Honnêteté intellectuelle

12 janvier 2009

La première journée est bientôt presque terminée. Je dis presque parce que je dois y retourner ce soir pour rencontrer le conseil d’administration.

Ce fut une journée tranquille. Beaucoup de lecture et de photocopies.

J’ai appris aujourd’hui que j’avais des références béton. C’est intéressant à savoir, parce que, honnêtement, on ne peut jamais vraiment savoir ce que nos anciens employeurs pensent de nous. D’ailleurs, c’est grâce à ces références que j'ai eu l'emploi. À la fin de l'entrevue de groupe, j'étais leur candidate nº 1. Mais à la fin de l'entrevue individuelle, j'étais devenue leur deuxième choix parce que j'avais été trop honnête. Dans le fond, j'ai trop mis l'accent sur mes défauts plutôt que sur mes qualités. Ils ont quand même décidé d'appeler les références et c'est ça qui a fait la différence. J'avais peut-être été trop honnête, mais leur premier choix ne l'avait pas été assez et ils ont eu des surprises en appelant les références.

C’est la deuxième fois qu’on me met en garde contre mon « honnêteté intellectuelle ». La première fois, c’était à mon stage de cet été. C’est ce qui les avait convaincues de m’engager. Par contre, cette fois-ci, ç’a bien failli me jouer un mauvais tour. Je sais déjà que je suis incapable de mentir sans que ça paraisse. Il faudrait alors que j’évite de dire ce qu’on ne me demande pas spécifiquement…

Récapitulatif du début d’une nouvelle vie

11 janvier 2009

10 novembre : Comme chaque semaine, je reçois mon alerte-emploi d’Emploi Québec qui m’indique toutes les offres contenant le mot « communication ». J’y vois l’emploi de mes rêves, autant du côté des tâches, que du salaire et de la ville d’emploi.

11 novembre : J’envoie ma lettre de motivation et mon curriculum vitae.

12 novembre : Je m’aperçois que j’ai envoyé la lettre de présentation que j’ai écrite pour un autre emploi à la place de mon curriculum vitae. J’essaie de renvoyer le tout en vain : la boîte de courriel est pleine. Pendant une semaine, j’essaie, mais ne réussis toujours pas à envoyer les bons documents.

17 novembre : Découragée, j’y vais pour le tout pour le tout : je trouve l’adresse postale et j’envoie ma lettre de motivation et mon curriculum vitae. J’en profite pour ajouter des exemples de textes que j’ai déjà écrits.

Les jours passent, pas de nouvelles. Dans ma tête, j’ai manqué ma chance.

4 décembre : J’ai un message sur mon répondeur après mon cours du soir : je suis convoquée à une entrevue de groupe! Deux groupes de six personnes passeront cette entrevue.

9 décembre : Jour de l’entrevue de groupe et également jour de la première grosse tempête de neige. À part moi, tous les autres sont de la région de Montréal. Sur les douze convoqués, seulement neuf se présenteront. Je sens que le fait d’être venu de Sherbrooke, malgré la tempête, joue en ma faveur, malgré le fait que j’arrive 20 minutes en retard à l’entrevue. J’apprends plus tard que les évaluateurs sont également arrivés en retard. L’entrevue de groupe se passe plutôt bien, même si les mises en situation me gèlent un peu (moi qui déteste déjà parler au téléphone, faire semblant de le faire en face de six autres personnes ne m’aide pas). Des neuf personnes, seulement trois seront convoquées en entrevue individuelle.

11 décembre : Encore une fois, j’ai un message sur mon répondeur après mon cours du soir. Je suis convoquée à l’entrevue individuelle!

15 décembre : Cette fois, c’est une grosse averse qui complique les transports. Je réussis tout de même à arriver 15 minutes à l’avance. L’entrevue dure environ 30 minutes et est plutôt décontractée. J’en ressors avec le sentiment d’avoir été « trop » honnête, mais je crois quand même avoir fait une bonne impression. Avant de partir, j’écris la lettre qui servira à tester les habiletés en français et en rédaction. Une réponse nous sera donnée avant la fin de la semaine.

17 décembre : Je suis convoquée à un test pour un autre emploi, le vendredi suivant.

