Budget Express – Pause pub

17 février 2008

Être étudiante signifie aussi avoir un budget serré. Quand on sait qu’il ne me reste parfois que 3,27 $ après tous mes paiements, on sait que je n’ai pas l’occasion de faire des folies et que tout est calculé, au sou près.

J’ai découvert il y a quelque temps déjà un logiciel merveilleux pour faire son budget. Moins compliqué que tous les logiciels sur le marché que j’ai déjà essayé, Budget Express est parfait pour moi. Il est instinctif, logique, très visuel et, utilisé avec discipline, il peut être un très grand allier.

J’ai tout entré : mon compte, mon compte d’épargne, le solde de ma carte de crédit, le montant de mes prêts étudiants (gulp!). Il ne demande jamais d’information bancaire directe, c’est nous qui lui donnons les chiffres, donc côté sécurité, ça va.

Bien sûr, tout configurer peut être long, mais une fois que c’est fait, tout fonctionne comme un charme et ça vaut vraiment la peine. Une fois toutes les données entrées, on peut voir combien d’argent notre compte d’épargne va avoir accumulé dans 1 an, dans combien de temps on va avoir remboursé son prêt étudiant (en incluant le taux d’intérêt qu’on peut lui faire calculer), quelle influence l’augmentation d’un paiement peut avoir sur le reste du budget. Vraiment, c’est un petit 25 $ (en version téléchargée) ou 35 $ (en magasin) très bien investi.

Je ne suis pas plus riche, mais au moins je sais où j’en suis exactement.


Captures d'écran empruntés à cette chronique.

Repêchage – Deuxième ronde

16 février 2008

Seulement six offres de stage pour la deuxième ronde, dont trois qui étaient déjà à la première. Heureusement, aucun de mes choix précédents n’a été remis à l’affichage. S’ajoute donc en lice cette semaine : Châteauguay 1. Un autre stage très intéressant qui se place en deuxième position dans mes préférences : rédaction, organisation d’événements + fort lien avec le livre et le milieu scolaire.

Récapitulatif :

  • Montréal 1
  • Montréal 2
  • Montréal 3
  • Montréal 4
  • Ottawa 1
  • Sherbrooke 1
  • Sherbrooke 2
  • Sherbrooke 3
  • Châteauguay 1
Edit : Finalement, Montréal 4 a été remis en affichage. Je ne le voyais pas parce qu'ils ont déjà envoyé mon dossier, alors je ne pouvais pas changer d'idée. Ce n'est pas grave, ce n'est pas celui qui m'intéresse le plus.

N'importe quoi!

14 février 2008

C’est la Saint-Valentin? Alors, bonne Saint-Valentin! J’ai été taguée d’un cœur par une future TS aujourd’hui. C’était un moyen de financement : 0,25 $ pour avoir un câlin ou en envoyer un à quelqu’un, c’est une bonne idée je trouve. Je n’ai pas eu de câlin, mais j’ai eu un beau cœur en carton que j’ai porté fièrement toute la journée. C. a ajouté dessus I love you, pour que je puisse croire que j’avais un admirateur secret. C’est mignon, non?

***

C’est la Saint-Valentin! (Je sais, je l’ai déjà dit.) Pourquoi on dirait que je devrais être déprimée parce que je suis célibataire lors de cette sacro-sainte journée de l’amouuuuuuuuuuuur? On dirait que je suis entourée de personnes qui désespèrent. Même ma sœur a commencé à s’en faire avec son célibat, alors qu’on ne l’a jamais vu s’intéresser à un garçon. Bon, je ne dis pas que je n’aimerais pas être en couple, mais je ne crois pas que ça arrivera plus vite si je passe mon temps à déprimer parce que je ne le suis pas, au contraire. Je reste positive, ouverte aux possibilités et je ne saute pas sur tout ce qui bouge. ;)

***

C’est l’affichage demain! Deuxième repêchage, j’ai hâte, je n’ai pas hâte. Je veux mon Montréal 1! Ou un stage encore plus stimulant!

***

On a eu les photos de finissants hier... Sur quatre poses, deux de potables! Sur ma photo en civil, on dirait que je suis le bossu de Notre-Dame. Sur celle avec le mortier, le chapeau a l'air de tenir en équilibre sur ma tête et moi j'ai l'air concentré à ne pas le faire tomber... Au moins, les deux autres avec la toge, avec et sans fleurs, sont correctes. De toute façon, elles sont tellement chères que ça va juste me faire économiser que les autres ne soient pas belles... Une chance que c'est une de mes belles qui va être sur la mosaïque et dans l'album!

***

J’ai pris du retard dans mes travaux cette semaine. C’est rare que ça m’arrive. Je n’ai jamais été atteinte de « procrastinationite » au cours de mes études. Mais là, j’avais plus de choses à faire que mon agenda me le permettait. C’est donc hier soir que j’ai terminé le TP que je devais remettre cet après-midi. Pour y arriver, j’ai même dû accepter, me donner la permission plutôt, de ne pas arriver très préparée au cours de ce matin. Eh bien, le cours de l’après-midi a été annulé! Raison inconnue. Le professeur devrait nous écrire aujourd’hui ou demain. Je savais bien qu’il aurait fallu que je le fasse quand même mon TP, mais hier soir, j’aurais pu mettre mon temps ailleurs… par exemple, avoir préparé des idées pour le Bouillon de poulet qu’on devait écrire ce matin… Pour me « punir », j’en ai profité pour m’avancer dans mes lectures de la semaine prochaine et faire assez de recherches pour écrire trois fois mes travaux de session.

***

Je suis allée à UdeS en spectacle mardi. Je dois dire que j’y allais un peu à reculons, avec la semaine que j’avais à faire. J’avais promis à N. d’y être, elle y faisait son premier numéro d’humour sur scène. Je n’ai vraiment pas regretté ma sortie. Non seulement N. était excellente, mais tous les numéros étaient bons. De la danse de rue, de l’interprétation, une auteure-compositrice-interprète avec des chansons superbes, du piano, des chansons théâtrales et même un numéro de danse irlandaise avec des gens de mon bac (gars et filles). En plus, j’ai découvert la musique de 3 gars s’ul sofa, que je ne connaissais que de nom. Vraiment, une belle soirée!

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Une fois n’est pas coutume, mais j’avais envie de partager ce petit vidéo avec vous. Une collègue de classe me l’a envoyé cette semaine et je ne sais pas si c’est parce que je suis désespérément fatiguée, mais je l’ai trouvé très drôle.


À demain, pour les prérésultats du deuxième repêchage!

La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires – Tim Burton

13 février 2008

Fidèle à son univers d’une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d’enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour les adultes et pour l’enfant qui est en nous.

D’emblée, c’est du Tim Burton, c’est indéniable. C’est éclaté, bizarre, tordu. Le livre est bilingue, à gauche en anglais, à droite en français, et heureusement! La traduction française est atroce. Ils ont essayé de traduire et de garder, et souvent créer, des rimes à tout prix.

Un exemple :

Anglais

She finally gave her eyes
A well-deserved rest

Français

Elle finit par accorder à ses yeux (voir dessin)
Un repos qu’ils méritaient bien

Les dessins ont aussi été faits par Tim Burton. Je ne crois pas que je recommanderais ce livre à tous. Par contre, ceux qui aiment l’œuvre du réalisateur devraient également aimer son premier recueil d’histoires et poésies.

Résultats : Premier repêchage

12 février 2008

- Montréal 1 : 6 demandes
- Montréal 2 : 26 demandes
- Montréal 3 : 22 demandes
- Montréal 4 : 5 demandes
- Sherbrooke 1 : 26 demandes
- Sherbrooke 2 : 7 demandes
- Sherbrooke 3 : 16 demandes
- Ottawa 1 : 6 demandes

Je suis quand même contente, le stage qui m’intéresse plus (Montréal 1) n’a pas eu beaucoup de demandes. Je sais bien qu’il risque d’être remis à l’affichage de vendredi, mais ça me donne plus d’espoir quand même. Il y a eu des changements depuis mon choix de vendredi. Montréal 3, qui était un stage en rédaction Web, a été changé pour un stage à Montréal aussi, mais en développement de graphismes pour les outils de communication. De plus, j’ai ajouté un stage à Sherbrooke, pour développer des outils de communication, en rédaction et en graphisme aussi. J’ai hâte à vendredi pour voir les autres stages!

