grominou2 pour ce test! Pour le faire, c'est par ici.

Symphonie Locass

18 juillet 2007

Loco Locass à la sauce classique, cacophonie? Non, une belle trouvaille. C’est ce que nous fait découvrir le documentaire Symphonie Locass. Les cinéastes Martine Asselin et Marco Dubé suivent des jeunes musiciens du Camp musical St-Alexandre lors de leur mariage musical avec le groupe Loco Locass. Pendant le visionnement, on voit les étapes suivent pour l’adaptation des chansons hip-hop à l’orchestre symphonique. La réalisation est intéressante, appuyée par un montage dynamique, on sent les antécédents d’infographie de Marco Dubé. On pourrait douter de la rencontre des deux genres, mais ce mélange donne un bon résultat. On n’écoutera plus jamais Pierre et le « loop » de la même oreille.

Notre culture en Russie

15 juillet 2007

Depuis quelques années, j'ai un site sur une artiste québécoise. Au début, ce n'était que pour pratiquer ce que j'apprenais en code HTML, par la suite, ç’a été avec intérêt pour l'artiste que j'ai tout de même continué mon site.

Cette semaine, j'ai reçu un courriel d'une Russe. Elle connaît cette artiste, qui ne fait pas de carrière internationale pourtant, et elle a elle-même un site sur celle-ci, en russe. J’étais tellement surprise! Même au Québec, les sites sont rares sur cette artiste. Me voilà donc avec une correspondante russe qui partage les mêmes goûts musicaux que moi. D’après ses courriels, ils sont plusieurs à l’apprécier là-bas, il y aurait même des forums à son sujet.

C’est dans ces moments-là que j’aime le Web! Faire de nouvelles connaissances!

(Je ne nomme pas l’artiste, car ce n’était pas le but de ce post, mais si vous me lisez bien, vous trouverez facilement c’est qui. ;)

Comment font les critiques?

14 juillet 2007

Il va falloir que je demande à mon prof de critique culturelle comment ils font pour aller voir autant de spectacles, travailler le jour et ne pas être épuisés! Trois soirs de suite (mercredi : Harry Potter, jeudi : Patrick Watson, vendredi : Les Cowboys fringants) je me suis couchée tard et je travaillais le lendemain toute la journée. Je n’ai jamais eu aussi hâte que samedi arrive. Me coucher à 1h et me lever à 6h, une fois, ça va. Mais trois fois de suite, pffff, je dois être une petite nature. Ou peut-être qu’ils ne travaillent pas à 7h, eux!

***
Parlant des Cowboys, c’était un très bon spectacle à la fête du Lac. Un coup de gueule par contre. Il a plu pendant une grosse partie de la journée, alors le soir, le sol était détrempé, mais bon, je m’y attendais. Par contre, qu’une personne tombe dans la boue et profite de son passage devant moi pour s’essuyer, volontairement, la main sur mon chandail et mon manteau… ça, je ne m’y attendais pas!

Une grande évasion avec Patrick Watson

12 juillet 2007

Il faisait beau, il faisait chaud, c’était une soirée idéale pour un spectacle à la brunante à la 26e édition de la Fête du Lac des Nations. Un spectacle tout en atmosphère pour le groupe pop-rock Patrick Watson qui, contrairement à ce qu’a dit l’annonceur trop loquace, n’en était pas à son premier spectacle en sol sherbrookois. D’ailleurs, ce dernier aurait avantage à mieux préparer ses présentations, car, comme on dit, « trop, c’est comme pas assez » et il est tout de même exagéré de dire qu’un groupe est promis à un bel avenir sous prétexte que ses membres sont jeunes.

Devant une foule majoritairement déjà sous le charme, Patrick Watson, Simon Angell, Mishka Stein et Robbie Kuster se sont exécutés ce 12 juillet pour une – brève – heure. Le public, hétéroclite et réceptif, a eu droit à la quasi-totalité des chansons du dernier album Close to Paradise, le troisième de Patrick Watson (l’homme), mais le deuxième pour Patrick Watson (le groupe). En effet, le groupe porte le nom de son chanteur, les membres n’ayant jamais pu s’entendre sur une autre appellation.