19 décembre : Je dois partir pour Montréal pour passer mon test. J’appelle la directrice pour lui demander s’ils ont pris une décision. Je lui explique la raison de mon appel, comme quoi je ne me déplacerai pas inutilement à l’autre entrevue si j’ai l’emploi. Elle me dit qu’elle ne peut me répondre tout de suite, car elle attend un retour d’appel. Elle essaiera de m’appeler avant l’heure de mon départ. Dans ma tête, c’est foutu. Elle attend la réponse de la personne à qui elle a offert le poste. Elle me rappelle cinq minutes avant mon départ : j’ai le poste! C’est moi qui ai été choisie! J’ai du mal à y croire. J’appelle à l’autre endroit pour annuler mon test.

21 décembre : Je laisse un message à un propriétaire à propos d’un logement à deux coins de rue de mon futur travail.

22 décembre : Le propriétaire me rappelle et on planifie une visite pour le lendemain.

23 décembre : Je visite l’appartement, qui me convient très bien. Je remplis les papiers pour l’enquête de crédit.

24 décembre : Le propriétaire m’appelle pour me dire que l’appartement est à moi.

28 décembre : Signature du bail.

2 janvier : Déménagement dans mon nouvel appartement, dans une nouvelle ville. Par le fait même, deux heures de moins me séparent de M. X.

Demain, 12 janvier : Début officiel et signature de contrat.

L’année 2009 commence en beauté!

Bonne année!

01 janvier 2009

Je vous souhaite à tous une belle année 2009!

Je vous reviens après mon déménagement (le 2 janvier) et après avoir fêté Noël (le 3 janvier).

Au menu au début 2009 :
  • Détails sur l'emploi;
  • Noël en famille;
  • Déménagement à Laval;
  • Vêtements de JTJ;
  • Et bien d'autres sujets, intéressants, ou pas!

Détails à venir

19 décembre 2008

Mais... Je suis la nouvelle responsable des communications et chargée de projet de mon emploi de rêve!

Je n'y crois pas!

Deuxième étape franchie!

11 décembre 2008

À la suite de l'entrevue de groupe de lundi, je fais partie des trois personnes demandées en entrevue individuelle!

J'ai fini mon bac il y a... 15 minutes!

Il me reste juste à combattre mes -ites et la vie va être parfaite!

Brèves

10 décembre 2008

Je finis mon bac demain.

Je n’arrive pas à y croire.

J’ai trois examens demain.

Pour finir le tout en beauté, j’ai une amygdalite, une otite et une sinusite.

Mon entrevue s’est bien passée, je crois.

Je n’ai pas eu de nouvelles encore.

Je me suis couchée à 1h30 hier (ce matin) pour me lever à 5h30 et faire 4 heures de route pour revenir à Sherbrooke.

Je suis épuisée.

Je ne sais pas comment je vais faire pour passer à travers la journée demain.

De retour après les examens et une tonne d’heures de sommeil, minimum.

Se résoudre aux adieux – Philippe Besson

05 décembre 2008


Clément l’a quittée. C’était il y a quelques semaines. Après avoir cherché refuge dans l’isolement et le silence, elle a choisi de partir. Et de lui écrire. De Cuba, de New York, de Venise, de longues lettres auxquelles il ne répond jamais. Seule en ces terres étrangères, elle tente par les mots d’échapper au chagrin, aux questions, aux souvenirs. De l’espoir, encore, au renoncement, déjà, elle vacille entre un passé qui s’évanouit et un avenir qui se dérobe. Avec précision mais sensibilité, Philippe Besson décortique la mécanique du deuil amoureux.

Ce qui est bien quand on finit ses études, c’est qu’on retrouve le temps de lire. Bon, je suis encore en examens, mais je me suis permis d’en lire un tout petit avant de me mettre à l’étude. J’aurais pu trouver mieux par contre. Ce livre m’a semblé être un long « tournage » de couteau dans la plaie. Plus je lisais les lettres de Louise, plus je me demandais ce qu’elle avait bien pu trouver à ce Clément. Bon, je n’ai jamais vécu de grosses peines d’amour comme Louise, mais cette accumulation d’apitoiement commençait un peu à me saper le moral. J’avais juste envie de lui crier « décroche! ». Ça n’a pas de lien avec la qualité du livre par contre, puisque c’est très bien écrit. Peut-être un peu trop littéraire pour qu’on puisse penser à de vraies lettres. Je trouve remarquable tout de même qu’un homme puisse décrire la déchéance amoureuse d’une femme avec une telle précision, tout en évitant de tomber dans les clichés, même s’il les effleure parfois. Au final, je suis un peu ambivalente sur mon appréciation du livre.