Évangéline & Gabriel – Pauline Gill

10 février 2008

Les Acadiens Évangéline Bellefontaine, dite LaBiche, et Gabriel Melanson portent dans leur cœur et dans leur chair la déchirure de tout un peuple arraché à ses racines pour assouvir les ambitions d’un conquérant anglais.

Dans le village de la Grand’Prée, Évangéline et Gabriel vivent, en 1755, les premiers frissons d’un grand amour. L’innocence de leur jeunesse se heurte bien vite aux mouvements des troupes anglaises, qui se font de plus en plus présentes dans le Bassin des Mines. Un complot se trame au fort Edward, où siège le lieutenant-gouverneur Charles Lawrence.

Séparés, emprisonnés, dépossédés de leurs biens, les jeunes époux, impuissants, voient les soldats anglais vider l’Acadie de ses habitants, entasser ceux-ci dans les cales nauséabondes de vaisseaux surpeuplés, pour ensuite les jeter comme des épaves sur les rives des colonies anglaises d’Amérique. L’amour d’Évangéline et de Gabriel, plus solide que le cap Blomidon, résistera-t-il au génocide de leur peuple?

Cet amour a donné une voix aux Acadiens, qui en chantent la légende depuis deux siècles.

Une très belle histoire d’amour sur fond historique. J’adore l’histoire et depuis que je m’y intéresse, la déportation des Acadiens m’a toujours captivée. Je connaissais vaguement la légende d’Évangéline et Gabriel, par des chansons généralement, mais la façon dont Pauline Gill la raconte la rend encore plus vraie. J’ai compris certaines nuances, certains faits, l’aspect humain en particulier, tels qu’on ne les aborde jamais dans les livres d’histoire. C’est le genre de livres que j’aime, une légère trame romanesque sur de grandes bases historiques.

Je mets un extrait que j’ai trouvé particulièrement beau. Surtout pour quelqu’un qui, comme moi, adore l’eau et la mer. L’extrait parle de l’accouchement et des contractions.

« C’est comme la marée montante, ma brave Clara. La première vague vient de loin et atteint à peine l’endroit où on se trouve sur la rive. Puis, la prochaine se rapproche, et ainsi de suite jusqu’à ce que nous devenions la mer elle-même. C’est pour cela que ces deux mots, mer et mère, se prononcent pareil. Il n’y a que la façon de l’écrire qui est différente, tu sais. Mais nous, celles qui parlons juste, on n’en fait pas, de différence. On sait que c’est la même mère ou mer! Peut-être parce que ce sont les hommes, pas les femmes, qui ont inventé l’écriture et qu’ils pensaient que ce n’était pas la même chose. Clara, quand les vagues commencent à se rapprocher, comme elles le font maintenant, il reste juste à laisser ce petit être que tu nous donnes nager dans les eaux tumultueuses de la Grande Vie. » p. 365


Livre lu pour le défi Le nom de la rose.

Se défaire de ses livres

J’ai du mal à donner ou à vendre mes livres. Des disques, des vêtements, des objets, n’importe quoi, je vais jeter, donner, vendre, sans remords, mais des livres… ouch! Peut-être parce que je suis une personne qui relit souvent ses livres, mais j’ai vraiment de la difficulté avec ça. Ces derniers temps, je pense souvent à la fin de mon bac, ça s’en vient relativement vite, moins d’un an. Et je sais qu’à ce moment-là, il est fort probable que je déménage et juste à penser à tous mes livres, j’ai déjà mal dans le dos. J’ai donc décidé de commencer tout de suite à faire le tri : ceux que je veux garder (séries, dédicaces et livres que je peux relire souvent) et ceux dont je dois me départir (généralement des livres que je n’ai lus qu’une fois et que je sais que je n’aurai jamais envie de relire). Même dans ce cas-là, ça me fait mal au cœur.

Je suis quand même fière de moi, j’ai réussi à mettre de côté une trentaine de livres dont je peux me débarrasser. Bon, ils ne sont pas encore sortis de chez moi, il se peut donc que je fasse une rechute, mais je crois que je vais résister à la tentation. Heureusement, pendant mon stage à Québec, j’ai redécouvert le plaisir des bibliothèques : pouvoir lire sans cesse, à la vitesse que je veux, sans remords d’avoir payé 30 $ pour un livre lu en 4 heures. Je crois que mes futurs déménageurs me remercieront pour ça.

(Je n’ai fait le ménage que de trois boîtes, les autres sont inaccessibles pour le moment, je trouve quand même que c’est un bon début…)

Conscience et Austen

09 février 2008

Je suis tombée par hasard sur plusieurs blogues de mes collègues de classe. Je n’irai pas me manifester sur ceux-ci, je ne désire pas qu’ils me lisent. D’un autre côté, j’ai l’impression d’être voyeuse et de les espionner. On dirait que c’est pire de lire des gens qu’on connaît, quand elles ne le savent pas, que de lire des inconnus. Pourtant, dans les deux cas, les personnes écrivent volontairement au grand jour, en plus, mes collègues utilisent leur vrai nom… Je ne sais pas si je continuerai à les lire… Ma conscience me joue des tours.

***

Je suis en train de regarder le film Le club Jane Austen, mais je n’accroche pas. Je vais quand même le terminer. C’était un livre plutôt narratif, et le film l’est aussi, mais ça ne le sert pas bien…

Témoignage

Finalement, ça s’est très bien passé. Je n’avais pas à parler d’un sujet précis, je devais juste ajouter des détails à ce que Prof X disait et y aller de mon expérience personnelle. C’est surtout sur les stages qu’on m’a posé des questions et je crois que j’ai bien répondu. Il y a même deux filles qui sont venues me voir pour me dire que j’avais l’air passionnée parce que je faisais et que ça leur donnait le goût à elles aussi. Je crois que j’ai aidé à « convertir » au moins deux personne à notre programme.

J’ai vraiment aimé mon expérience, je le referais n’importe quand. C’est plus facile que faire un exposé oral, parce que je connaissais mon sujet : moi et mon expérience.

Tag barbecue

(Bien non, tout le monde reste habillé!) Je me suis fait taguer – à retardement hihi – par Grominou2. Voilà donc le résultat de cette tag.

Les règles du questionnaire :

  • Écrire le lien de la personne qui nous a tagué
  • Préciser le règlement sur son blogue
  • Mentionner six choses sans importance sur soi
  • Taguer six autres personnes en mettant leur lien
  • Prévenir ces personnes sur leur blogue respectif

1) J’en ai déjà parlé ici, mais mon agenda est mon meilleur ami. Il faut absolument que j’écrive TOUT ce que j’ai à faire, sinon j’ai peur de l’oublier. Je vais même jusqu’à écrire ce que j’ai déjà fait juste pour le plaisir de le rayer ensuite. Je sais, ça frôle l’obsession.

2) Je dois absolument bien écrire, en tout temps. Dans le sens d’avoir une belle écriture. Je déteste les ratures, et comme j’écris généralement au stylo, je recommence souvent pour que ça soit parfait. Juste laisser une note sur un post-it (papillon adhésif en français, c’est mignon, non?), je peux recommencer 4 fois si ce n’est pas à mon goût, c’est sans parler des listes d’épicerie… J’essaie de me contrôler, en pensant à l’environnement, mais c’est souvent plus fort que moi.

3) Les listes. Je fais des listes pour TOUT. Sur le bureau de mon ordinateur, j’ai des blocs-notes avec des listes : livres à lire, livres à acheter, films à voir, films à acheter, cadeaux de Noël à offrir, livres que je possède, films que je possède, musique que je veux découvrir, livres lus, films vus… Je liste tout! Je suis très organisée… mais un beau jour, j’aurai besoin de faire une liste… de mes listes!

