Tu es mon Heroes

20 août 2007

En un mois, je me suis tapé les 23 épisodes de la première saison d’Heroes. Croyez-moi que si ça avait été en français, ça aurait été encore plus vite! Je n’ai jamais autant accroché sur une série avant. Dès les 15 premières minutes du premier épisode, je me savais déjà accro.

Je viens de terminer de regarder le dernier… Et j’ai juste envie de crier « pas déjà ». Il me semble que le 24 septembre est loin pour la suite…

Si vous avez l’occasion de regarder cette série, elle vaut vraiment la peine!

«Récemment, des individus sans aucun lien entre eux ont manifesté des dons pour le moins particuliers. Même s'ils n'en n'ont pas encore conscience, ces individus vont sauver le monde et le changer à jamais. Ce passage de l'ordinaire à l'extraordinaire ne se fera pas du jour au lendemain. Toute histoire a un début, le tome un de leur épopée commence ainsi...»

Le professeur Chandra Suresh défend une théorie selon laquelle, l'homme n'utiliserait que 10 % des capacités de son cerveau et que certaines personnes seraient en ce moment même en train de développer les 90 % restants et acquérir des pouvoirs comme la lévitation ou la régénération cellulaire. Les autres chercheurs ne le croient pas, il décide alors de chercher puis de rencontrer ces personnes aux pouvoirs surnaturels pour leur expliquer le phénomène qui s'exprime en eux jusqu'à ce qu'il disparaisse. Son fils (Mohinder Suresh) va alors reprendre la recherche...

À Tokyo, un Japonais (Hiro Nakamura) découvre qu'il est capable de courber l'espace-temps et de se téléporter. À New York, un artiste (Isaac Mendez) peut peindre le futur, un politicien (Nathan Petrelli) est capable de voler tandis que son frère (Peter Petrelli) a la capacité de s'approprier les pouvoirs des autres Heroes lorsqu'ils sont à proximité. À Los Angeles, un policier découvre qu'il est en mesure d'entendre les pensées des gens. Au Texas, une cheerleader (Claire Bennet) découvre qu'elle a le pouvoir de régénérer ses cellules à vitesse accélérée. Au Nevada, une mère célibataire (Niki Sanders) réalise qu'elle a un puissant double maléfique… Les Heroes sont partout, on en découvre de plus en plus au fil des épisodes. Cependant, le téléspectateur découvre aussi que de sombres personnages les pourchassent.

Heroes est une chronique de la vie de ces personnes, de leurs liens et de leur destinée : sauver le monde...

Les 3 p’tits cochons sont-ils des porcs?

15 août 2007

Dans ce premier long métrage de Patrick Huard, les trois petits cochons font plutôt figure de gentils loups dans cette adaptation, pour adultes, du célèbre conte, pour enfants. Le benjamin des petits cochons (Guillaume Lemay-Thivierge) a une femme (Julie Perreault) et une petite maison. Le cadet (Claude Legault) a aussi une épouse (Isabel Richer), une maison de banlieue ainsi que deux enfants. L’aîné (Paul Doucet), qui n’est pas en reste, habite une maison cossue, avec sa femme (Sophie Prégent) et sa fille. À première vue, ils ont tout pour être heureux. Mais le sont-ils vraiment?

Alors que les trois frères sont réunis autour de la femme importante de leur vie, leur mère (France Castel), on voit ce qui en retourne vraiment. Mathieu trouve trop routinière sa vie de métro-boulot-dodo avec Geneviève et raconte comment il lorgne de l’œil vers sa collègue Josiane (Mahée Paiement). Subjugué et impressionné par son aîné, Christian avoue faire usage du cybersexe pendant qu’Hélène (Julie Perreault) patrouille. Pour Rémi, la vie est belle, du moins, en apparence, et il ne se gêne pas pour indiquer à ses frères qu’ils sont sur la mauvaise voie.

Ce nouveau film, du duo de scénaristes Pierre Lamothe et Claude Lalonde, semblait prometteur, mais il ne remplit malheureusement pas toutes ses promesses. L’histoire est parsemée de longueurs qui embourbent inutilement l’œuvre finale. D’ailleurs, toutes les scènes mettant en vedette Gaston (un Luc Senay méconnaissable) ne servent pas vraiment l’histoire. Par contre, l’entrecroisement des récits des trois frères, qui se déroulent en parallèle et qui parfois se croisent, est fait de façon judicieuse et permet au cinéphile de ne pas se perdre. L’acteur, l’humoriste, l’auteur, le metteur en scène, l’animateur, et finalement, le réalisateur Patrick Huard montre de cette façon qu’il mérite sa place dans le monde la réalisation. Le visionnement d’une scène selon le point de vue de chacun des cochons, l’interprétation n’est pas la même, est une belle trouvaille.

La première moitié du film est marquée par une caméra nerveuse, qui bouge beaucoup. Cet effet s’estompe au gré des événements. Tout au long de l’histoire, on a également droit à une narration par les personnages principaux qui viennent souligner à gros traits les évidences et ce que l’on voit à l’écran. À de nombreux moments, celle-ci aurait pu être oubliée sans que soit perdu le sens de l’histoire et en allégeant le film du même coup. À noter toutefois, la musique qui soutient bien le propos, avec des chansons de Marie-Jo Thério et Les Trois Accords, entre autres.

On croit aux couples Prégent/Doucet et Richer/Legault. De son côté, le couple Perreault/Lemay-Thivierge ne convainc pas. D’ailleurs, Hélène devient rapidement antipathique, rendant presque excusables les écarts d’un Christian « charmant ».

Au final, cette comédie dramatique fait plus réfléchir que rire, elle est plus près du drame que de la comédie pure. Sans toutefois comprendre ou pardonner leurs écarts, il est impossible de haïr ces trois petits cochons attachants. À voir pour s’ennuyer un peu, rire beaucoup, réfléchir à la folie.

Cote : ***

L’histoire de Pi – Yann Martel

12 août 2007

Il s’appelle Piscine Molitor, un prénom pour le moins inusité, hérité d’un champion de natation, grand ami de la famille, qui affectionnait la piscine Molitor, à Paris. Heureusement, on l’a vite surnommé Pi, comme le symbole mathématique. À Pondichéry, en Inde, sur la côte de Coromandel, la famille de Pi Patel possède un grand zoo. Pour un petit garçon fasciné autant par les religions (il sera tour à tour musulman, hindou puis chrétien) que par les animaux, c’est un véritable paradis sur terre. Mais l’Inde, sous le règne d’Indira Gandhi, n’est plus celle qu’aimaient les parents de Pi. Les Patel émigrent donc au Canada. Le 21 juillet 1977, la famille s’embarque à bord d’un cargo japonais dans la cale duquel voyagent des animaux du zoo qui seront vendus à l’étranger. Le cargo fait naufrage quelques jours plus tard. Pi se retrouve sur un canot de sauvetage avec, comme compagnons de fortune, un zèbre éclopé, une hyène, un orang-outan, quelques cafards, un rat et un tigre du Bengale dénommé… Richard Parker.

Avant de le lire, j’étais perplexe, je trouvais que le résumé était plus près de la fable pour enfants que d’un roman pour adulte. Finalement, j’ai complètement embarqué dans cette histoire de survie extrême. On s’attache rapidement à Pi, qui nous fait entrer dans son univers où les religions se valent toutes. De plus, on en apprend beaucoup sur les animaux, dans la mesure où on considère que l’information donnée est vraie. Les descriptions sont telles, qu’on se croirait nous aussi sur le bateau de sauvetage avec le tigre du Bengale. Une histoire superbe, où on voit comment l’homme peut rivaliser d’imagination avec l’animal pour survivre dans les pires conditions… À la fin, on en vient à se demander si cette histoire est vraie…

Vu aujourd'hui

09 août 2007

Au Pennington, tout le monde le sait que c’est pour les tailles 14+. C’est un secret pour personne, non? Alors, voir une fille qui doit porter du 2, quand elle a ses règles, venir chialer à la vendeuse que le linge est trop grand pour elle, que personne ne pense à des gens comme elle et que tous les vêtements lui flottent sur le dos… Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve ça… ironique!