Une première étape franchie

04 décembre 2008

Je suis convoquée à une entrevue de groupe pour mon emploi de rêve!

Horaire de Noël

02 décembre 2008

L’an passé, réussir à trouver une date où nous étions, ma mère, mes deux sœurs et moi, libres, ç’a été un enfer! Nous travaillions toutes les quatre, ma mère et moi dans une résidence pour personnages âgées (donc, ça ne ferme jamais) et mes deux sœurs dans des magasins (donc, la période des fêtes, c’est infernal). Avec la gestion de tout ça, on avait réussi à être ensemble le 5 janvier.

Au moins, comme on n’a pas de partys avec la famille éloignée, ma mère n’étant plus vraiment en contact avec sa famille et la famille de mon père nous ayant plus ou moins bannies depuis la séparation de mes parents, ça simplifie les choses.

Cette année, c’est un autre casse-tête. Sœur J. ne travaille pas, et, à moins d’un miracle, je ne crois pas me trouver un travail qui commencera avant ou pendant le temps des fêtes. Par contre, maintenant il y a M. X pour ma part et Sœur G. a maintenant M. G dans sa vie (j’ai de l’imagination pour les surnoms, je sais). Donc, entre les partys de famille et de bureau de M. X et M. G, auxquels ma sœur et moi allons assister, parce que eux, ils ont des familles unies, et les horaires de travail de ma mère et de Sœur G., c’est un peu le bordel!

Si la tendance se maintient (je crois que je lis trop d’articles sur les élections), on va fêter Noël… le 3 janvier! C’est tout de même une amélioration!

(Je m’excuse pour l’abus de parenthèses… Ça m’arrive parfois.)

Encore 11 jours...

01 décembre 2008

Montée de lait

27 novembre 2008

En fin de session comme ça…, ma patience n’est pas sans fin.

Alors, comment quelqu’un de 22, bientôt 23 ans, peut ne pas être capable de comprendre que si les deux autres occupantes de la maison (c’est-à-dire sa mère et sa sœur) arrivent de l’U et du travail à 20 h, il est normal que ce soit elle qui fasse le souper puisqu’elle n’avait rien à faire de la journée?

Je ne sais pas, mais me faire accueillir par un « qu’est-ce qu’on mange pour souper », alors que je viens de passer 12 h de suite à l’U et qu’elle a passé le même nombre d’heures à jouer à l’ordi, ça m’enrage!

Après la tempête

21 novembre 2008

Maintenant que j’ai réglé le cas, que j’ai fini de « surréagir », je peux maintenant en parler, de ça. En fait, c’était à la suite de mon envoi pour mon emploi de rêve. Lors de cet envoi, j’ai fait une erreur, que dire, une gaffe, une niaiserie… Bref, ce qu’il ne faut pas faire quand on postule à l’emploi de ses rêves.

J’avais fignolé ma lettre et mon CV. J’ai rédigé mon courriel, revérifié trente fois si je n’avais pas laissé d’erreurs. J’ai joint mon CV et j’ai envoyé le tout. Confiante d’être demandée au moins en entrevue. Le lendemain, par hasard, j’ouvre ce courriel pour relire un truc et là je m’aperçois de mon erreur.

Ce n’est pas mon CV que j’ai envoyé, mais ma lettre de motivation… pour un AUTRE emploi. Moment de panique. Après avoir repris mes esprits, j’ai essayé de renvoyer mon CV, avec les explications d’usage, mais leur boîte de courriel était pleine. J’ai essayé pendant une semaine, en vain.

Finalement, j’ai trouvé l’adresse et je leur ai envoyé mes documents par la poste. J’en ai profité pour glisser un communiqué, une allocution et une fiche d’information que j’avais écrits. Le tout pour le tout. Maintenant, j’ai un poids de moins sur les épaules. J’ai l’impression que j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour rattraper mon erreur.