4) J’ai longtemps eu un tic avec ma bouche. Je retroussais la lèvre supérieure, comme si je voulais la sentir. J’ai fini par l’abandonner, parce que ce n’était pas très chic. Mais je viens de découvrir que j’en ai un nouveau. Je me flatte le nez. Quand je réfléchis, quand j’essaie de m’endormir, je me flatte le nez. Peut-être que ça va faire disparaître les taches de rousseur! Hihi

5) Je chante tout le temps, quand je suis seule. En voiture, aussitôt que la musique commence, je me mets à chanter, que je connaisse ou pas la chanson. Généralement, je la connais puisque c’est un DC. D’ailleurs, ça doit faire 2 mois que j’ai la même chanson qui joue en boucle dans ma voiture et ça commence à taper sur les nerfs de mes rares covoitureurs.

6) J’ai eu une doudou jusqu’à tout récemment. C’est un couvre-lit que j’ai eu à l’âge de 12 ans? Il avait donc 13 ans quand il a rendu l’âme. Il était tellement usé qu’on voyait à travers et qu’il n’y avait plus de bourrure. J’aimais dormir avec lui, directement contre ma peau, son odeur et sa – plus – que douceur m’aidait à m’endormir. La doudou repose maintenant dans un dépotoir à Québec…

Bon, c’est assez les révélations gênantes. ;) Je vais taguer : Dobby (évidemment :p), Marie (si elle passe par là), Oréole (elle l’a déjà fait hihi) et puis les trois personnes qui passeront par ici et qui ne l’auront pas encore fait! Je n’avertis personne! Et puis, je n’oblige personne à le faire (sauf Dobby, évidemment).

Repêchage – Première ronde

08 février 2008

De très belles offres de stages pour la première ronde, j’aurais pu utiliser mes 15 options directement là, mais je préfère m’en garder pour les autres rondes. Donc, pour cette première ronde, sont en lice (j’en connais une qui va être contente) :

  • Montréal 1 (Réd., Rév., Trad., Web, organisation d’événements)
  • Montréal 2 (Réd., Rév., organisation d’événements)
  • Montréal 3 (Rédaction pour le Web)
  • Montréal 4 (Réd., Rév., organisation d’événements)
  • Ottawa 1 (Révision et traduction)
  • Sherbrooke 1 (Organisation d’événements)
  • Sherbrooke 2 (Rédaction journalistique)

Le stage qui m’intéresse le plus : Montréal 1. Sérieusement, on dirait que l’offre de stage n’a été écrite que pour moi. Je voulais continuer à faire de la rédaction et de la révision, mais je voulais aussi toucher à la traduction (anglais vers français) et à l’organisation d’événements. Le fait d’écrire pour le Web ne serait qu’un plus. Je veux ce stage, je le VEUX!

En attendant, il faudrait bien que je commence à faire mon portfolio pour les entrevues...

Je suis masochiste

07 février 2008

Bon, tous ceux qui s’attendaient à avoir des détails sur ma vie intime peuvent passer à un autre message!

Qui est gênée? Moi. Qui déteste les exposés oraux même si elle s’est améliorée? Moi. Qui a envie de disparaître sous le plancher quand toute l’attention est tournée vers elle? Moi. Qui était tellement intimidée par Prof X qu’elle n’osait même pas lui poser de questions à la première session? Moi. Qui aime les fruits de mer? Ehhh, pas moi, mais c’est hors sujet!

Finalement, qui a volontairement donné son nom pour servir d’assistante à Prof X et donner un témoignage sur son expérience au bac et en stage devant une salle remplie de cégépiens, futurs étudiants à l’université, et de leurs parents? MOI!

Si ce n’est pas être maso, ça…

***

Le repêchage commence demain!

Replay – Ken Grimwood

06 février 2008

En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouvait dans son bureau new-yorkais écoutait sa femme qui répétait au téléphone : « il nous faut, il nous faut… ». Bine sûr, il leur aurait fallu un enfant, une maison plus confortable, un job plus rémunérateur. Mais surtout parler. A cœur ouvert. Pour une fois. Sur ce, Jeff mourut d’une crise cardiaque. Et voici qu’il se réveille en 1963, âgé de dix-huit ans, dans sa chambre d’université à Atlanta. Programmé pour le même avenir? Non, car ses souvenirs sont intacts. Fabuleuse différence. Il sait qui va gagner le prochain Derby, ce qu’il en sera d’IBM et d’Apple. De quoi devenir l’homme le plus puissant du monde, jusqu’à…

… sa deuxième mort, à la même date. Et, quand il se retrouve à nouveau en 1963, libre à lui d’expérimenter autre chose : le sexe, la drogue. À moins qu’il ne découvre l’amour avec une femme qui comme lui, « rejoue » son existence, jusqu’à…

…leur troisième mort à la même date. Combien de fois vivront-ils ensemble (d’autant que la courbe du temps les condamne à se retrouver de plus en plus tard) en repassant par les assassinats de 1960, le Viêt-Nam, le Watergate, la révolution technologique? Combien de fois se perdront-ils? Et pourquoi ont-ils été choisis pour recommencer leur vie?

J’ai adoré le principe de ce livre. Je n’ai pu m’empêcher de penser à ce que je ferais si je devais recommencer une portion de ma vie. Je ne suis pas arrivée à des conclusions très précises, mais l’exercice était intéressant à faire. Pour revenir au livre, c’est bien écrit, on s’attache rapidement à Jeff et à Paméla. À un certain moment du récit, j’ai eu peur qu’on tombe dans le plus que surnaturel, mais ça ne s’est pas passé ainsi. Heureusement, parce que ça aurait gâché toute l’histoire. Une belle découverte, je vais sans doute lire d’autres livres de cet auteur, s’il en a écrit d’autres.

Brèves (peut-être longues) de la semaine

05 février 2008

Ordinateur
Je ne suis pas très présente ces derniers temps, mais c’est parce que je n’ai pas encore récupéré mon ordinateur. Il a apparemment décidé de prolonger son séjour en Ontario. Ça va faire deux semaines jeudi. Ça ne me stresse pas trop : j’ai déjà «perdu» un ordinateur pendant 2 mois. C’est vrai que celui-là, c’est à Vancouver qu’il était allé…

Tout ça pour dire que je grappille du temps à gauche à droite quand je le peux. J’ai tout de même hâte de le récupérer, la mi-session arrive, avec son lot de travaux, et je déteste écrire mes travaux dans les laboratoires informatiques à l’école : il y a toujours des gens que je connais et bon, je suis sociable quand même, alors un travail qui me prendrait 2 heures, me prends 5-6 heures.

Edit : Je viens de recevoir un appel. Mon ordinateur est prêt! Reste à savoir si je devrai passer ma soirée à tout réinstaller mes programmes où s’ils ont pu réparer sans formater…

Sportive de salon… sociale
Il y en a qui sont des fumeurs ou des buveurs sociaux… moi je suis une regardeuse de sport à la télévision sociale. M’installer toute seule devant un match de hockey ou une partie de football? Jamais! Par contre, tu me mets en gang, et je suis la plus partisane des partisanes. C’est vraiment bizarre quand même, ou peut-être pas. Bref, dimanche soir, soirée avec un groupe d’inconnus (deux amis, et leurs amis, et les amis de leurs amis, bref, je connaissais deux personnes sur quatorze) pour regarder le Super Bowl. Très belle soirée, malgré des chaises-girafes (lire : bancs beaucoup trop hauts pour mes 1,65 m) très inconfortables, de la nourriture pas très bonne et des voisins de table très en voix. En plus, j’ai gagné mon « pari » – que je n’avais pas fait officiellement, parce que je perds toujours quand je gage réellement. En plus, j’ai compris le jeu. J’avoue, ce n’est pas très compliqué à comprendre, mais encore faut-il s’y attarder. Ça m’a même donné le goût d’aller voir les V&O à leur prochaine saison…

Nouvelle
Je remets les 1 000 premiers mots de ma nouvelle à mon groupe de lecture aujourd’hui. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me stresse énormément. C’est toujours le cas en fait quand je dois faire lire un texte plus imaginatif ou plus créatif à d’autres personnes. On dirait que j’ai peur qu’ils ne trouvent pas drôle ce que je me suis plu à écrire. J’aime particulièrement une partie de ces 1 000 mots. Je la trouve pleine d’humour et plutôt loin de ce que j’écris en général. Je suis plus sombre ou introspective dans mes écrits habituellement. Je verrai bien. Je peux tout de même vous donner le titre de ma nouvelle : [Sans titre]. C’est le vrai titre. Ça va parfaitement bien avec l’histoire, je me suis trouvée vraiment inspirée sur ce coup-là! Mea Culpa : abus d’adverbe dans le dernier paragraphe.