C’est un Patrick Watson dans sa bulle qui est entré sur scène. Une bulle qui n’entourait que lui et ses musiciens, nous faisant presque nous sentir de trop à la limite. Comme s’ils jouaient dans leur sous-sol. Par contre, à partir de The Great Escape, la fusion avec le public a eu lieu et il a enfin semblé se rendre compte de la présence de celui-ci. Par la suite, il a multiplié les commentaires et les sourires vers la foule qui ne demandait que ça, faire partie de la gang. Peut-être que cette fusion aurait été plus rapide avec un auditoire plus restreint, plus intime. La barrière de la langue y a sans doute été pour quelque chose aussi, car bien qu’ayant un français charmant, Patrick Watson était plus volubile dans sa langue maternelle.

Appuyé par de légers effets lumineux qui supportaient bien la musique et penché sur ses claviers à la manière de Schroeder dans Charlie Brown, Patrick Watson nous a fait entrer dans son univers musical particulier. Les amateurs du disque n’ont pas été déstabilisés, on a retrouvé la même folie et les mêmes arrangements spéciaux qui font l’originalité de l’album. Par contre, pour certaines chansons comme Sleeping Beauty, on avait l’impression d’écouter l’album, ce qui n’est pas toujours l’effet recherché en concert où une interprétation légèrement différente est attendue.

Man Under the Sea interprétée de façon acoustique, avec un léger soutien technique comme l’a souligné le chanteur, a aidé le groupe montréalais à achever la conquête de son public. Celui-ci a finalement arraché un timide rappel avant que se termine le trop court spectacle.

En somme, une belle soirée. Quelques imperfections, ou au contraire, quelques éléments trop parfaits. Mais ces légers détails n’ont pas empêché la grande majorité de la foule d’être close to paradise.

Les cerfs-volants de Kaboul - Khaled Hosseini

08 juillet 2007

De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d'amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d'un pays dévasté : l'Afghanistan.

Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d'un riche commerçant, le second est le fils de leur serviteur. Inséparables, liés par une même passion, les deux garçons se vouent une amitié indéfectible.

Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur? Lâcheté? Honte? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n'esquissera pas un geste pour sauver son ami.

Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux États-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Il existe un moyen de te racheter, lui annonce une voix au téléphone. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.

Un livre à la fois sombre et lumineux. On sent que l’auteur sait de quoi il parle. Les lieux, les situations, les émotions sont si bien décrits qu’on a l’impression de les voir ou de les vivre. On s’attache au personnage principal, Amir, malgré ses imperfections, ses erreurs, on comprend à travers son regard le pourquoi de ses gestes, même si on ne peut les excuser. J’aime particulièrement les extraits de combat de cerfs-volants, ça me semble tellement vivant et symbolique comme activité. L’ensemble du roman fait réfléchir, et ça va au-delà d’une critique des talibans ou de la situation en Afghanistan. L’auteur n’est pas tombé dans la facilité ou le piège de prendre position et d’en teinter son roman. Une lecture intéressante et une belle réflexion sur les liens entre les gens.

Humour

07 juillet 2007

Spectacles d'humour dont je parle sur le blogue.

Jean-Thomas Jobin
Louis-José Houde

Musique

Concerts et disques dont je parle sur le blogue.

Concerts
Concert-Gala du Concours de musique du Canada
Dominique Bouffard
Les Cowboys Fringants
Michel Rivard Symphonique
Pascale Picard
Patrick Watson
Renan Luce


Disques
Artistes variés - If you believe, compilation vol. 1
Luce Dufault - demi-jour

Théâtre

Pièces dont je parle sur le blogue.

Dix-huit trous pour quatre

Cinéma

Films et documentaires dont je parle sur le blogue.

Baby Mama
Becoming Jane
C'est pas moi, je le jure!
Délivrez-moi
Ensemble, c'est tout
Evan le tout-puissant
Georgia Rule 1 -2
La capture
Les chroniques de Narnia : Prince Caspian
Le fantôme de l'opéra
Les 3 p'tits cochons
Mamma Mia!
Nouvelle-France
Odette Toulemonde
Plan de vol
Soie
Spider-Man 3
Symphonie Locass
Then She Found Me
Tout est parfait

Silence - Montée de lait

Pourquoi y a-t-il tant de gens qui sont incapables de se taire? Ça me dépasse. On dirait que j’ai un aimant, j’attire les éternels parleurs, les bavasseurs, les critiqueurs, les ronfleurs même!