Non mais, est-ce que je vais me plaindre moi, aux vendeurs du Garage par exemple, parce qu’il n’y a rien qui me fait? Parlant de ce magasin, la dernière fois que j’y suis allée avec une amie, j’ai eu droit à un discours de la vendeuse qui m’expliquait, vu ma grande ignorance du sujet, que les gens minces aiment avoir les pantalons sur les hanches, et non pas au-dessus du nombril… C’est connu que les personnes avec de l’embonpoint aiment avoir leurs pantalons sous les bras…

Pour en revenir à la fille… avoir été la vendeuse, je lui aurais dit de traverser la rue, où 150 magasins l’attendaient avec des vêtements faits juste pour des gens comme elle…

Au fait, je n’ai rien contre les personnes qui peuvent s’habiller où elles veulent, je les envie en fait, quoique, avoir autant de choix… je ne sais pas ce que je ferais (mais je vais, je veux le savoir bientôt)! J’en veux surtout aux lignes de vêtements qui croient que, aussitôt qu’on a un surplus de poids, on veut s’habiller en pastel ou avec de gros motifs, des fleurs de préférence…

C'est grave?

07 août 2007

80%How Addicted to Blogging Are You?

Je ne sais pas pourquoi, ça ne me surprend tellement pas!

Pour mesurer votre degré "d'addiction", c'est par ici!

Avertissement

30 juillet 2007

Au cours des prochains jours, je vais poster des messages que j'ai dans mes "brouillons" depuis un certain temps. Je vais les poster à la date où j'ai commencé à les écrire. Si vous me suivez par fil RSS, vous le verrez probablement se mettre à jour souvent, sans qu'il n'y ait de message sur la première page. Pour les autres, vous ne verrez probablement pas la différence.

Sentez-vous libre de commenter, même si ce sont des "vieux" messages. ;)

Sans mots

25 juillet 2007

Ça me touche toujours… Mais là… Je les connais… J’ai fait mon camp d’anglais avec la moitié d’entre eux l’été passé…

Je pense à vous… Mi, Ah Yoon et les autres!

Sa Lang He!

Les otages sud-coréens menacés de mort


Harry Potter and the Deatly Hallows - J.K. Rowling

23 juillet 2007

**** Il n'y a aucun spoiler dans les mots qui suivent ****


Je n’en ferai pas la critique. J’aurais trop peur de révéler des trucs involontairement. Je dirai seulement : J.K. Rowling disait vrai quand elle a dit qu’elle savait toute l’histoire avant d’écrire les sept livres. On voit que rien n’a été laissé au hasard.

Sinon, j’étais un peu anxieuse de le lire en anglais. Je lis plutôt bien l’anglais, mais j’avais peur qu’à cause des noms de personnages différents et autres trucs, ça serait plus difficile à lire pour moi qui avait lu le reste de la série en français. Ça n’a pas été le cas, bien sûr, au début, je cherchais plusieurs mots dans les lexiques anglais/français, mais graduellement, j’ai presque atteint la même vitesse de lecture qu’en français. La seule difficulté a résidé à comprendre certains dialogues, parce que les personnages parlaient vraiment en language de tous les jours, en escamottant les mots. Et que dire des personnages d’origines étrangères qui parlaient avec un « accent ».

Je suis contente de l’avoir lu en anglais en fin de compte!

Quelle héroïne de conte de fée êtes-vous?

21 juillet 2007

Vous êtes Blanche-Neige

Petite vous deviez être très sage. Attentive, disciplinée, désireuse de bien faire. N'ayez pas peur de sortir des sentiers battus, dans votre vie ou votre tête. L'imagination vous fera la vie plus belle et plus facile, parfois. Car les autres comptent sur vous, peut-être même un peu trop.


Ça me correspond plutôt bien je trouve! Merci à Grominou2 pour ce test! Pour le faire, c'est par ici.

Symphonie Locass

18 juillet 2007

Loco Locass à la sauce classique, cacophonie? Non, une belle trouvaille. C’est ce que nous fait découvrir le documentaire Symphonie Locass. Les cinéastes Martine Asselin et Marco Dubé suivent des jeunes musiciens du Camp musical St-Alexandre lors de leur mariage musical avec le groupe Loco Locass. Pendant le visionnement, on voit les étapes suivent pour l’adaptation des chansons hip-hop à l’orchestre symphonique. La réalisation est intéressante, appuyée par un montage dynamique, on sent les antécédents d’infographie de Marco Dubé. On pourrait douter de la rencontre des deux genres, mais ce mélange donne un bon résultat. On n’écoutera plus jamais Pierre et le « loop » de la même oreille.

Notre culture en Russie

15 juillet 2007

Depuis quelques années, j'ai un site sur une artiste québécoise. Au début, ce n'était que pour pratiquer ce que j'apprenais en code HTML, par la suite, ç’a été avec intérêt pour l'artiste que j'ai tout de même continué mon site.

Cette semaine, j'ai reçu un courriel d'une Russe. Elle connaît cette artiste, qui ne fait pas de carrière internationale pourtant, et elle a elle-même un site sur celle-ci, en russe. J’étais tellement surprise! Même au Québec, les sites sont rares sur cette artiste. Me voilà donc avec une correspondante russe qui partage les mêmes goûts musicaux que moi. D’après ses courriels, ils sont plusieurs à l’apprécier là-bas, il y aurait même des forums à son sujet.

C’est dans ces moments-là que j’aime le Web! Faire de nouvelles connaissances!

(Je ne nomme pas l’artiste, car ce n’était pas le but de ce post, mais si vous me lisez bien, vous trouverez facilement c’est qui. ;)

Comment font les critiques?

14 juillet 2007

Il va falloir que je demande à mon prof de critique culturelle comment ils font pour aller voir autant de spectacles, travailler le jour et ne pas être épuisés! Trois soirs de suite (mercredi : Harry Potter, jeudi : Patrick Watson, vendredi : Les Cowboys fringants) je me suis couchée tard et je travaillais le lendemain toute la journée. Je n’ai jamais eu aussi hâte que samedi arrive. Me coucher à 1h et me lever à 6h, une fois, ça va. Mais trois fois de suite, pffff, je dois être une petite nature. Ou peut-être qu’ils ne travaillent pas à 7h, eux!

***
Parlant des Cowboys, c’était un très bon spectacle à la fête du Lac. Un coup de gueule par contre. Il a plu pendant une grosse partie de la journée, alors le soir, le sol était détrempé, mais bon, je m’y attendais. Par contre, qu’une personne tombe dans la boue et profite de son passage devant moi pour s’essuyer, volontairement, la main sur mon chandail et mon manteau… ça, je ne m’y attendais pas!

Une grande évasion avec Patrick Watson

12 juillet 2007

Il faisait beau, il faisait chaud, c’était une soirée idéale pour un spectacle à la brunante à la 26e édition de la Fête du Lac des Nations. Un spectacle tout en atmosphère pour le groupe pop-rock Patrick Watson qui, contrairement à ce qu’a dit l’annonceur trop loquace, n’en était pas à son premier spectacle en sol sherbrookois. D’ailleurs, ce dernier aurait avantage à mieux préparer ses présentations, car, comme on dit, « trop, c’est comme pas assez » et il est tout de même exagéré de dire qu’un groupe est promis à un bel avenir sous prétexte que ses membres sont jeunes.