Pour finir…
Avant de retourner à mon livre (Replay), voilà la pensée qui m’obsède cette semaine : l’amitié, c’est déjà beaucoup, non? Je sais que la réponse est oui, il faut juste que je m’en convainque maintenant…

Soutien-gorge rose et veston noir - Rafaële Germain

29 janvier 2008

La première clause du Manifeste du célibat était pourtant claire : «Être et demeurer célibataire». Voilà le but que s’étaient donné Chloé, Antoine et Juliette, trois amis qui ne croyaient pas en l’amour. Ils y seraient peut-être arrivés si Chloé n’avait pas décidé, un jour, de partir à la recherche du grand amour. Celui dont elle rêvait petite en demandant à sa mère si elle allait le trouver. Cette dernière lui répondait alors : «Qué sera, sera»... Et c’est ce que Chloé découvrira, à travers ses joies et ses peines, ses difficultés et ses surprises : les voies de l’amour sont impénétrables.
Bon, on s’entend tout de suite pour dire que ce n’est pas de la grande littérature. Un roman de fille 100 % rose bonbon. Par contre, une fois de temps en temps, ça fait du bien, mais pas nécessairement celui-là. Le début est lourd, long, et le langage utilisé par les personnages, qu’on veut montrer plus québécois qu’un pur laine, finit par taper sur les nerfs. Peut-être que je ne lis pas assez de romans québécois, et c’est pour ça que de lire les personnages sacrer aux deux phrases me dérange. Pourtant, plus on avance dans le livre, plus le langage s’améliore. Outre ça, après une quarantaine de pages, on voit venir le dénouement de l’histoire, comme le nez dans le visage. C’est tellement gros que s’en est risible. Il y a quelques bonnes blagues et des références culturelles qui sont drôles à lire, mais ça se gâche vers la fin quand on termine le tout en hâte et dans la guimauve la plus totale. Être méchante, je dirais que c’est du Helen Fielding ou du Sophie Kinsella de débutante. J’ignore si j’aurai envie de lire le prochain livre de cette auteur qui sort en mars…

Livre lu pour le défi Le nom de la rose.

Brèves (plutôt longues finalement) de la semaine

25 janvier 2008

Malédiction
Les ordinateurs portables et moi, on ne fait pas bon ménage… Ça fait 4 ans que j’ai changé mon ordinateur de table pour un portable et j’ai eu près de 7 ordinateurs différents depuis. Dans mon cas, la garantie prolongée n’est pas une option, c’est une obligation. Pourtant, je ne les maltraite pas mes ordis, je les chouchoute même. Je n’ai jamais eu de virus, je n’ai jamais échappé un ordinateur, je le transporte – rarement – toujours dans un sac exprès pour eux, mais rien à faire, ils brisent toujours! La carte-mère flanche après 2 mois, le disque dur casse – physiquement – en deux, la batterie perd sa charge, la mémoire vive fait défaut… nommez-moi un problème et je l’ai sûrement déjà eu!

Je croyais avoir conjuré le mauvais sort, ça faisait 1 an ½ que je n’avais eu aucun problème avec mon ordinateur. Mais voilà qu’il se met à me faire des écrans de toutes les couleurs : rose, vert, bleu poudre, orange, rouge… l’arc-en-ciel au complet y est passé! Diagnostic préliminaire : y’a un fil entre l’ordi et l’écran qui va bientôt rendre l’âme, se couper, se sectionner… Direction Toronto. Dire que moi-même, je ne suis jamais allée à Toronto et que mes ordis y vont annuellement… Bref, mon ordi est chez le docteur et moi je vais aller me faire exorciser…

La musique est la clé du succès
Quand je m’entraîne surtout! Il faut dire qu’à mon gymnase, la musique varie beaucoup selon les entraîneurs sur place. Je n’ai rien contre la musique d’Annie Villeneuve, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus motivant pour faire du cardio. Je me suis donc concocté une liste de chansons entraînantes sur mon lecteur mp3 et, sans même m’en rendre compte, j’ai augmenté ma vitesse et ma distance sur mon amie l’elliptique. Ce n’est pas nécessairement de la musique que j’écoute tous les jours, mais ça donne de l’énergie. D’ailleurs, je suis ouverte aux suggestions, à trois fois par semaine, je risque de me lasser de ma liste rapidement si je ne l’allonge ou ne la renouvelle pas. Et vous, vous vous entraînez sur quoi?

Hans et Gret dans le Bronx
En rédaction créative, il fallait réinventer un conte de fée à la sauce plus moderne. Ma coéquipière et moi nous sommes attaquées au classique Hansel et Gretel. Remplacez-les par Hans et Gret, mettez l’histoire dans le Bronx, changez leur père (bûcheron) en trafiquant de bois d’œuvre et la maison de pain d’épices en maison close du nom de La bonbonnière, et vous trouverez une histoire que vous ne voudrez en aucun cas lire à vos enfants.

LE sujet : objet vs chose, le même combat
Des lectures, des lectures, et encore des lectures. Ça résume pas mal ma semaine. Je vous laisse imaginer 135 pages théoriques sur la différence entre un objet et une chose. Des heures et des heures de plaisir, je vous l’assure. Pourtant, en tant que finissante, je croyais avoir tout vu dans ce bac. Mais non, après avoir lu toutes les pages, attentivement, en prenant des notes, je n’ai pas pu faire autrement que constater que je n’avais absolument rien compris, niet, nada. Et voilà que, hier, le professeur transforme UN seul mot, pour un autre plus connu, enfin, appris lors d’un cours précédent et voilà que tout s’éclaire – alléluia avec la petite musique d’ambiance. Je vais relire toutes ces pages – oui, oui – avec l’impression d’avoir enfin retrouvé mon intelligence!

Coquerelle
Pendant le même cours, le professeur faisait des liens entre le nom des voitures et les qualités que ce nom présupposait, ex. : jaguar, puma, etc. Et moi, me sentant spirituelle, et parce que j’en étais à ma neuvième heure de cours de la journée, chuchote à Jo. « Je veux une voiture Coquerelle dans ce cas, parce que c’est pas tuable » (non, je n’ai pas l’habitude de parler pendant les cours ;). Le professeur continue son explication : « Il ne viendrait jamais à personne l’idée d’appeler une voiture Tortue, Papillon, ou – je vous le donne en mille – Coquerelle ». Le professeur ne pouvait pas m’avoir entendue, mais Jo. et moi avons eu du mal à retenir notre fou rire.

Bon, raconté comme ça, c’est beaucoup moins drôle, mais maintenant, ça va passer à l’histoire… du moins, à mon histoire!

Bague
Comme je l’ai mentionné, je suis finissante. Au sens large du mot, parce que je finis réellement en décembre 2008, mais comme la moitié des gens de mon programme (ceux qui ne font pas tous les stages) finissent en avril ou en août, je fais partie des finissants. Qui dit finissante, dit $$$$, beaucoup de $$$$. Au secondaire, j’avais réduit ça à la plus simple expression : je n’avais aucune affinité avec les élèves de mon degré et je n’avais pas envie de faire semblant que tout le monde est gentil alors que j’avais été le souffre-douleur pendant 4 ans. J’ai pris l’album et les photos, c’est tout.

Mais là, j’ai adoré mon bac, qui a passé à la vitesse de l’éclair, alors je veux en garder des souvenirs. Les photos et l’album, c’était déjà automatique dans mon esprit. Pour le bal, il a fallu me convaincre, mais ça n’a pas été trop difficile. (Bon, quand je vais devoir trouver la robe, chose que je compte bien procrastiner le plus longtemps possible, je vais sûrement regretter ma décision, mais ça, c’est une autre histoire.) Restait la bague. Je ne suis pas une porteuse de bijoux, même une montre, ça me prend du temps à m’habituer et si j’arrête de la porter ne serait-ce qu’une semaine, tout est à recommencer. Je suis donc allée chercher le catalogue, hier, en me disant que ça ne m’engageait à rien. Douze pages et 100 modèles plus tard, je suis tombée en amour (désolée de l’anglicisme ;) avec un modèle : mince, discret, joli, stylisé et avec ma pierre de naissance en plus. Encore de l’argent… mais je suis rusée. J’ai commencé à dire autour de moi que ça ferait un beau cadeau de fin de bac… et la moitié de la bague s’est payée comme cadeau 11 mois à l’avance. J’ai hâte de l’avoir maintenant!