Mercredi, je suis allée au théâtre La Marjolaine pour voir Dix-huit trous pour quatre. Je mettrai probablement ma critique lorsque je l’aurai écrite, mais encore une fois, j’étais devant une fille qui doit se répéter les blagues pour les rire… Et comme c’est quand même une pièce avec une grande part de comédie… Elle en a parlé un bout! Chaque blague, elle la répétait à haute voix et finissait en disant « est bonne ». Allô, tu ne peux pas rire comme tout le monde? C’est le meilleur moyen de montrer que tu trouves ça drôle!

Jeudi, je suis allée au Concert Gala du Concours de musique du Canada. On s’entend, c’est de la musique classique et de l’opéra. Je ne sais pas pourquoi, les préjugés peut-être, mais je croyais que les amateurs étaient plus respectueux que ça… Il y avait au moins 300 places de libres, mais il a fallu que je me retrouve avec à ma gauche un monsieur qui avait été traîné là de force par sa femme et qui s’est endormi – et a commencé à ronfler — deux minutes après le début de la première pièce (le Concerto no 1, op. 26 en sol mineur de M. Bruch, ma pièce préférée de la soirée d’ailleurs). À ma droite, j’avais une femme qui essayait d’identifier tous les instruments avec son mari. Derrière, j’avais un couple « connaisseur » apparemment, mais qui n’était pas « apprécieur » tant il parlait pour montrer à tous qu’il en savait beaucoup plus que les autres. À l’avant, il y avait une femme et ses deux enfants. Celle-ci avait décidé que c’était le moment de les instruire en leur expliquant, pendant les morceaux, la différence entre un concerto et une variation. À l’entracte, je décide de changer de place, puisqu’il y en a de libres… Mais je ne suis pas la seule qui a eu cette idée… et je me retrouve devant un homme qui parle au cellulaire! Malgré tout, j’ai apprécié ma soirée, et comme baptême de musique classique « live », j’ai bien aimé. J’en écoute à la maison, mais je n’en avais jamais vue interprétée en « direct », je crois que ce ne sera pas la dernière fois.

Quand je suis allée voir Ensemble, c’est tout au cinéma, on était huit dans la salle. HUIT! Et il y avait plus de blabla que dans une salle pleine! Le couple derrière moi avait, malheureusement, lu le livre. Alors, il a passé la durée du film à essayer de prévoir ce qui allait se passer… Heureusement que j’avais lu aussi le livre, sinon j’aurais su tous les punchs quelques minutes avant les scènes.

Ce ne sont que quelques exemples… Parce que ça m’arrive tout le temps! S’il y a UN seul bavard dans une salle pleine, c’est assuré qu’il sera assis près de moi. Ça, ou les chanteurs du dimanche qui chantent plus fort que l’artiste en spectacle…

Vive le silence aux bons moments!

Littérature

Voici les livres dont je parle sur le blogue.