Devant une foule majoritairement déjà sous le charme, Patrick Watson, Simon Angell, Mishka Stein et Robbie Kuster se sont exécutés ce 12 juillet pour une – brève – heure. Le public, hétéroclite et réceptif, a eu droit à la quasi-totalité des chansons du dernier album Close to Paradise, le troisième de Patrick Watson (l’homme), mais le deuxième pour Patrick Watson (le groupe). En effet, le groupe porte le nom de son chanteur, les membres n’ayant jamais pu s’entendre sur une autre appellation.

C’est un Patrick Watson dans sa bulle qui est entré sur scène. Une bulle qui n’entourait que lui et ses musiciens, nous faisant presque nous sentir de trop à la limite. Comme s’ils jouaient dans leur sous-sol. Par contre, à partir de The Great Escape, la fusion avec le public a eu lieu et il a enfin semblé se rendre compte de la présence de celui-ci. Par la suite, il a multiplié les commentaires et les sourires vers la foule qui ne demandait que ça, faire partie de la gang. Peut-être que cette fusion aurait été plus rapide avec un auditoire plus restreint, plus intime. La barrière de la langue y a sans doute été pour quelque chose aussi, car bien qu’ayant un français charmant, Patrick Watson était plus volubile dans sa langue maternelle.

Appuyé par de légers effets lumineux qui supportaient bien la musique et penché sur ses claviers à la manière de Schroeder dans Charlie Brown, Patrick Watson nous a fait entrer dans son univers musical particulier. Les amateurs du disque n’ont pas été déstabilisés, on a retrouvé la même folie et les mêmes arrangements spéciaux qui font l’originalité de l’album. Par contre, pour certaines chansons comme Sleeping Beauty, on avait l’impression d’écouter l’album, ce qui n’est pas toujours l’effet recherché en concert où une interprétation légèrement différente est attendue.

Man Under the Sea interprétée de façon acoustique, avec un léger soutien technique comme l’a souligné le chanteur, a aidé le groupe montréalais à achever la conquête de son public. Celui-ci a finalement arraché un timide rappel avant que se termine le trop court spectacle.

En somme, une belle soirée. Quelques imperfections, ou au contraire, quelques éléments trop parfaits. Mais ces légers détails n’ont pas empêché la grande majorité de la foule d’être close to paradise.

Les cerfs-volants de Kaboul - Khaled Hosseini

08 juillet 2007

De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d'amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d'un pays dévasté : l'Afghanistan.

Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d'un riche commerçant, le second est le fils de leur serviteur. Inséparables, liés par une même passion, les deux garçons se vouent une amitié indéfectible.

Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur? Lâcheté? Honte? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n'esquissera pas un geste pour sauver son ami.

Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux États-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Il existe un moyen de te racheter, lui annonce une voix au téléphone. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.

Un livre à la fois sombre et lumineux. On sent que l’auteur sait de quoi il parle. Les lieux, les situations, les émotions sont si bien décrits qu’on a l’impression de les voir ou de les vivre. On s’attache au personnage principal, Amir, malgré ses imperfections, ses erreurs, on comprend à travers son regard le pourquoi de ses gestes, même si on ne peut les excuser. J’aime particulièrement les extraits de combat de cerfs-volants, ça me semble tellement vivant et symbolique comme activité. L’ensemble du roman fait réfléchir, et ça va au-delà d’une critique des talibans ou de la situation en Afghanistan. L’auteur n’est pas tombé dans la facilité ou le piège de prendre position et d’en teinter son roman. Une lecture intéressante et une belle réflexion sur les liens entre les gens.

Humour

07 juillet 2007

Spectacles d'humour dont je parle sur le blogue.

Jean-Thomas Jobin
Louis-José Houde

Musique

Concerts et disques dont je parle sur le blogue.

Concerts
Concert-Gala du Concours de musique du Canada
Dominique Bouffard
Les Cowboys Fringants
Michel Rivard Symphonique
Pascale Picard
Patrick Watson
Renan Luce


Disques
Artistes variés - If you believe, compilation vol. 1
Luce Dufault - demi-jour

Théâtre

Pièces dont je parle sur le blogue.

Dix-huit trous pour quatre

Cinéma

Films et documentaires dont je parle sur le blogue.

Baby Mama
Becoming Jane
C'est pas moi, je le jure!
Délivrez-moi
Ensemble, c'est tout
Evan le tout-puissant
Georgia Rule 1 -2
La capture
Les chroniques de Narnia : Prince Caspian
Le fantôme de l'opéra
Les 3 p'tits cochons
Mamma Mia!
Nouvelle-France
Odette Toulemonde
Plan de vol
Soie
Spider-Man 3
Symphonie Locass
Then She Found Me
Tout est parfait

Silence - Montée de lait

Pourquoi y a-t-il tant de gens qui sont incapables de se taire? Ça me dépasse. On dirait que j’ai un aimant, j’attire les éternels parleurs, les bavasseurs, les critiqueurs, les ronfleurs même!

Mercredi, je suis allée au théâtre La Marjolaine pour voir Dix-huit trous pour quatre. Je mettrai probablement ma critique lorsque je l’aurai écrite, mais encore une fois, j’étais devant une fille qui doit se répéter les blagues pour les rire… Et comme c’est quand même une pièce avec une grande part de comédie… Elle en a parlé un bout! Chaque blague, elle la répétait à haute voix et finissait en disant « est bonne ». Allô, tu ne peux pas rire comme tout le monde? C’est le meilleur moyen de montrer que tu trouves ça drôle!

Jeudi, je suis allée au Concert Gala du Concours de musique du Canada. On s’entend, c’est de la musique classique et de l’opéra. Je ne sais pas pourquoi, les préjugés peut-être, mais je croyais que les amateurs étaient plus respectueux que ça… Il y avait au moins 300 places de libres, mais il a fallu que je me retrouve avec à ma gauche un monsieur qui avait été traîné là de force par sa femme et qui s’est endormi – et a commencé à ronfler — deux minutes après le début de la première pièce (le Concerto no 1, op. 26 en sol mineur de M. Bruch, ma pièce préférée de la soirée d’ailleurs). À ma droite, j’avais une femme qui essayait d’identifier tous les instruments avec son mari. Derrière, j’avais un couple « connaisseur » apparemment, mais qui n’était pas « apprécieur » tant il parlait pour montrer à tous qu’il en savait beaucoup plus que les autres. À l’avant, il y avait une femme et ses deux enfants. Celle-ci avait décidé que c’était le moment de les instruire en leur expliquant, pendant les morceaux, la différence entre un concerto et une variation. À l’entracte, je décide de changer de place, puisqu’il y en a de libres… Mais je ne suis pas la seule qui a eu cette idée… et je me retrouve devant un homme qui parle au cellulaire! Malgré tout, j’ai apprécié ma soirée, et comme baptême de musique classique « live », j’ai bien aimé. J’en écoute à la maison, mais je n’en avais jamais vue interprétée en « direct », je crois que ce ne sera pas la dernière fois.

Quand je suis allée voir Ensemble, c’est tout au cinéma, on était huit dans la salle. HUIT! Et il y avait plus de blabla que dans une salle pleine! Le couple derrière moi avait, malheureusement, lu le livre. Alors, il a passé la durée du film à essayer de prévoir ce qui allait se passer… Heureusement que j’avais lu aussi le livre, sinon j’aurais su tous les punchs quelques minutes avant les scènes.