Montréal
Je sors de mon trou pour affronter la Grosse-Méchante-Ville-Polluée-Et-Dangereuse-Après-22h (clin d’œil à Dobby) en fin de semaine. Je vais voir des amies et livrer du vin. Le premier étant plus important que le deuxième. Sauf peut-être pour Je, qui veut aussi voir son vin, moi je viens en option (ben non, c’est pas vrai ;).
P. S. Je n'ai pas peur de Montréal pour vrai ;)

Finalement
Ouin, si vous vous êtes rendus jusqu’à la fin de ce message, vous êtes bons! J’ai été très bavarde aujourd’hui! Je vais retourner à Soutien-gorge rose et veston noir que je lis pour mon défi de lecture… quoiqu’il va peut-être devenir mon premier abandon 2008…

La citation de la semaine : C’était trop beau pour être vrai, ou il était trop beau pour être vrai, dixit moi.

Mille soleils splendides – Khaled Hosseini

19 janvier 2008

Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan.

Mais parviendront-elles jamais à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs « mille soleils splendides »?

C’est le deuxième livre de Khaled Hosseini, auteur des Cerfs-volants de Kaboul. J’hésite à dire qu’il est moins violent que le premier, mais je crois que c’est surtout parce que la violence est plus subtile, plus quotidienne que dans son premier roman. J’ai rapidement été touchée par l’histoire de Mariam, qui ne l’a jamais eu facile, et par celle de Laila, qui a vu son univers basculer d’un jour à l’autre. Encore une fois, on en apprend un peu plus sur la situation en Afghanistan, sur les traits culturels, comme la burqa. Cette vision de l’intérieure aide à comprendre. Bien que ce soit une œuvre de fiction, je crois qu’il y a une grande richesse à ressortir de ce livre pour la compréhension du peuple afghan et de ce qu’ils vivent : leur vision des talibans et de la guerre déclarée par Bush. Une belle lecture, difficile par bout, mais enrichissante.

Lu pour le défi Le nom de la rose.

Saga – Tonino Benacquista (suite)

12 janvier 2008

Nous étions quatre : Louis avait usé sa vie à Cinecittà, Jérôme voulait conquérir Hollywood, Mathilde avait écrit en vain trente-deux romans d’amour, et moi, Marco, j’aurais fait n’importe quoi – mais n’importe quoi! – pour devenir scénariste. Même écrire un feuilleton que personne ne verrait jamais. « Saga », c’était le titre.

Finalement, je n’ai pas pu m’empêcher de le terminer. Voilà une chose de moins que j’aurai à faire au cours des prochains mois. J’ai du mal à cerner ce qui m’a tant plu dans ce livre, mais je ne pouvais pas en détacher les yeux. D’abord, j’aimais bien l’idée de départ : quatre scénaristes, plus ou moins désespérés, rassemblés pour écrire un feuilleton destiné à être diffusé à 4 heures du matin. Ensuite, c’est bien écrit, ça coule facilement et les remarques amusantes fusent. J’ai bien aimé pouvoir lire des extraits du scénario que le groupe écrivait. Je me suis facilement attaché Louis, Jérôme, Mathilde et Marco. Je voulais savoir ce qu’il allait leur arriver, c’est sans doute pourquoi je ne pouvais pas m’arrêter de lire. J’ai mis deux autres livres de cet auteur dans ma liste : Malavita et Quelqu’un d’autre. J’ai bien hâte de voir si le charme va encore opérer!

Ils l'ont également lu : Desmurmures, Jo, Louis, Prol, Onassis, Amanda, Allie, Karine

Saga – Tonino Benacquista

Pour mon cours de rédaction créative, j’étais censée avoir plusieurs bouts de roman à lire, mais finalement, le professeur a décidé de nous faire lire un roman au complet. Il s’agit de Saga, de Tonino Benacquista. Je dois avouer que j’avais des appréhensions. Chaque fois qu’un livre m’était imposé au Cégep ou à l’Université, ça ne tombait jamais dans mes goûts, à une exception près, L’écume des jours de Boris Vian.

Cette fois-ci, je suis complètement dedans. Je suis censée lire une vingtaine de pages par semaine, pendant toute la session… IMPOSSIBLE! En trois jours, je suis rendue à la moitié et je vais le terminer avant le prochain cours, c’est sûr. Je reviendrai avec plus de détails prochainement. Je vais aller faire une petite recherche pour d’autres livres de cet auteur en attendant. (Comme si ma liste à lire n’était pas assez longue comme ça… ;)

Puce

11 janvier 2008

Puce a 3 ans et habite dans mon immeuble. Elle est souvent irritable et se plaint fréquemment de maux de tête. Le diagnostic tombe : tumeur au cerveau. Elle est opérée, mais les médecins ne peuvent pas tout enlever. Un an de chimio et de radiothérapie plus tard, Puce a maintenant 4 ans. Elle a souvent été malade, mais quand elle est en forme, tassez-vous de là, vous ne pourrez pas l’arrêter.

Hier, Puce courrait partout et donnait des câlins à qui en voulait. Elle ne sait pas encore qu’elle vient de vivre son dernier Noël parce que le monstre dans sa tête a repris des forces et que les médecins ne peuvent plus rien faire.

Tout ce qui l’importe pour le moment, c’est que son passeport et celui de Papa, Maman et Frérot arrivent au plus vite pour qu’elle puisse aller voir Mickey et Minnie. Merci Rêves d’Enfants.

Premiers cours, premières impressions

10 janvier 2008

La première semaine de cours est terminée. La session s'annonce très intense. Beaucoup de trucs à écrire. Bon, le fait que j'aie choisi trois cours de rédaction comme cours optionnels, ça influence un peu, mais même dans les cours obligatoires, il va y avoir beaucoup de rédaction. Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre, c'est en rédigeant qu'on écrit mieux!

Le cours sur le multimédia va être ardu, mais le professeur (dans ce texte, professeurs et chargés de cours sont appelés professeur) a l'air très dynamique et il fait des blagues, ça risque de mieux faire passer la matière.

Le cours de rédaction créative va être, je crois, mon cours préféré. Déjà, le professeur est complètement fou, dans le bon sens du terme. On va écrire beaucoup, mais sur des sujets très intéressants. Juste au premier cours, on a dû écrire un texte à partir de nos cartes d'idées sur le mot sang. Je terminerai le cours en ayant écrit une nouvelle de 20 pages, tout un défi en soi, mais j'ai déjà mon idée et j'ai hâte de la développer!

Le cours de révision et réécriture va être sous forme d'ateliers. Je crois que je vais apprendre encore plus que lors de mon premier cours de révision. Pendant mes stages, je voyais bien que ma réécriture avait des limites. Ça va encore me coûter cher d'ouvrages de référence, mais au moins, ce n'est pas perdu!

Le cours de journalisme n'est pas comme je le pensais, mais je crois que je vais beaucoup y apprendre quand même. Je n'ai pas l'intention de devenir journaliste, mais je veux explorer le plus de genres d'écriture possible. Comme devoirs? Entre autres, lire La Presse tous les jours. Pas un gros effort à faire de ce côté, je lisais déjà Cyberpresse au complet tous les jours, en plus de faire la revue de presse de l'endroit où je travaille.

Le dernier cours, et non le moindre... Le troisième du jeudi, le plus ennuyant, jusqu'à maintenant en tout cas. En fait, la matière n'est pas ennuyante, c'est le professeur qui a un ton monocorde et qui part sur des bulles. Difficile de le suivre dans ces conditions. Juste aujourd'hui, on ne devait que regarder le plan de cours ensemble. On n'avait même pas lu la première page, qu'on avait parlé de bicyclette, de fumée de cigarette, d'espadrille, de nudisme, de talon haut et de portable. Bien sûr, il faisait des liens... mais des liens, dans des liens, avec d'autres liens... Ça fait un capharnaüm d'idées difficiles à suivre.