AHERN, Cecelia - P.-S. : I love you
ARSENAULT, Mathieu - Album de finissants (abandon)
BENACQUISTA, Tonino - Saga 1 - 2
BERNARD, Marie Christine - Mademoiselle Personne
BESSON, Philippe - Se résoudre aux adieux
BISMUTH, Nadine - Scrapbook
BOUCHARD, Michel Marc – Le voyage du couronnement
BOUCHARD, Roxanne - Whisky et Paraboles
BOXALL, Peter - Les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie
BRONTË, Charlotte – Jane Eyre
BROWN, Dan – Deception Point
BURTON, Tim - La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires
CHARLESWORTH, Monique - La guerre des enfants
CLARKE, Stephen - God Save la France, God Save les Françaises
DANEY, Serge – Le salaire du zappeur
DEMERS, Dominique – Pour rallumer les étoiles, Là où la mer commence
DE SA MOREIRA, Régis - Le libraire
DOMPIERRE, Stéphane – Un petit pas pour l’homme
DOWNHAM, Jenny - Je veux vivre
ENSLER, Eve – Les monologues du vagin
FERGUSON, Will - Bonheur, marque déposée
FIELDING, Helen - Cause céleb'
FOWLER, Karen Joy – Le club Jane Austen
FRANÇOIS, Annie - Bouquiner
GAUTHIER, Evelyne - Amour, chocolats et autres cochonneries
GAVALDA, Anna – Ensemble, c’est tout, Je l'aimais
GILL, Pauline - Évangéline & Gabriel
GERMAIN, Rafaële - Soutien-gorge rose et veston noir
GOLDMAN, William - Princess Bride
GRAVEL, François - Adieu, Betty Crockey
GRINWOOD, Ken - Replay
HARLÉ, Mélusine – Attentats et télévision
HOSSEINI, Khaled - Les cerfs-volants de Kaboul, Mille soleils splendides
HOUDE, Louis-José - Mets-le au 3!
JAIVIN, Linda - Les envahisseuses
KINSELLA, Sophie - Confessions d'une accro du shopping, Samantha, bonne à rien faire, L'accro du shopping attend un bébé
LAFOREST, Marty – États d’âme, états de langue
LAVERDURE, Rachel - Gloriole à vendre, prix révisé
LEVY, Marc – Sept jours pour une éternité, Vous revoir, Mes amis, mes amours, Les enfants de la liberté
LEWIS, C.S. – Le monde de Narnia
L'ITALIEN, Annie - Petit guide pour orgueilleuse (légèrement) repentante
MARTEL, Yann - L'histoire de Pi
MURAKAMI, Haruki – Kafka sur le rivage 1 - 2
MUSSO, Guillaume - Seras-tu là?, Parce que je t'aime, Et après...
NAIR, Anita - Compartiment pour dames
RAHIMI, Atiq - Terre et cendres
RICHARDSON, Charles S. - La fin de l'alphabet
ROUY, Maryse - Les Bourgeois de Minerve
ROWLING, J.K. – Harry Potter and the Deatlhy Hallows
SETTERFIELD, Diane - Le treizième conte
SOUCY, Gaétan – La petite fille qui aimait trop les allumettes
SZALOWSKI, Pierre - Le froid modifie la trajectoire des poissons
TOLKIEN, J.R.R. - Fäerie (abandon)
VAN CAUWELAERT, Didier - L'éducation d'une fée
VILCHES, Lorenzo – La télévision dans la vie quotidienne
WEISBERGER, Lauren – People or not people
WINTER, A. B. - La grande mascarade
ZENATTI, Valérie - Une bouteille dans la mer de Gaza
ZUSAK, Markus - La voleuse de livres

Les monologues du vagin - Eve Ensler

06 juillet 2007

Il s'agit en fait du texte de la pièce du même nom. C'est difficile de décrire ce genre de texte. C'est à la fois drôle, touchant, bouleversant... Des faits cocasses, des anecdotes, des drames... Tout arrive dans ce petit livre.

On ne lit pas ce livre pour le sujet en soi, à mon avis, mais pour les expériences humaines qu'il comporte. Ceux qui liront ce livre seulement à cause du mot « vagin » en espérant y trouver des histoires grivoises seront déçus. Ce sont des histoires de vie, pas de sexe.

Extrait, p. 41 :

Au cours d’un procès en sorcellerie en 1593, le magistrat instructeur — un homme marié – découvrit pour la première fois l’existence du clitoris. Il l’identifia comme étant un mamelon du diable, preuve irréfutable de la culpabilité de la sorcière. C’était une « petite excroissance de chair, pointant à la manière d’un mamelon, et longue d’un demi-pouce ». Et ledit magistrat « l’ayant aperçue au premier coup d’œil, quoique sans regarder de trop près cependant, car jouxtant endroit si ténébreux que point n’est décent d’y porter le regard. Mais ne voulant pas, finalement, garder par-devers soi découverte si étrange », la montra à divers assistants. « Lesquels assistants déclarèrent n’avoir jamais vu chose semblable. » Et la femme fut condamnée comme sorcière.