Ce ne sont que quelques exemples… Parce que ça m’arrive tout le temps! S’il y a UN seul bavard dans une salle pleine, c’est assuré qu’il sera assis près de moi. Ça, ou les chanteurs du dimanche qui chantent plus fort que l’artiste en spectacle…

Vive le silence aux bons moments!

Littérature

Voici les livres dont je parle sur le blogue.

AHERN, Cecelia - P.-S. : I love you
ARSENAULT, Mathieu - Album de finissants (abandon)
BENACQUISTA, Tonino - Saga 1 - 2
BERNARD, Marie Christine - Mademoiselle Personne
BESSON, Philippe - Se résoudre aux adieux
BISMUTH, Nadine - Scrapbook
BOUCHARD, Michel Marc – Le voyage du couronnement
BOUCHARD, Roxanne - Whisky et Paraboles
BOXALL, Peter - Les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie
BRONTË, Charlotte – Jane Eyre
BROWN, Dan – Deception Point
BURTON, Tim - La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires
CHARLESWORTH, Monique - La guerre des enfants
CLARKE, Stephen - God Save la France, God Save les Françaises
DANEY, Serge – Le salaire du zappeur
DEMERS, Dominique – Pour rallumer les étoiles, Là où la mer commence
DE SA MOREIRA, Régis - Le libraire
DOMPIERRE, Stéphane – Un petit pas pour l’homme
DOWNHAM, Jenny - Je veux vivre
ENSLER, Eve – Les monologues du vagin
FERGUSON, Will - Bonheur, marque déposée
FIELDING, Helen - Cause céleb'
FOWLER, Karen Joy – Le club Jane Austen
FRANÇOIS, Annie - Bouquiner
GAUTHIER, Evelyne - Amour, chocolats et autres cochonneries
GAVALDA, Anna – Ensemble, c’est tout, Je l'aimais
GILL, Pauline - Évangéline & Gabriel
GERMAIN, Rafaële - Soutien-gorge rose et veston noir
GOLDMAN, William - Princess Bride
GRAVEL, François - Adieu, Betty Crockey
GRINWOOD, Ken - Replay
HARLÉ, Mélusine – Attentats et télévision
HOSSEINI, Khaled - Les cerfs-volants de Kaboul, Mille soleils splendides
HOUDE, Louis-José - Mets-le au 3!
JAIVIN, Linda - Les envahisseuses
KINSELLA, Sophie - Confessions d'une accro du shopping, Samantha, bonne à rien faire, L'accro du shopping attend un bébé
LAFOREST, Marty – États d’âme, états de langue
LAVERDURE, Rachel - Gloriole à vendre, prix révisé
LEVY, Marc – Sept jours pour une éternité, Vous revoir, Mes amis, mes amours, Les enfants de la liberté
LEWIS, C.S. – Le monde de Narnia
L'ITALIEN, Annie - Petit guide pour orgueilleuse (légèrement) repentante
MARTEL, Yann - L'histoire de Pi
MURAKAMI, Haruki – Kafka sur le rivage 1 - 2
MUSSO, Guillaume - Seras-tu là?, Parce que je t'aime, Et après...
NAIR, Anita - Compartiment pour dames
RAHIMI, Atiq - Terre et cendres
RICHARDSON, Charles S. - La fin de l'alphabet
ROUY, Maryse - Les Bourgeois de Minerve
ROWLING, J.K. – Harry Potter and the Deatlhy Hallows
SETTERFIELD, Diane - Le treizième conte
SOUCY, Gaétan – La petite fille qui aimait trop les allumettes
SZALOWSKI, Pierre - Le froid modifie la trajectoire des poissons
TOLKIEN, J.R.R. - Fäerie (abandon)
VAN CAUWELAERT, Didier - L'éducation d'une fée
VILCHES, Lorenzo – La télévision dans la vie quotidienne
WEISBERGER, Lauren – People or not people
WINTER, A. B. - La grande mascarade
ZENATTI, Valérie - Une bouteille dans la mer de Gaza
ZUSAK, Markus - La voleuse de livres

Les monologues du vagin - Eve Ensler

06 juillet 2007

Il s'agit en fait du texte de la pièce du même nom. C'est difficile de décrire ce genre de texte. C'est à la fois drôle, touchant, bouleversant... Des faits cocasses, des anecdotes, des drames... Tout arrive dans ce petit livre.

On ne lit pas ce livre pour le sujet en soi, à mon avis, mais pour les expériences humaines qu'il comporte. Ceux qui liront ce livre seulement à cause du mot « vagin » en espérant y trouver des histoires grivoises seront déçus. Ce sont des histoires de vie, pas de sexe.

Extrait, p. 41 :

Au cours d’un procès en sorcellerie en 1593, le magistrat instructeur — un homme marié – découvrit pour la première fois l’existence du clitoris. Il l’identifia comme étant un mamelon du diable, preuve irréfutable de la culpabilité de la sorcière. C’était une « petite excroissance de chair, pointant à la manière d’un mamelon, et longue d’un demi-pouce ». Et ledit magistrat « l’ayant aperçue au premier coup d’œil, quoique sans regarder de trop près cependant, car jouxtant endroit si ténébreux que point n’est décent d’y porter le regard. Mais ne voulant pas, finalement, garder par-devers soi découverte si étrange », la montra à divers assistants. « Lesquels assistants déclarèrent n’avoir jamais vu chose semblable. » Et la femme fut condamnée comme sorcière.

Ça, c'est moi aussi

05 juillet 2007

Un petit questionnaire qui voyage sur les blogues… Je le trouvais sympathique…

Je n'ai jamais appris...
À faire vraiment confiance. Je fais confiance, à des personnes triées sur le volet, mais il me reste toujours la peur de me faire planter encore une fois le couteau dans le dos. Tellement que, quand cela arrive – trop souvent – je ne suis pas surprise…

Quand j'avais cinq ans...
J’ai gagné un concours régional de coloriage. Le prix était un séjour de trois jours dans un camp de vacances. Les deux premières journées et demi, je les ai passé à pleurer parce que je voulais m’en aller. Quand ma mère est venue me chercher, je ne voulais plus partir parce que je m’étais enfin dégênée.

Le secondaire c'était...
L’enfer! Chaque cohorte a son souffre-douleur. C’était moi. Pourquoi? Je n’ai jamais vraiment compris. Ce qui ne tue pas rend plus fort dit-on… Mais je dois à un prof de français de secondaire quatre que ce soit la deuxième partie de la phrase qui se soit réalisé, et non la première… D’ailleurs, j’aimerais bien la revoir un jour, pour la remercier…

Je n'oublierai jamais...
Ce jour de mes dix ans où j’ai perdu confiance.

Une fois j'ai rencontré un garçon...
Qui m’a fait rire pendant des années, qui me fait sourire à y penser.

Il y a ce type...
Que je viens à peine de rencontrer. On a la même personnalité, je crois bien qu’on pourrait être amis si on prend le temps de se connaître.

Une fois dans un bar...
Je ne vais que très rarement dans les bars et c’est toujours pour des raisons particulières (party de session, match d’impro).

Ce midi...
J’ai cuit au soleil en mangeant, car j’étais habillée en pantalon long noir puisqu’il faisait froid ce matin. Mais entre cuire au soleil et manger dans une cafétéria qui sentait le vomi, le choix était facile.

La nuit dernière...
J’ai pensé à cette personne pour qui je ne suis rien.

Si seulement...
J’étais différente tout en étant moi.

La prochaine fois que j'irai à l'église...
j’espère que ce sera pour un événement heureux.

J'aime bien...
me sentir forte, même si ça arrive rarement.

Quand je tourne ma tête à gauche...
Il y a le mur vert pomme de ma chambre.

Quand je tourne ma tête à droite...
Il y a ma bibliothèque contenant tous mes ouvrages de référence, ils sont mes « bibles ».