Il ne me reste qu’à me croiser les doigts et espérer…

[Sans mots]

12 novembre 2008

Là, là! À cette seconde-ci. Je me déteste tellement...

Procrastination utile

Entendre une chanson inconnue.
Chercher cette chanson en vain.
Faire un test stupide sur Facebook : « Quelle chanson êtes-vous? »
Avoir comme résultat une chanson inconnue.
Aller écouter la chanson sur YouTube.
Découvrir que tu « es » la chanson que tu cherchais.

La procrastination a ses bons côtés.

En passant, je cherchais et je suis Trouble, de Coldplay.


Découvrez Coldplay!

Job de rêve

11 novembre 2008

J’ai envoyé mon CV ce matin à un emploi de rêve. Dans mon champ d’étude, réunissant tout ce que je souhaite faire, et, en plus, dans le domaine du livre. Quand j’ai vu cette annonce dans mon courriel, je m’y voyais déjà. Ça répond à tous mes critères :

  • Dans le coin de Montréal;
  • De la rédaction et de l’organisation d’événements;
  • Début de l’emploi en janvier;
  • Un salaire plus que décent avec un horaire inimaginable;
  • Un poste permanent;
  • Des responsabilités;
  • Dans un domaine très intéressant;
  • Demande une légère expérience que je dépasse amplement.

Je pourrais difficilement demander mieux! J’espère avoir la chance d’être demandée en entrevue pour pouvoir montrer à quel point ce poste m’intéresse!

Edit : Pour un premier emploi, je ne m'attends pas à ce qu'il réponde à tous ces critères, mais celui-là à l'avantage de le faire!

Fourre-tout

05 novembre 2008

La route est longue
J’avais un mariage à Sainte-Julienne en fin de semaine. Je suis partie à 8h30 vendredi matin et je comptais arriver vers 11h. Illusion. Juste avant que j’entre dans le tunnel, il a été fermé à cause d’un accident. Détour. Pancarte pas claire. Je me suis ramassée sur la 20, en direction de Québec, à la hauteur de Saint-Bruno. On change de direction, on se plonge dans les embouteillages… Appel de Jenn pour me demander ce que je fais. Elle m’indique un chemin alternatif. J’arrive à destination à 13h30. 5h pour faire un trajet qui aurait dû prendre 2h30. Sainte-Julienne, c’est vraiment loin!

Je danse
… et plus seulement dans ma tête! Je n’ai jamais été une fille qui danse pendant les partys. Je suis du genre à avoir du plaisir à regarder les autres. En fin de semaine par contre, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai été sur la piste de danse toute la soirée. J’en ai encore mal aux mollets tellement je me suis déchaînée. À mon avis, c’est l’effet du « costume ». Non, ce n’était pas un party d’Halloween, mais un mariage. Sauf que, pour une fille qui n’a jamais porté de robe longue chic, c’est comme un déguisement. Je crois que j’ai débloqué et que plus jamais je ne me ferai prier pour danser.

Travail dans le vide
Hier, j’avais un article, deux communiqués et un avis de convocation à écrire, un document à réviser, un plan de commandite à développer, une revue de presse à faire, un logo à réaliser, un plan d’action à mettre en forme, un dépliant à créer et une liste de députés à établir. Tout ça, à travers les téléphones et les étudiants qui se présentent. J’ai été particulièrement efficace, puisque j’avais déjà terminé la moitié de cela avant midi. Par contre, ça s’est gâché en après-midi. Alors que le communiqué que j’avais écrit et fait approuver était déjà envoyé à la presse, mes « employeurs » ont changé d’idée. Donc, écriture d’un avis aux médias pour qu’ils ne tiennent pas compte du communiqué. Le reste de la journée a été ainsi… chaque fois que je terminais quelque chose d’urgent, on m’annonçait qu’il ne servirait probablement pas… Ce sont des choses qui arrivent, mais ça fait une journée décourageante un peu.