Ça, c'est moi aussi

05 juillet 2007

Un petit questionnaire qui voyage sur les blogues… Je le trouvais sympathique…

Je n'ai jamais appris...
À faire vraiment confiance. Je fais confiance, à des personnes triées sur le volet, mais il me reste toujours la peur de me faire planter encore une fois le couteau dans le dos. Tellement que, quand cela arrive – trop souvent – je ne suis pas surprise…

Quand j'avais cinq ans...
J’ai gagné un concours régional de coloriage. Le prix était un séjour de trois jours dans un camp de vacances. Les deux premières journées et demi, je les ai passé à pleurer parce que je voulais m’en aller. Quand ma mère est venue me chercher, je ne voulais plus partir parce que je m’étais enfin dégênée.

Le secondaire c'était...
L’enfer! Chaque cohorte a son souffre-douleur. C’était moi. Pourquoi? Je n’ai jamais vraiment compris. Ce qui ne tue pas rend plus fort dit-on… Mais je dois à un prof de français de secondaire quatre que ce soit la deuxième partie de la phrase qui se soit réalisé, et non la première… D’ailleurs, j’aimerais bien la revoir un jour, pour la remercier…

Je n'oublierai jamais...
Ce jour de mes dix ans où j’ai perdu confiance.

Une fois j'ai rencontré un garçon...
Qui m’a fait rire pendant des années, qui me fait sourire à y penser.

Il y a ce type...
Que je viens à peine de rencontrer. On a la même personnalité, je crois bien qu’on pourrait être amis si on prend le temps de se connaître.

Une fois dans un bar...
Je ne vais que très rarement dans les bars et c’est toujours pour des raisons particulières (party de session, match d’impro).

Ce midi...
J’ai cuit au soleil en mangeant, car j’étais habillée en pantalon long noir puisqu’il faisait froid ce matin. Mais entre cuire au soleil et manger dans une cafétéria qui sentait le vomi, le choix était facile.

La nuit dernière...
J’ai pensé à cette personne pour qui je ne suis rien.

Si seulement...
J’étais différente tout en étant moi.

La prochaine fois que j'irai à l'église...
j’espère que ce sera pour un événement heureux.

J'aime bien...
me sentir forte, même si ça arrive rarement.

Quand je tourne ma tête à gauche...
Il y a le mur vert pomme de ma chambre.

Quand je tourne ma tête à droite...
Il y a ma bibliothèque contenant tous mes ouvrages de référence, ils sont mes « bibles ».

Tu sais...
Tu ne me connais pas vraiment.

À l'université...
Je m’y sens bien et j’aimerais y rester longtemps.

Le même jour l'an prochain...
Je ferai mon dernier stage et j’espère qu’il sera à la hauteur de mes attentes, tout comme le premier.

Le pseudo qui m'irait le mieux...
Pour le moment, Libellule.

J'ai du mal à comprendre...
Qu’on puisse voler les dix ans de quelqu’un.

Si je retourne à l'école demain matin, lundi...
Je retourne à l’école lundi, pour y travailler, et j’en suis très heureuse.

Tu sais que je t'aime bien...
Mais…

Si je gagne un prix...
Je serai gênée et aurai l’impression de ne pas le mériter.

J'espère que l'année 2007...
Continuera sur sa lancée, c’est une de mes plus belles années jusqu’à maintenant.

Suivez mon conseil...
Être vrai avec autrui, ça n’a pas de prix.

Le meilleur des petits déjeuners...
Des crèpes ou du pain perdu avec des fruits ou du sirop.

La chanson que j'adore mais que je n'ai pas...
Réapprendre à vivre de Christian Sbrocca. C'est la chanson du générique du film Elles étaient cinq.

Si vous visitez ma ville natale...
Vous y trouverez un peu de tout, rien d’extraordinaire, mais vous devez regarder plus loin.

Pourquoi personne...
Ne me comprend?

Si vous passez la nuit chez moi...
J’espère que vous êtes un lève-tôt!

Le monde peut très bien se passer...
Des personnes comme lui.

Le mieux...
C’est d’être soi-même.

Et au fait...
Merci de lire mes délires.