Tu sais...
Tu ne me connais pas vraiment.

À l'université...
Je m’y sens bien et j’aimerais y rester longtemps.

Le même jour l'an prochain...
Je ferai mon dernier stage et j’espère qu’il sera à la hauteur de mes attentes, tout comme le premier.

Le pseudo qui m'irait le mieux...
Pour le moment, Libellule.

J'ai du mal à comprendre...
Qu’on puisse voler les dix ans de quelqu’un.

Si je retourne à l'école demain matin, lundi...
Je retourne à l’école lundi, pour y travailler, et j’en suis très heureuse.

Tu sais que je t'aime bien...
Mais…

Si je gagne un prix...
Je serai gênée et aurai l’impression de ne pas le mériter.

J'espère que l'année 2007...
Continuera sur sa lancée, c’est une de mes plus belles années jusqu’à maintenant.

Suivez mon conseil...
Être vrai avec autrui, ça n’a pas de prix.

Le meilleur des petits déjeuners...
Des crèpes ou du pain perdu avec des fruits ou du sirop.

La chanson que j'adore mais que je n'ai pas...
Réapprendre à vivre de Christian Sbrocca. C'est la chanson du générique du film Elles étaient cinq.

Si vous visitez ma ville natale...
Vous y trouverez un peu de tout, rien d’extraordinaire, mais vous devez regarder plus loin.

Pourquoi personne...
Ne me comprend?

Si vous passez la nuit chez moi...
J’espère que vous êtes un lève-tôt!

Le monde peut très bien se passer...
Des personnes comme lui.

Le mieux...
C’est d’être soi-même.

Et au fait...
Merci de lire mes délires.

Dix-huit trous pour quatre

04 juillet 2007

La cloche sonne, c’est l’heure du golf. Pour un deuxième été, le théâtre La Marjolaine à Eastman présente la comédie Dix-huit trous pour quatre, de l’auteur canadien Norm Foster. Ici, pas de triangle amoureux ou de porte qui claque, mais quatre hommes (Marc-André Coallier, Stéphan Coté, Joël Marin et Luc Senay) qui se rencontrent sur un terrain de golf au lendemain de leurs retrouvailles universitaires. Les dix-huit trous ne seront alors qu’un prétexte aux souvenirs, aux ragots, aux récits de vie, aux coups de gueule, et peut-être même aux grandes vérités.

La pièce n’est même pas commencée que la séduction opère. Juste par sa présence, le théâtre nous raconte son histoire. Il n’y a aucun doute, ces lieux sont habités par un amour de la scène et par les générations de comédiens et de chanteurs qui s’y sont succédé. Lorsque la cloche sonne le début imminent de la pièce, on s’installe avec les moustiques dans la salle qui a gardé son cachet d’antan. On en ressortira quelque deux heures plus tard, le sourire aux lèvres, avec peut-être quelques piqûres en plus.

Avant de donner le coup d’envoi, Marc-André Coallier se présente sur scène pour raconter l’histoire de La Marjolaine. On ne s’était pas trompé, ce lieu est « hanté » de souvenirs et on se sent maintenant au sein d’une grande famille. Le lien est créé avec le public.

La partie commence et les lumières s’ouvrent sur un décor minimaliste. Les golfeurs entrent en scène et le ton est donné. On voit venir les gags de loin, mais cette anticipation ne fait qu’ajouter au plaisir. En première partie, les rires se succèdent, bien que quelques blagues tombent à plat. Alors que les ricanements sont prévisibles, les moments plus dramatiques prennent le public par surprise et font réfléchir. Après l’entracte, les vérités commencent à jaillir entre les quatre protagonistes et les moments d’émotions prennent le dessus sur les rires alors que sont traités des sujets tels que l’infertilité, la famille ou l’alcoolisme. Les éclairages accentuent les émotions, passant du bleu-harmonie au rouge-colère.

La mise en scène, signée par Yvon Bilodeau, est convenue. Les entrées et sorties de scène sont plutôt répétitives, mais avec le contexte de l’histoire, il aurait été difficile de faire autrement. De belles trouvailles sont par contre utilisées : l’exécution d’un coup au ralenti avec la musique de circonstance ou la performance vocale et instrumentale avec les bâtons et les sacs comme accessoires musicaux. Les comédiens campent bien leurs personnages et sont réalistes dans leur interprétation. Seul le rôle de Paul (Joël Marin) est difficile à croire, non pas à cause de l’interprétation de l’acteur, mais par la nature même du personnage. On a du mal à s’imaginer qu’une personne d’une telle naïveté, pour ne pas dire innocence, puisse être diplômée en affaires et commerce. C’est toutefois ce même Paul qui offre le plus beau moment d’émotivité de la pièce en deuxième partie.

Un décor enchanteur, du théâtre d’été différent, une soirée qui finit en beauté au son de la musique d’Esther et ses messieurs, et juste une envie, y retourner, ne serait-ce que pour prendre un verre au Piano rouge.

La télévision dans la vie quotidienne - Lorenzo Vilches

02 juillet 2007

J’ai – enfin – fini mon livre documentaire La télévision dans la vie quotidienne – États des savoirs! Il semblait tellement intéressant, bien, du moins lié à mon sujet d’analyse, mais ce n’était pas le cas… Alors que la quatrième couverture annonçait un livre sur les effets de la télévision sur la société… On est plutôt face à un ouvrage qui fait un résumé de toutes les expériences et études qui ont été faites sur le sujet… mais seulement en les effleurant et sans en donner les résultats! Ça va être beau dans mon analyse : « Schramm a expérimenté l’influence de la télévision enfantine sur les enfants… mais je ne sais pas les résultats de ses expériences, alors je vous laisse deviner. » Je ne crois pas que mon professeur apprécierait! Heureusement, j’ai sept autres livres qui pourront soutenir mon argumentation… J’ai quatre livres lus pour ce cours… Il m’en reste quatre, dont une brique de 880 pages. Pour le moment, je vais aller faire la fiche de lecture et le résumé de celui-là…

Comme j’ai réservé les autres et qu’ils ne sont pas encore arrivés, ça me laisse du temps pour lire quelque chose que j’ai vraiment envie de lire, sans me culpabiliser. Comme c’est bien fait. ;)

Jane Eyre - Charlotte Brontë

01 juillet 2007

Orpheline, Jane Eyre est recueillie par sa tante, qui la traite durement depuis la mort de son mari, et vit avec ses cousins, qui ne sont pas tendres avec elle. Pour préserver leur tranquillité et pour tenter de corriger les « vices » de l'enfant, la petite est envoyée dans une pension pour jeunes filles pauvres, Lockwood, où elle va grandir, étudier mais aussi connaître les misères d'un établissement fonctionnant grâce à la charité. Alors qu'elle a dix-huit ans, elle part pour le manoir de Thornfield et devient la gouvernante de la pupille du propriétaire, Edward Rochester. Au fil des jours, cet homme bourru va être séduit par le caractère et le naturel de Jane : c'est le début d'une grande histoire d'amour qui devra surmonter de nombreux obstacles pour être vécue.

Je craignais le pire quand j’ai pris à la bibliothèque cette petite brique compact de 310 pages écrite en caractères de dactylo et de façon tellement condensée qu’une édition plus récente avec les règles d’éditique actuelles comporterait probablement le double de pages. Pourtant, je l’ai lu avidemment, même dévoré… en une journée… Ce n’était pas prémidité, mais aussitôt que je suis entrée dans l’univers de Jane Eyre, je n’ai pu en sortir et la première chose dont je m’apercevais… c’est que j’étais rendue à la fin! Dommage que je ne puisse en dire autant de mes livres obligatoires… mais ça, c’est une autre histoire.