Dévalons les pentes
M. X, moniteur de ski depuis plusieurs années, a décidé que je deviendrais son élève cet hiver. J’en ai fait en cinquième et sixième année, lors des cours d’éducation physique, mais plus depuis. J’avais adoré à l’époque. J’ai vraiment hâte de m’y remettre. J’ai bien l’intention d’être son élève la plus enthousiaste, bien que probablement la plus maladroite!

Défi Blog-o-trésors

04 novembre 2008

J’embarque dans le défi original de lecture de Grominou pour 2009. Ce qu’il faut faire : publier une liste de 10 livres qu’on a particulièrement aimés et qui nous ont marqués. À la suite de ça, Grominou établira une liste de toutes les recommandations et nous devrons lire quatre livres parmi ces trésors. Le choix a été difficile, mais j’ai décidé de prendre des livres que j’avais déjà commentés. Voici donc ma liste :
  • BENACQUISTA, Tonino – Saga : Une belle vision satyrique du monde de la télévision.
  • BOUCHARD, Roxanne – Whisky et parabole : Parce que c’est un livre où l’oralité est tellement bien reproduite qu’on croirait entendre les personnages.
  • DE SA MOREIRA, Régis – Le libraire : Un livre parfait pour les amoureux des livres!
  • GAVALDA, Anna – Ensemble, c’est tout : Un livre qui réconcilie avec la nature humaine, qui donne le goût d’être heureux et de sourire.
  • GOLDMAN, William – Princess Bride : Ça sent l’enfance!
  • HOSSEINI, Khaled – Mille soleils splendides : Pour comprendre un peu plus la situation en Afghanistan.
  • SETTERFIELD, Diane – Le treizième conte : Une quête livresque dont il est difficile de se détacher.
  • SZALOWSKI, Pierre – Le froid modifie la trajectoire des poissons : Pour voir le positif des choses.
  • WINTER, A.B. – La grande mascarade : Ma révélation 2007. La suite vient de sortir et je suis impatiente de la lire.
  • ZUSAK, Markus – La voleuse de livres : Pour un traitement différent. La Mort a son mot à dire dans l’histoire.
J’ai hâte d’aller piger dans les coups de cœur des autres!

Petite histoire de la chanson québécoise

30 octobre 2008

À votre avis, qui est à l’origine du premier vidéoclip québécois? Dubois? Charlebois? Dufresne? Que nenni!

C’est Yves Jacques qui, en 1981, a créé le premier vidéoclip d’origine québécoise avec son « hit » On ne peut pas tous être pauvre.

Avertissement : cette chanson colle dans la tête!

L’arroseur arrosé?

27 octobre 2008

Je réponds au téléphone, c’est M. Bête qui veut parler à Collègue Y. Je lui dis de patiente, je le mets en attente et le met en communication avec le poste de Collègue Y. Malheureusement, un problème technique fait en sorte que la ligne raccroche. J’attends donc qu’il rappelle. Pendant ce temps, un message est laissé sur la boîte vocale. Je prends le message et aussitôt que je raccroche, je vois qu’il y a un autre message, probablement laissé pendant que je prenais le premier. C’est M. Bête. « Bonjour Madame. Merci beaucoup de m’avoir raccroché au nez parce qu’il était midi et que vous vouliez aller manger. J’apprécie beaucoup. Si vous êtes capable, s’il vous plaît, demandez à Collègue Y de me rappeler au… ».

En professionnelle que je suis, je transmets le message à Collègue Y et lui demande de spécifier à son interlocuteur que c’est un problème technique qui est à l’origine de l’événement.

Dix minutes plus tard, je vois arriver quelqu’un. C’est M. Bête qui n’ose pas me regarder dans les yeux. Il me demande de parler à Collègue Y parce que son cellulaire a lâché et qu’il n’a pas pu finir sa conversation… Tiens, tiens, un problème technique!

Et maintenant que j’y pense… Si son cellulaire a lâché une fois, se pourrait-il, hypothétiquement, que ce soit également son cellulaire qui était à l’origine de la fin abrupte du premier appel?

Je me suis tue, en mangeant mon lunch devant mon téléphone… attendant qu’il sonne.

Scène à scène

23 octobre 2008

SCÈNE 4.6, intérieur nuit

Damien met à jour son site érotique à l’effigie de Candy.
Je suis vraiment en train d'écrire ça pour un cours universitaire?