Dix-huit trous pour quatre

04 juillet 2007

La cloche sonne, c’est l’heure du golf. Pour un deuxième été, le théâtre La Marjolaine à Eastman présente la comédie Dix-huit trous pour quatre, de l’auteur canadien Norm Foster. Ici, pas de triangle amoureux ou de porte qui claque, mais quatre hommes (Marc-André Coallier, Stéphan Coté, Joël Marin et Luc Senay) qui se rencontrent sur un terrain de golf au lendemain de leurs retrouvailles universitaires. Les dix-huit trous ne seront alors qu’un prétexte aux souvenirs, aux ragots, aux récits de vie, aux coups de gueule, et peut-être même aux grandes vérités.

La pièce n’est même pas commencée que la séduction opère. Juste par sa présence, le théâtre nous raconte son histoire. Il n’y a aucun doute, ces lieux sont habités par un amour de la scène et par les générations de comédiens et de chanteurs qui s’y sont succédé. Lorsque la cloche sonne le début imminent de la pièce, on s’installe avec les moustiques dans la salle qui a gardé son cachet d’antan. On en ressortira quelque deux heures plus tard, le sourire aux lèvres, avec peut-être quelques piqûres en plus.

Avant de donner le coup d’envoi, Marc-André Coallier se présente sur scène pour raconter l’histoire de La Marjolaine. On ne s’était pas trompé, ce lieu est « hanté » de souvenirs et on se sent maintenant au sein d’une grande famille. Le lien est créé avec le public.

La partie commence et les lumières s’ouvrent sur un décor minimaliste. Les golfeurs entrent en scène et le ton est donné. On voit venir les gags de loin, mais cette anticipation ne fait qu’ajouter au plaisir. En première partie, les rires se succèdent, bien que quelques blagues tombent à plat. Alors que les ricanements sont prévisibles, les moments plus dramatiques prennent le public par surprise et font réfléchir. Après l’entracte, les vérités commencent à jaillir entre les quatre protagonistes et les moments d’émotions prennent le dessus sur les rires alors que sont traités des sujets tels que l’infertilité, la famille ou l’alcoolisme. Les éclairages accentuent les émotions, passant du bleu-harmonie au rouge-colère.

La mise en scène, signée par Yvon Bilodeau, est convenue. Les entrées et sorties de scène sont plutôt répétitives, mais avec le contexte de l’histoire, il aurait été difficile de faire autrement. De belles trouvailles sont par contre utilisées : l’exécution d’un coup au ralenti avec la musique de circonstance ou la performance vocale et instrumentale avec les bâtons et les sacs comme accessoires musicaux. Les comédiens campent bien leurs personnages et sont réalistes dans leur interprétation. Seul le rôle de Paul (Joël Marin) est difficile à croire, non pas à cause de l’interprétation de l’acteur, mais par la nature même du personnage. On a du mal à s’imaginer qu’une personne d’une telle naïveté, pour ne pas dire innocence, puisse être diplômée en affaires et commerce. C’est toutefois ce même Paul qui offre le plus beau moment d’émotivité de la pièce en deuxième partie.

Un décor enchanteur, du théâtre d’été différent, une soirée qui finit en beauté au son de la musique d’Esther et ses messieurs, et juste une envie, y retourner, ne serait-ce que pour prendre un verre au Piano rouge.

La télévision dans la vie quotidienne - Lorenzo Vilches

02 juillet 2007

J’ai – enfin – fini mon livre documentaire La télévision dans la vie quotidienne – États des savoirs! Il semblait tellement intéressant, bien, du moins lié à mon sujet d’analyse, mais ce n’était pas le cas… Alors que la quatrième couverture annonçait un livre sur les effets de la télévision sur la société… On est plutôt face à un ouvrage qui fait un résumé de toutes les expériences et études qui ont été faites sur le sujet… mais seulement en les effleurant et sans en donner les résultats! Ça va être beau dans mon analyse : « Schramm a expérimenté l’influence de la télévision enfantine sur les enfants… mais je ne sais pas les résultats de ses expériences, alors je vous laisse deviner. » Je ne crois pas que mon professeur apprécierait! Heureusement, j’ai sept autres livres qui pourront soutenir mon argumentation… J’ai quatre livres lus pour ce cours… Il m’en reste quatre, dont une brique de 880 pages. Pour le moment, je vais aller faire la fiche de lecture et le résumé de celui-là…