Je ne pourrais pas dire exactement ce qui m’a happé dans ce livre… J’ai aimé les descriptions de Brontë, elles permettent de se situer et de comprendre la situation que vivent les protagonistes, mais n’alourdissent pas le texte et ne ralentissent pas la lecture. J’ai savouré les dialogues entre les personnages, surtout quand Jane était impliqué, on flottait dans un univers étrange parfois, mais c’était représentatif des personnages. D’ailleurs, j’ai adoré « détester » Saint-John.

Tout comme Grominou2, j’ai trouvé que les coïncidences coïncidaient un peu trop pour ne pas faire sourire, mais on pardonne facilement ces raccourcis dans la trame narrative.

Je me rappelais avoir vu le film, mais il ne m’avait pas marqué apparemment, parce que rien dans l’histoire ne me paraissait comme du déjà vu. Je serais curieuse de le revoir, maintenant que j’ai lu le livre…

Il faudrait bien que je me mette sérieusement à mes lectures obligatoires maintenant... Dit-elle en regardant qu'elle livre sur sa PAL elle pourrait bien emprunter à la bibliothèque... ;)

Luce Dufault - demi-jour

29 juin 2007

Avec son sixième album, demi-jour, Luce Dufault continue le virage entrepris depuis Au-delà des mots. Des chansons plus personnelles, qui collent à l’univers actuel de la chanteuse, que dans son premier album éponyme. Encore une fois, elle s’entoure de paroliers et de compositeurs qui sont pratiquement tous des habitués de ses albums. On pense à Richard Séguin, qui a participé à quatre de ces précédents albums, et à Nelson Méville, qui était apparu sur Bleu et qui signe quatre des chansons du nouvel album. Les admirateurs de Luce Dufault ne seront pas dépaysés, on reste souvent dans la mélancolie et les histoires du quotidien. L’enregistrement acoustique en direct donne d’ailleurs une belle couleur à l’album et de beaux moments d’émotivité, comme dans Non, de Marc Déry. C’est par contre avec les reprises de Both Sides Now et You’ve Changed de Joni Mitchel qu’on aperçoit la pleine mesure du talent de la chanteuse. À leur écoute, on ne peut que déplorer le fait qu’elle ne fasse pas plus de mélodies de ce genre et on se met à espérer que des auteurs/compositeurs lui écriront bientôt des chansons à la hauteur de sa voix. En somme, un album à l’image des deux derniers, qui nous berce, mais qu’on aimerait un peu plus comme Soir de première, parce que Luce Dufault y excelle.

*** 1/2

Le club Jane Austen - Karen Joy Fowler

La Californie, par un été caniculaire. Les grandes et les petites histoires d’un club singulier qui compte six membres. Soit un pour chaque livre de Jane Austen. Car, comme d’autres jouent au bridge, cinq femmes et un homme se rencontrent régulièrement autour de l'oeuvre de Jane Austen. S'ensuit une sublime chronique sur l'air du temps où la voix de la plus grande romancière anglaise vient éclairer l'éternelle tragi-comédie des sentiments, et son tourbillon de rencontres, d'épreuves, de séductions et de jeux entre l'impossible et le possible que seul peut dénouer l'amour. Car, comme vont le découvrir les membres du club, il n'est peut-être de plus belle fiction que la plus ordinaire des vies.

J’ai bien aimé la lecture de ce livre. C’est léger et ça permet de voir les livres de Jane Austen sous un autre angle, même si le club de lecture n’est qu’un prétexte. Chaque fois que le club se rencontre chez un des membres, on nous raconte la vie de cette personne et on voit ainsi comment son interprétation des livres d’Austen est influencée par sa vie et ses expériences. On voit ainsi la vie de personnes ordinaires qui ont un point en commun : l’adoration de l’auteure d’Orgueil et préjugés.

Ça m’a donné le goût de lire, ou relire, les livres de Jane Austen. D’ailleurs, l’histoire de Le club Jane Austen est parsemée de citations des livres qui sont étudiés par le club de lecture, et aussi de citations d’autres livres, qui viennent appuyer les opinions des personnages.

Il faut cependant être avisé : on dévoile beaucoup sur les livres à l’étude, la fin est rarement épargnée. Ce qui est sans doute normal, car quel club ne parlerait pas de la fin des livres?

D’ailleurs, à la fin du livre, il y a un guide de lecture. Les livres y sont résumés de façon très très détaillée, et là, aucune échappatoire possible : tous les faits saillants sont décrits et la fin est expliquée de façon très explicite. Il y a également une section avec des critiques de la famille de Jane Austen, consignée par l’auteure elle-même, sur ses livres. Il y a aussi des critiques parues dans les journaux, entre 1812 et 2003. Certaines d’auteurs reconnus, comme Mark Twain, Henry James, Rudyard Kippling, C.S. Lewis, et même, J.K. Rowling. Il y a finalement une section pour les clubs de lecture qui liraient ce livre, avec des questions que pourraient poser les différents protagonistes du roman.

Il y a par contre quelques trucs qui m’ont agacée. La traduction est nulle, il y a de nombreuses fautes, mais c’est surtout la ponctuation qui est difficile à suivre. Elle est soit absente ou en trop. De plus, il y a un des personnages qui enseigne le français. Dans le livre, il y a des astérisques à côté des mots et expressions qui étaient en français dans le texte original. Plusieurs comportent des fautes, surtout de sens. Reste à voir si c’est la traduction qui a encore fait des siennes, ou si c’est l’auteure qui les a écrits comme ça. C’est bien la première fois que je regrette vraiment de ne pas avoir lu un livre dans la langue d’origine.

People or not people - Lauren Weisberger

24 juin 2007

Un job qu'elle déteste, un patron méprisant, une vie sentimentale réduite à néant alors que sa meilleure amie se fiance : pour Beth, c'en est trop! Elle décide de reprendre son destin en main et démissionne sur un coup de tête. Après un repos bien mérité devant sa télé, elle accepte, poussée par son oncle Will, un boulot dans une boîte de communication. Son quotidien prend soudain une tout autre tournure : Beth troque ses pantoufles contre des escarpins et son farniente contre un agenda de ministre. Embarquée dans le tourbillon de la vie nocturne new-yorkaise, elle savoure les petits plaisirs que lui offre cette situation, jusqu'à ce qu'elle découvre que la presse people s'intéresse de près à ses nuits mouvementées...

En gros, c’est un peu la même histoire que Le diable s’habille en Prada, mais dans une boîte de relation publique. Par contre, je trouve que les intrigues parallèles sont mieux développées. Je l’ai plus aimé que le premier, peut-être parce que c’est un milieu qui me touche un peu plus, les communications. J’ai bien aimé voir l’envers du décor en quelque sorte, comment était organisée une soirée, bien que je me doute que le tout soit romancé, c’est quand même un roman. Ça m’a presque donné envie de me lancer en relations publiques… mais pas au prix que paient les personnages dans ce livre!

Obligation à la lecture

J’étais ravie d’avoir un cours qui m’obligeait à lire. Plus question de se sentir coupable d’être plongée dans un livre alors qu’on a autre chose de plus pressant à faire. Mais ça, c’était avant de commencer à lire mes lectures obligatoires… Bien sûr, je ne devais pas m’attendre à de grandes émotions avec des livres documentaires sur la communication, mais il me semble que ça aurait pu, moindrement, être intéressant! Ils semblent que tous les auteurs se sont donné le mot pour prendre l’angle le plus difficile…

Le salaire du zappeur, au premier abord semblait intéressant, c’est un journaliste français qui a passé cent jours à regarder les principales chaînes françaises pratiquement toute la journée pour les analyser. Il y aurait sûrement eu beaucoup à dire, mais il semble tellement avoir un préjugé négatif de la télévision, que ça teinte tout son argumentaire. Comme lorsqu’il dit que les participants aux jeux-questionnaires devraient prendre conscience que, pendant qu’ils gagnent de l’argent à la télévision et occupent ainsi notre précieux temps, des choses beaucoup plus graves et importantes se passent ailleurs dans le monde…

Sur les huit livres que je dois lire pour ce cours, seul celui que je garde pour la fin a l’air d’être totalement intéressant. Il parle de l’adaptation des œuvres littéraires au petit écran en donnant des exemples concrets.