En somme, une session très occupée en perspective, avec mes cours, mon travail, mes entraînements, et j'adore ça! J'aime être occupée, surtout quand ce sont des activités qui sont fixes dans le temps.

Santé mentale

09 janvier 2008

Après combien de clics à l’heure sur le bouton « Envoyer-Recevoir » d’Outlook devient-on officiellement bonne à enfermer?

Jess, névrosée en devenir…

Terre et cendres – Atiq Rahimi

06 janvier 2008

Un pont, une rivière asséchée dans un paysage désolé, la guérite d’un gardien mal luné, une route qui se perd à l’horizon, un marchand qui pense le monde, un vieillard, un petit enfant, et puis l’attente. Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan, pendant la guerre contre l’Union soviétique. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu’au village tous sont morts sous un bombardement. Il parle, il pense : enfer des souvenirs, des attentes, des remords, des conjectures, des soupçons… C’est une parole nue qui dit la souffrance, la solitude, la peur de n’être pas entendu.

Tant de choses dans un tout petit livre, même pas 100 pages. D’abord, une écriture originale : le narrateur parle à la deuxième personne du singulier. « Tu sors une pomme du baluchon rouge gol-e-seb­, et tu la frottes contre ton vêtement poussiéreux. » Ça prend quelques pages pour s’y habituer, mais ensuite, ça passe rapidement. Le récit n’est pratiquement qu’un monologue. Un vieil homme qui est sur le chemin avec son petit-fils pour annoncer une triste nouvelle à son propre fils. Peu de pages, beaucoup d’émotions, une introduction à la culture afghane : un petit livre qui fait réfléchir.

L’éducation d’une fée – Didier van Cauweleart

05 janvier 2008

Que faire lorsque la femme de votre vie décide de vous quitter parce qu’elle vous aime? Comment sauver le couple de ses parents quand on a huit ans? Une fille à la dérive peut-elle devenir une fée parce qu’un petit garçon a décidé de croire en elle?

Avec la force, l’humour et le style qui ont fait le succès de tous ses romans, Didian van Cauwelaert, prix Goncourt pour Un aller simple, nous montre une fois encore comment le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux, et la détresse ouvrir le chemin d’une seconde vie.

J’avais bien aimé le livre L’évangile de Jimmy de cet auteur. Pourtant, L’éducation d’une fée, qui a été écrit avant, est très différent. Pas de grandes enquêtes, un suspense léger, on est loin des attaques du FBI. J’ai eu du mal à embarquer, peut-être que j’attendais la fée? Mais au fil des pages, je me suis attachée aux personnages. Le récit est un peu trop linéaire, peu de rebondissements et il est somme toute prévisible. Ça demeure tout de même une lecture agréable, pas de grosses surprises, mais j’ai passé un bon moment.

Le défi littéraire d’une vie

Je n’ai reçu qu’un livre à Noël, mais tout un. C’est une brique : Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie, sous la direction de Peter Boxal. On ne se le cachera pas, c’est subjectif comme livre. Même s’ils affirment avoir consulté des experts en littérature du monde entier, on confierait le même ouvrage à d’autres personnes, et on aurait probablement 1001 livres différents, ou presque.

J’ai bien l’intention de passer à travers éventuellement et de commencer à les lire dans l’ordre. Ils sont classés par époque et commencent au 9e siècle, avec Les mille et une nuits, que j’ai déjà lu d’ailleurs. J’ai déjà lu une dizaine des livres qui sont dans cet ouvrage et il y en a plusieurs qui sont déjà dans ma liste à lire. J’ai déjà fait plein de belles découvertes avec ce livre, juste en le feuilletant…

J’ai hâte de commencer! Mais avant, je dois terminer ma pile à lire… Elle a beaucoup diminué, mais j’ai hâte de ranger ces livres!

C’est fou comme je n’en peux plus d’attendre d’avoir une bibliothèque digne de ce nom! La majorité de mes livres sont dans des boîtes, difficilement accessibles. Je m’ennuie d’eux!

Participez au Lotolivre-Québec

03 janvier 2008

Inspiré d'un concept français, le Lotolivre-Québec est, comme son nom le dit, une loto. En s'inscrivant, tous les participants s'engagent à envoyer un livre au gagnant. Un tirage au sort aura lieu le 24 février afin de désigner 2 gagnants : Le Lys d’or sera l’heureux gagnant de l’ensemble des livres proposés par les autres participants et le Bleuet d’argent recevra le livre proposé par le gagnant du Lys d’or.

Bien sûr, on n'est pas assuré de gagné, mais la personne gagnante pourrait recevoir une dizaine de livres! C'est une belle façon de partager nos coups de cœur. Pour cette édition, et probablement les suivantes, il faut envoyer au gagnant un livre écrit par un Québécois ou un Canadien-Français. C'est ouvert à tous les canadiens francophones qui ont, ou pas, un blogue!

Je vais y participer et j'offrirai le livre Un petit pas pour l'homme de Stéphane Dompierre. J'espère vous y croiser. :)

Pour participer :

2007 c’est…

31 décembre 2007

80 livres
7 spectacles de musique
3 pièces de théâtre
2 spectacles d’humour
53 films en dvd (Je n’ai pas compté les 1000 fois où j’ai écouté Love Actually)
45 films au cinéma
3 expositions

(Hey oui, je suis maniaque au point de tout écrire… Je peux même dire à quelle date j’ai vu tel film ou terminé tel livre… Je songe sérieusement à me faire interner!)

Je ne sais pas si je dois en être contente… ou commencer à avoir une vie ;)

Bonne année 2008! Qu’elle soit remplie de découvertes culturelles!

Noël est le 2 janvier

27 décembre 2007

Je n’ai pas fait de billet spécial pour Noël. Vous avez mes meilleurs vœux quand même, mais je ne me sens pas dans l’esprit de Noël, pas encore du moins. Pourtant, mes cadeaux sont achetés depuis la mi-novembre. Je pourrais même dire que je me sentais plus dans l’esprit des fêtes en novembre que maintenant. Il faut dire que je n’ai pas encore fêté Noël.

Ce n’est pas une grosse fête dans ma famille, en fait, on fait un souper avec ma mère et mes sœurs, on joue à des jeux de société et on se donne nos cadeaux. Rien d’extravagant, et ça me va comme ça. Mais cette année, c’est compliqué, nous travaillons toutes les quatre pendant le temps des fêtes : mes sœurs dans des magasins, donc des horaires de jour et soir, et ma mère et moi dans une résidence pour personnes âgées, donc des horaires de soir et de nuit. Si bien que, la seule soirée qu’on peut fêter Noël et où personne n’aura à quitter au milieu de la soirée pour aller travailler, c’est le 2 janvier.

Je n’étais pas censée travailler pendant le temps des fêtes, mais ils avaient besoin d’aide à la résidence pour personnes âgées où travaille ma mère. Tellement en fait, que je vais avoir fait 120 heures de nuit en 2 semaines. Un peu fou quand j’y pense et j’ai l’impression de passer mes vacances à dormir, mais au moins je rends service. Je termine le 2 janvier au matin. Je vais dormir une partie de la journée avant qu’on commence à « fêter ». Le 3 janvier, je commence mon emploi à l’Université et je commence mes cours le 7 janvier.

Alors, quand on va me demander comment se sont passées mes vacances… Des vacances? Quelles vacances? Dire que mes prochaines sont… Noël prochain!

Défi lecture!

24 décembre 2007

J’ai décidé d’embarquer dans le défi que propose Grominou, qui l’a adapté de chez Annie.

Catégories

• Un livre avec une couleur dans le titre;
• Un livre avec un nom d'animal dans le titre;
• Un livre avec un prénom dans le titre;
• Un livre avec un nom de lieu géographique dans le titre;
• Un livre avec un phénomène météorologique dans le titre (vent, nuage, ouragan, etc);
• Un livre avec un nom de plante dans le titre.