Comme j’ai réservé les autres et qu’ils ne sont pas encore arrivés, ça me laisse du temps pour lire quelque chose que j’ai vraiment envie de lire, sans me culpabiliser. Comme c’est bien fait. ;)

Jane Eyre - Charlotte Brontë

01 juillet 2007

Orpheline, Jane Eyre est recueillie par sa tante, qui la traite durement depuis la mort de son mari, et vit avec ses cousins, qui ne sont pas tendres avec elle. Pour préserver leur tranquillité et pour tenter de corriger les « vices » de l'enfant, la petite est envoyée dans une pension pour jeunes filles pauvres, Lockwood, où elle va grandir, étudier mais aussi connaître les misères d'un établissement fonctionnant grâce à la charité. Alors qu'elle a dix-huit ans, elle part pour le manoir de Thornfield et devient la gouvernante de la pupille du propriétaire, Edward Rochester. Au fil des jours, cet homme bourru va être séduit par le caractère et le naturel de Jane : c'est le début d'une grande histoire d'amour qui devra surmonter de nombreux obstacles pour être vécue.

Je craignais le pire quand j’ai pris à la bibliothèque cette petite brique compact de 310 pages écrite en caractères de dactylo et de façon tellement condensée qu’une édition plus récente avec les règles d’éditique actuelles comporterait probablement le double de pages. Pourtant, je l’ai lu avidemment, même dévoré… en une journée… Ce n’était pas prémidité, mais aussitôt que je suis entrée dans l’univers de Jane Eyre, je n’ai pu en sortir et la première chose dont je m’apercevais… c’est que j’étais rendue à la fin! Dommage que je ne puisse en dire autant de mes livres obligatoires… mais ça, c’est une autre histoire.

Je ne pourrais pas dire exactement ce qui m’a happé dans ce livre… J’ai aimé les descriptions de Brontë, elles permettent de se situer et de comprendre la situation que vivent les protagonistes, mais n’alourdissent pas le texte et ne ralentissent pas la lecture. J’ai savouré les dialogues entre les personnages, surtout quand Jane était impliqué, on flottait dans un univers étrange parfois, mais c’était représentatif des personnages. D’ailleurs, j’ai adoré « détester » Saint-John.

Tout comme Grominou2, j’ai trouvé que les coïncidences coïncidaient un peu trop pour ne pas faire sourire, mais on pardonne facilement ces raccourcis dans la trame narrative.

Je me rappelais avoir vu le film, mais il ne m’avait pas marqué apparemment, parce que rien dans l’histoire ne me paraissait comme du déjà vu. Je serais curieuse de le revoir, maintenant que j’ai lu le livre…

Il faudrait bien que je me mette sérieusement à mes lectures obligatoires maintenant... Dit-elle en regardant qu'elle livre sur sa PAL elle pourrait bien emprunter à la bibliothèque... ;)

Luce Dufault - demi-jour

29 juin 2007

Avec son sixième album, demi-jour, Luce Dufault continue le virage entrepris depuis Au-delà des mots. Des chansons plus personnelles, qui collent à l’univers actuel de la chanteuse, que dans son premier album éponyme. Encore une fois, elle s’entoure de paroliers et de compositeurs qui sont pratiquement tous des habitués de ses albums. On pense à Richard Séguin, qui a participé à quatre de ces précédents albums, et à Nelson Méville, qui était apparu sur Bleu et qui signe quatre des chansons du nouvel album. Les admirateurs de Luce Dufault ne seront pas dépaysés, on reste souvent dans la mélancolie et les histoires du quotidien. L’enregistrement acoustique en direct donne d’ailleurs une belle couleur à l’album et de beaux moments d’émotivité, comme dans Non, de Marc Déry. C’est par contre avec les reprises de Both Sides Now et You’ve Changed de Joni Mitchel qu’on aperçoit la pleine mesure du talent de la chanteuse. À leur écoute, on ne peut que déplorer le fait qu’elle ne fasse pas plus de mélodies de ce genre et on se met à espérer que des auteurs/compositeurs lui écriront bientôt des chansons à la hauteur de sa voix. En somme, un album à l’image des deux derniers, qui nous berce, mais qu’on aimerait un peu plus comme Soir de première, parce que Luce Dufault y excelle.

*** 1/2