Il faut dire que c’est moi qui me suis imposé huit livres. Le prof n’en demandait que six, avec un nombre de pages à atteindre. Mais je voulais avoir suffisamment d’information pour écrire ma dissertation à la fin et avoir une variété d’opinions…

En attendant, je ne respecte pas ce que j'avais dit : je lis autre chose, pour m'aérer l'esprit. Rien ne vaut un livre léger pour faire passer des briques d'information. Pour le moment, c'est People or not people de Lauren Weisberger (l'auteure de Le diable s'habille en Prada) qui me sert de lecture légère, et ça fait amplement le travail!

Evan le tout-puissant

22 juin 2007

Dieu est de retour, mais pas pour céder ses pouvoirs. Cette fois-ci, il redonne vie à un personnage mythique de la Bible : Noé. Evan avait faire une brève apparition dans le premier opus de la série des « tout-puissants ». Il revient dans Evan le tout-puissant avec de toutes nouvelles responsabilités. Et on ne parle pas ici de sa nomination en tant que sénateur. Après quelques jours à se faire suivre par des couples d’animaux, il découvre qu’il a été choisi par Dieu. Après une période de déni, il construira une arche avec sa femme et ses trois fils. Tiens, comme Noé! Les effets spéciaux sont superbes, surtout lors du fameux « déluge ». Une eau déferlante si réaliste qu’on s’attend à recevoir des gouttelettes. Ces effets nous font oublier les passages à vide du scénario et les blagues répétitives (Evan qui danse). Le jeu des acteurs est correct, mais Morgan Freeman est toujours aussi délirant. Une comédie légère, à voir avec des enfants pour leurs rires communicatifs. Espérons seulement que Dieu se gardera de redonner ses pouvoirs, on a fait le tour du jardin… d’Éden.

Toujours deuxième…

21 juin 2007

Mais je m’en fiche! Pour mon stage, j’étais le deuxième choix de l’employeur, mais comme la première ne voulait pas faire ce stage (et était première à six endroits), j’ai pu y aller et j’ai tellement aimé ça!

Là encore, j’ai passé une entrevue hier pour un emploi d’été. L’entrevue ne s’était pas très bien passée, à mon avis du moins. Je n’avais pas l’impression d’avoir réussi à les convaincre. À 11h, aujourd’hui, je reçois un appel de la directrice, elle me dit que je n’ai malheureusement pas été sélectionnée pour le poste. Trente minutes plus tard, elle me rappelle : leur premier choix s’est désisté et elle veut savoir si je suis intéressée par le poste!

C’est tellement l’emploi parfait pour moi : 30h par semaine, de jour. Ce qui me laisse mes fins de semaine de libre pour finir mon cours du programme de lecture, que je fais à la maison et mes soirées de libres pour les sorties obligatoires pour mon cours de critique culturelle. En plus, c’est un emploi qui comprend les horaires universitaires et à qui ça ne dérange pas que j’aie un cours de 16h à 19h le mercredi et que je vais devoir rencontrer mon professeur de programme de lecture en cours de session. En plus, il dure exactement huit semaines, alors je ne mets personne dans le trouble en quittant pour aller à mon stage en septembre!

En plus, ça va me permettre d’améliorer ma rédaction et de diminuer ma gêne au téléphone, puisque je devrai en faire beaucoup pour avoir de l’information.

Je commence le 3 juillet… me reste à avancer ma lecture au maximum d’ici là!

If you believe, compilation vol.1 - Artistes variés

18 juin 2007

Faire de la première compilation folk expérimental [de 9.12 records] f you believe, un moyen d’amasser des fonds pour War Child Canada, un organisme qui aide les enfants affectés par la guerre, est, a priori, une bonne idée. La nouvelle compagnie de disque sherbrookoise 9.12 records versera en effet 1 $ par disque vendu à cet organisme. Juste la pochette, très jolie, invite déjà au partage. C’est à l’écoute que ça se gâche. Pourquoi prendre des styles, puisqu’il varie d’une chanson à l’autre, aussi peu accessibles si le but est de vendre le plus de disques pour aider l’organisme? À l’écoute des premiers morceaux, on croit être en présence d’une musique d’ambiance, mais à la longue, tout devient lourd. Dans Iukk de Yuri Miyauchi, le bruit métallique des percussions agace et vient distraire l’écoute, c’est la même chose pour le « grincement » que l’on entend dans A floating bottle in the sea de Akiro Kosemura. Alors que la chanson Unknown donne l’impression d’avoir eu une panne de son, Third song nous oblige à regarder de plus près notre lecteur cd avec l’impression que le disque saute. Seule la piste 12, The fair fight de Drew Torison, donne envie d’y revenir, l’album aurait dû être à l’image de cette chanson. On retiendra seulement un contenu généralement agaçant, dans un joli emballage. Dommage pour War Child Canada.

** (Pour l’aide à la cause)

C’était une critique de film

15 juin 2007

Quand je suis sortie du cinéma, après avoir vu Ensemble, c’est tout, je savais déjà ce que je voulais écrire : le Frank qui est comme dans ma tête, le Philibert qui est tout le contraire de ce que j’avais imaginé, mais qui convient quand même, Pauline qui a rejoint mon imagination et Camille qui montre Audrey Tautou dans un rôle qui représente enfin la vraie vie… Je voulais parler de la musique, des deux couples qui faisaient plus de bruit qu’une salle pleine… et de tout ça et bien encore…

Mais je ne le ferai pas… Qu’est-ce qui s’est passé entre le centre-ville et mon arrondissement? Seule moi le sais, mais je veux rester sur mon nuage…

Je l'aimais - Anna Gavalda

11 juin 2007

Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

Entre deux livres obligatoires, je me suis laissée tenter de lire autre chose. Je sais, j’avais dit que je ne lirais rien d’autre, mais comme je dois de toute façon attendre après mes réservations, pourquoi rester sans lire? (Impossible de toute manière.)

J’ai donc décidé de continuer avec Anna Gavalda et de lire son premier roman. C’est difficile de dire si j’ai aimé ou pas. En fait, c’est très intérieur comme livre. Pas d’actions, pas de rebondissements, qu’un long dialogue. Malgré tout, j’ai trouvé ça intéressant, cette façon de montrer les deux côtés de la médaille pour une situation. Ce qui m’a déçue par contre, c’est la fin qui laisse place à l’imagination pour la suite. La conversation entre les deux protagonistes se termine comme une conversation entre deux personnes, sans projection pour l’avenir, sachant qu’ils se reparleront plus tard. Mais moi, je ne serai pas là plus tard et je ne m’y attendais pas. Ça fait réfléchir, mais je préfère tout de même Ensemble, c’est tout. J’ai hâte à vendredi pour le film!