Un livre ne peut servir que pour une seule catégorie. C’est pas mal, ça ne fait que six livres à lire pour remplir ce défi, je devrais m’en sortir.

Ma liste :

Soutien-gorge rose et veston noir, Rafaële Germain
La triste fin du petit enfant huître, de Tim Burton
Évangéline & Gabriel, de version de Pauline Gill
Les bourgeois de Minerve, de Maryse Rouy
Mille soleils splendides, de Khaled Hosseini
Envies de fraises, de Jennifer Weiner

Je n’ai pris que des titres qui se trouvaient déjà dans ma liste à lire. Ils sont sujets à changement, surtout le dernier. Embarquez vous aussi si ça vous intéresse

Incompétence

21 décembre 2007

C’est rare que je me sois sentie incompétente. Pas parce que je suis meilleure que les autres, mais probablement parce que je suis toujours restée dans mes champs de compétence. La première vraie fois, c’est quand j’étais en stage en enseignement. Là, j’ai vraiment frappé un mur en m’apercevant que je ne pourrais jamais être à la hauteur. La deuxième fois fut hier. Je ne peux pas aller dans les détails, pour garder l’anonymat des personnes concernées, mais pendant le temps des fêtes, je serai une sorte de préposée aux bénéficiaires de nuit. Hier, j’ai frappé mon deuxième mur. Je n’ai aucune expérience, aucune formation dans ce domaine et j’ai été lancée comme ça, toute seule, pendant deux heures à avoir sous ma responsabilité une dame très entêtée. Je me suis sentie désemparée et totalement incompétente. Je sais que c’est plus de l’inexpérience qu’autre chose, mais ç’a quand même été éprouvant, au point où je voulais tout lâcher.

Je n’ai pas l’habitude d’abandonner facilement, mais là, j’avais l’impression que je mettais la vie ou la santé de cette dame en danger si je m’entêtais. J’y retourne ce soir, pour toute la nuit cette fois-ci. Je sais que je me sentirai encore en dehors de mon champ de compétence, mais j’aurai de l’aide cette fois-là… Je vais prendre une journée à la fois, mais si je vois que ça me stresse trop, je vais arrêter. Ça me fâcherait, parce que ces gens comptent sur moi, mais je ne veux pas finir mes seules vacances de l’année épuisée et à plat, avant même de commencer ma session…

Même si je continue, j'aurai tout de même hâte de retourner à mes dictionnaires et à mes textes à écrire et réviser...

« Garochée » en bas du nid

13 décembre 2007

** Attention, des moments "capricieux" involontaires suivent **

C’est comme ça je me sens, comme si on m’avait déracinée. Pourtant, je suis de retour dans mon coin de pays et j’avais hâte, mais tout s’est passé trop vite. J’étais censée partir demain midi, après le travail. Une petite soirée à finir mes boîtes, un dernier souper avec mes colocs… En arrivant au bureau ce matin, je me suis aperçue que j’avais pas mal d’heures accumulées et que je pouvais me permettre de ne pas rentrer demain et de finir mon stage aujourd’hui. Comme ma mère, qui devait venir me chercher, travaillait demain soir, je l’ai appelée pour lui dire qu’elle pouvait venir plus tôt si elle voulait, puisque je ne travaillais pas vendredi.

Elle m’a prise au pied de la lettre, elle m’a dit qu’elle venait me chercher ce soir, comme ça elle aurait plus de temps pour dormir demain, avant de faire sa nuit, et comme il annonçait de la neige, elle préférait. J’étais vraiment surprise et ça ne se refusait pas.

J’ai donc terminé de travailler à 17h30 et je suis arrivée chez moi à 18h. Ma mère y était depuis 16h. Elle avait terminé mes boîtes, les avait mises dans l’auto, il ne me restait plus qu’à vider mon frigo et on était prête à partir. J’ai donc vidé le réfrigérateur, dit au revoir à trois de mes colocs qui étaient là, et je suis partie en laissant un mot dans la cuisine pour les autres. Même J. n’était pas revenue du travail.

Je suis contente d’être dans mes choses, même si à force de déménager, je ne me sens jamais complètement chez moi nulle part. Mais je sens que mon départ a été trop vite. Déjà, je venais de dire adieu à mes collègues, que je devais déjà quitter tout le monde et partir en « sauvage ». Je n’étais pas prête… C’est quand même huit mois de ma vie que je laisse derrière, huit beaux mois.

Malgré tout, je suis reconnaissante envers ma mère, ça s’est juste passé trop vite…

Adieu, Betty Crocker - François Gravel

08 décembre 2007

Arlette, que ses neveux surnommaient Betty Crocker, c’est la tante emblématique de nos enfances, celle qui préparait des carrés aux Rice Crispies et des sandwichs sans croûte, celle qui savait écouter, celle que tout enfant des années soixante aurait secrètement voulue comme mère.

Après le décès de sa tante, Benoît Fillion, spécialiste du management, mène une enquête discrète sur cette spécialiste du ménage. Il découvre bientôt qu’Arlette souffrait d’une étrange maladie, à la fois banale et déconcertante, et que c’est précisément cette maladie qui faisait d’elle une ménagère si parfaite, une femme si extraordinairement ordinaire.
C’est dans les petites histoires qu’on retrouve les plus grandes. C’est ce que montre ce livre. Il n’y a pas de grands rebondissements, ni de drames ou d’histoires d’amour débridées, juste l’histoire d’une femme vue et interprétée par différentes personnes. Une belle histoire sur l’interprétation qu’on peut faire du bonheur des autres en se fiant à ses propres critères.

La grande mascarade – A.B. Winter

04 décembre 2007

À l’aube de ses trente ans, Sydney Hughes, une femme de carrière au rythme de vie effréné, reçoit une lettre singulière, signée par elle-même alors qu’elle n’avait que dix ans. L’enfant lui confie que pour se protéger, elle a dû transformer sa personnalité et que Sydney n’est pas en vérité la personne qu’elle croit être. Pour Sydney, c’est l’effondrement de ses croyances, de la certitude même de savoir qui elle est. Mais c’est aussi et surtout une merveilleuse occasion de se retrouver, de comprendre et de combler l’immense vide qu’elle ressent en elle depuis toujours. Guidée par les indices révélés dans la lettre, Sydney quitte le confort stérile de sa vie et se lance dans une véritable chasse au trésor à travers le monde. Du Canada à la France, en passant par la Roumanie et les États-Unis, elle élucidera une à une les énigmes laissées par elle-même, enfant. En retrouvant les gardiens de sa vérité, elle reconquerra chaque trait de sa véritable personne, jusqu’au secret ultime de sa raison d’être sur terre. La grande mascarade c’est une extraordinaire odyssée à la découverte du plus bel eldorado qui soit, notre identité.

Ce livre m’a tellement plu, que je ne sais pas quoi dire. Juste l’idée des masques m’a vraiment touchée. J’avais l’impression de vivre avec Sydney sa renaissance. Je me suis sentie happée, complètement touchée par cette histoire. Ça ne fait pas trois jours que j’ai terminé de le lire, que je le recommande à tous mes amis. L’important, ce n’est pas l’histoire en soi, qui est bien racontée, mais le message véhiculé. Juste le bout où Besoin de s’Aimer et Culpabilité se battent dans la tête de Sydney, c’est tellement vrai, tellement réaliste… Je crois que tout le monde peut se reconnaître… encore plus ceux qui ont déjà changé pour plaire aux autres… À lire, vraiment!

L'arbre de Noël (Nouvelle)

01 décembre 2007

1er décembre 1978. Thomas attendait ce moment-là depuis son anniversaire. Ses parents disaient qu’il aurait deux mois et demi à attendre, mais le petit savait, après avoir compté les jours sur le calendrier aidé de sa maman, que ce serait dans 72 dodos. Petit-Tom, comme l’appelait sa famille, avait eu six ans le 22 août et, en plus de la bicyclette rouge tant désirée, il avait reçu un cadeau bien spécial qui avait rempli ses yeux d’étoiles; une petite branche de sapin dans une enveloppe verte. Il en savait toute la signification pour avoir vu ses frères aînés la recevoir les années précédentes. Son père lui signifiait ainsi qu’il était maintenant un « grand », presque un homme, c’est lui qui l’accompagnerait dans la forêt, le soir du premier jour de décembre, pour choisir le sapin qui ornerait le salon jusqu’à l’année suivante. La bicyclette n’avait plus aucun intérêt, les yeux ronds, Thomas fixait la petite branche, retenant avec grandes peines ses larmes, puisqu’un homme, ça ne pleure pas.