Critique 101

03 juin 2007

Premier gros défi pour mon cours de critique culturelle : critiquer un CD imposé, dont la musique ne m’attire pas du tout… Il faut que je sois objective, que j’aie des raisons pour justifier ce que je n’aime pas, ou aime…

Pour l’instant : la pochette est très jolie, mais j’écrirai difficilement 200 mots avec ça…

Pour ceux que ça intéresse, le CD c’est : If you believe, compilation vol. 1

Edit : Voilà, ma critique est faite... et la pochette reste le seul vrai point positif. Je ne deviendrai jamais critique je crois, même si j'assume tout ce que j'ai mis dans mon article, je n'aime pas m'acharner sur le travail de quelqu'un...

Attentats et télévision - Mélusine Harlé

01 juin 2007

À l’heure actuelle, une voix unanime gronde pour dénoncer une perte de confiance dans les journalistes, et plus particulièrement dans les Journaux télévisés. Mais la plupart du temps, les critiques ne savent pas nommer ce qui les gêne.

Le présent ouvrage propose, dans une étude rigoureuse et détaillée des représentations d’un événement dramatique, l’attentat, des méthodes de lecture simples pour une nouvelle approche, critique et constructive, de la télévision. Si l’étude en elle-même est précise, c’est pour mieux souligner l’efficacité de ces méthodes et gagner, après la lecture, un sens aiguisé de la mise à distance de n’importe quelle représentation audiovisuelle, télévisuelle ou filmique.


Je ne verrai plus jamais les bulletins de nouvelles de la même façon. À lire ce livre, on a l’impression que tout est calculé afin qu’on ait peur au moins de rester chez soi, ou qu’on soit ému, afin de ne pas changer de poste. De l’habillement du présentateur, aux mouvements de caméra, jusqu’à la musique et à l’infographie d’ouverture. C’est un peu malade de penser qu’on essaie de nous manipuler comme ça… mais ça semble tout de même plausible.

Faits divers

31 mai 2007

Je suis allée chercher une attestation d’études hier. Rien de bien extraordinaire, des papiers ennuyants à remplir et débourser 5$ pour que le registrariat mette son sceau. Quand j’y suis allée par contre, il y avait un jeune homme de mon âge qui attendait pour le même papier. La différence entre nous deux? Lui, il est sourd ET aveugle, comme Helen Keller quoi. Non, ça ne m’a pas surpris qu’il soit à l’université, mais juste imaginer tous les obstacles qu’il a dû traverser pour s’y rendre…. À mon avis, son diplôme va avoir plus de valeur que le mien. Je suis heureuse que tous qui puissent accès à l’université s’y le veulent, peu importe qui ils sont et les difficultés que peut demander leur intégration…

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Mardi après-midi, j’avais loué le film Pan’s Labyrinth, qui était sur ma liste à voir. Je n’en ferai pas la critique parce que je ne sais vraiment pas quoi dire sur ce film, je n’ai même pas décidé encore si je l’avais aimé ou pas…

Ce qui est drôle, c’est qu’en le ramenant au club vidéo mercredi après-midi, je me suis aperçue que j’avais du courrier et que j’avais gagné un film lors d’un concours sur le Web. En ouvrant l’enveloppe, j’ai vu que j’avais gagné le DVD de Pan’s Labyrinth! Belle coïncidence!

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Je suis tombée sur un chauffeur d’autobus très sympathique hier soir. En prenant ma correspondance à 22h45, je me doutais qu’il n’y aurait pas beaucoup de monde. En fait, j’étais seule dans l’autobus et même si j’étais assise vers le centre, le chauffeur a commencé à me parler. J’ai fini par aller m’assoir à l’avant et on a jasé jusqu’à mon arrêt. J’imagine que ça devient long de tourner en rond quand il n’y a personne… Ça fait changement des chauffeurs qui sont branchés sur leur cellulaire en permanence et qui ne comprennent pas quand on veut une correspondance, car ils sont trop occupés.

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J’aime la communication à mon université cette semaine… C’est une journaliste de Radio-Canada qui m’a appris, en venant faire des entrevues sur le campus hier, que la direction risquait de mettre les profs en lockout à partir d’aujourd’hui s’ils n’arrivaient pas à une entente…

Bien sûr, comme ils le disent : « On essaie de dénouer l'impasse, mais sachez qu'un [lockout] à la session d'été aura beaucoup moins d'impact qu'une grève à l'automne. Le conseil d'administration nous a donné un mandat clair de dénouer l'impasse et de signer un nouveau contrat de travail avant l'automne »

Je sais, on est juste 12 000 l’été, comparativement aux 30 000 étudiants des sessions d’automne et de l’hiver… Mais on existe quand même! Alors, ça va avoir le même impact sur nous, que ça en aurait sur les étudiants des sessions plus achalandées…

Ils veulent aller en lockout? Ok, mais qu’ils ne se justifient pas en disant que ça va déranger moins de monde… Parce que même si on est moins, on y tient à notre session et on ne passe pas notre été en classe juste pour le plaisir de la chose!

Ensemble, c'est tout - Anna Gavalda

18 mai 2007

Quoi dire… Ça donne le gout de vivre ce livre… L’histoire n’est pas pleine de rebondissements, c’est l’histoire d’une vie, c’est tout. La vie de quatre personnes très différentes. Je n’ai pu m’empêcher de le lire à toute vitesse, de le dévorer. Non pas par impatience de savoir la fin, mais juste pour rester un peu plus avec ces quatre personnages. Leur vie n’est pas facile, mais c’est justement parce que c’est comme ça, que c’est fascinant à lire… On est loin des personnages parfaits, à la vie parfaite à qui tout arrive… Ou au contraire, des personnages foncièrement méchants qui récoltent ce qu’ils sèment…

Je ne suis pas très cohérente, mais je suis sous le charme. Juste pour une fois, avoir l’impression que Camille, Franck, Philibert et Paulette pourraient être mes voisins de palier, car leur histoire, bien qu’extraordinaire, n’est pas bien différente de celle des gens qui nous entourent…

J’ai envie de lire d’autres livres de cette auteure… Mais ça ne sera pas avant un bout. C’était mon dernier livre non académique de l’été. Je dois lire huit livres sur la communication pour un de mes cours; non seulement les lire, mais faire des fiches de lecture, des fiches signalétiques, des résumés et un travail final qui entrecroisera les idées des différents auteurs. Ça s’annonce intéressant, mais ma pile à lire ne fera qu’allonger pendant ce moment!

Edit : Le film tiré du livre sort en salle au Québec le 15 juin, je vais sûrement aller le voir! Surtout que, selon la bande-annonce, ça semble très près du livre!

Session d'été

16 mai 2007

C’est tout de même particulier une session d’été. C’est ma première, et probablement ma seule puisque l’été prochain je vais être en stage, mais c’est vraiment une dynamique différente. D’abord, j’ai deux cours intensifs, un cours régulier et un cours à faire quasiment seule à la maison. Alors que dans les deux premiers j’ai déjà remis un travail et que je commence le deuxième qui est à remettre dans deux semaines, dans le cours régulier, on a seulement présenté le plan de cours pour le moment. Deux rythmes différents, deux énergies différentes.

Bien sûr, le mardi et le jeudi, j’ai l’impression de vivre à l’université puisque je pars de la maison à 8h et que j’y reviens à 23h, mais mes journées sont tellement intéressantes et remplies, que je ne vois pas le temps passer. Quand j’aime, je ne compte pas. C’est comme en stage, je ne voyais pas le temps passer et c’est souvent ma superviseure qui s’étonnait que je ne sois pas encore partie. Ce n’était pas du zèle, ni pour impressionner, mais juste parce que j’étais bien et que je faisais quelque chose que j’aime. Je suis excessive dans tout ce que je fais, pas seulement dans le travail et les études. Ça peut être épuisant à la longue, mais j’ai l’impression de vivre. Oui, je suis peut-être un peu folle, mais pendant ce temps-là, je suis heureuse, et c’est ça l’important…