Soir après soir, Petit-Tom avait fait des croix sur son calendrier. Chaque dodo le rapprochait un peu plus du jour qu’il avait orné d’un sapin rouge. Enfin, ce jour arriva. En ce vendredi de décembre, Thomas s’était levé aux aurores. Bottes d’hiver aux pieds, mitaines aux mains, toujours en pyjama, il était allé réveiller son père qui l’avait rapidement renvoyé au lit, il devait être en forme pour aller à l’école. Comment pourrait-il se concentrer à apprendre à lire et écrire alors qu’il vivrait le moment le plus merveilleux de sa jeune vie? Toute la journée, il avait fixé l’horloge, ne sachant pas lire l’heure, il savait tout de même que lorsque les deux aiguilles seraient en haut, il aurait déjà la moitié de la journée de fait. Lorsque la cloche annonçant la fin de la journée avait sonné, Thomas s’était précipité vers l’autobus qui ne roulait pas assez vite à son goût.

Arrivé à la maison, il avait été déçu de voir que son père n’arriverait pas avant 17 h et qu’il faudrait attendre après le souper et les devoirs avant de pouvoir commencer ce qui lui apparaissait être une grande aventure. Il trépignait d’impatience et ne toucha pas à son repas, délaissant même son dessert préféré. Plus la soirée avançait, plus Petit-Tom croyait que le moment n’arriverait jamais. Déçu, il s’était enfermé dans sa chambre et regardait la neige tomber dehors. L’horloge du couloir venait de sonner ses huit coups et il entendait des pas montant l’escalier, persuadé que c’était sa mère qui venait lui dire de se mettre au lit, l’enfant s’était caché dans le placard.

L’ombre qui avait surgi dans le cadre de la porte, exposant ses joues couvertes de larmes à la lumière, avait été différente de celle à laquelle il s’attendait. Son père, bonnet sur la tête, lui avait tendu la main, lui demandant : « Tu ne veux plus venir mon bonhomme? ». Les ruisseaux cessèrent immédiatement de surgir des yeux de Thomas et il se précipita dans les bras de son père.

Quelques minutes plus tard, il était dehors à chausser les raquettes de son frère. Et c’est alors que son père lui avait présenté l’arme du « crime », une hache (en jouet bien sûr) à sa taille. Solennel, il l’avait posé sur son épaule, tout comme son père. Ce dernier avait sorti la luge pour ramener la « prise ». Son papa lui avait proposé d’y prendre place, mais se souvenant que c’était parce qu’il était « grand » qu’il avait l’honneur d’être là, il avait refusé, gonflant la poitrine de fierté. C’était ainsi qu’ils étaient partis, le Petit-Tom essayant tant bien que mal de mettre ses pieds « palmés » de raquettes dans les traces de son père. Bientôt, les lumières dont était décorée sa maison avaient disparu dans l’obscurité de cette nuit magique où seule la lune faisait office de lanterne, telle était la tradition. Ils avaient marché pendant près de 20 minutes qui, normalement, auraient dû paraître une éternité pour le petit garçon, mais ces précieuses minutes avaient passé à la vitesse de la lumière. Son père s’était arrêté devant de jolis spécimens. Celui-ci leva le manche de sa hache, à bout de bras, devant son visage pour évaluer la droiture des arbres qui se présentaient devant lui, regardant du coin de l’œil son Petit-Tom qui faisait la même chose avec sa hache-jouet. Papa s’était retourné pour demander à son benjamin le choix qu’il avait fait. Les yeux écarquillés encore une fois de se voir confier une mission aussi importante, il s’était acquitté de sa tâche avec sérieux; secouant un arbre par là, tirant sur les branches d’un autre plus loin. Son choix s’était arrêté sur un sapin qui lui semblait parfait. Il s’était retourné pour avoir l’approbation de son père, celui-ci le gratifia d’un immense sourire, approuvant parfaitement son choix.

Les mains sur celles de son père, il l’avait aidé à scier l’arbre de son choix et c’était lui qui avait donné la poussée finale qui avait fait tomber le futur empereur du salon. Celui-ci avait été installé et ligoté sur la luge pour être ramené à la maison. Le chemin du retour lui avait semblé très long, mais jamais il ne l’aurait avoué. Ses jambes avaient du mal à le porter et il n’essayait plus de marcher dans les pas de son père. C’est à ce moment-là qu’il aurait aimé prendre place dans la luge, mais celle-ci contenait déjà le merveilleux sapin.

Lorsqu’il était arrivé à la maison, sa mère l’avait accueilli avec un chocolat chaud qu’il avait bu après avoir enfilé son pyjama qui avait été mis au chaud. Il aurait voulu décorer SON sapin immédiatement, mais son papa lui avait expliqué qu’il devait attendre que celui-ci soit dégelé. Pensant que ça prendrait quelques minutes, Petit-Tom s’était assis dans le grand fauteuil, face à la cheminée et au sapin, placé sur son socle, dont les branches commençaient graduellement à descendre. C’est roulé en boule, le sourire aux lèvres, que Thomas s’était endormi, bercé par le crépitement du feu et par les souvenirs de cette magnifique soirée…

« Papa, papa! », Petit-Tom, maintenant grand, sortit brusquement de ses doux souvenirs. Jérémie, à ses pieds, le regardait d’un air songeur, « Papa, pourquoi tu m’as donné une branche de sapin, c’est un jouet Spider-Man que je voulais pour ma fête! ». Le père, attendri, sourit, s’assit par terre près de son fils et lui raconta la plus belle nuit de sa vie…

© Jessica H.-M.

Don de Noël

23 novembre 2007

Noël 1992. J'ai 10 ans et sous le sapin, il y avait pour moi un jeu de Battleship. Je ne le connaissais pas et, sincèrement, je n'avais aucune envie de le connaître. Ce n'était pas ce que j'avais demandé et ça faisait quelques années que c'était le cas. Cette année-là, j'ai boudé un peu. Plus tard, j'ai compris.

Le «père Noël» qui nous amenait des cadeaux à moi et mes sœurs, était le même qui faisait arriver de grosses boîtes pleines de nourriture qu'on ne mangeait que rarement quelques jours avant Noël. Plus tard j'ai compris que le père Noël, ou plutôt LES pères Noël, c'était les Chevaliers de Colomb et les pompiers. Quelqu'un, quelque part, qui ne me connaissait pas, m'avait acheté ce jeu en pensant que ça me plairait. J'étais contente que cette personne ne soit pas là pour me voir bouder. J'ai encore ce jeu d'ailleurs, j'ai appris à l'aimer et c'est maintenant un de mes jeux de société favoris.

Cette année, j'aurai plusieurs cadeaux sous le sapin, et je sais que ce seront des cadeaux que j'aimerai du premier coup. Du coup, je suis allée à la place Laurier et j'ai choisi une boule avec le voeu d'un enfant. Difficile de choisir parmi 200 voeux... Mais j'ai été touchée par une petite de 10 ans qui voulait pour Noël des vêtements pour aller à l'école... Si j'avais pu ajouter un mot, j'aurais écrit, Je te comprends...

Si vous pouvez le faire, faites-le. Pas besoin de choisir un gros cadeau, mais ça va faire toute la différence pour l'enfant qui le recevra.

Retour à l'enfance

11 novembre 2007

Grand bébé de mon état, je suis allée voir le spectacle que donnaient les trois principaux comédiens de Passe-Partout à la place Laurier. Jusqu'à maintenant, je n'avais pas été happée par la nouvelle vague déferlante de produits de Passe-Partout, je ne suis pas assez nostalgique il faut croire. De plus, il y a 2-3 ans, j'étais tombée sur une rediffusion et j'avais été déçue. Je m'étais donc juré de ne plus jamais revoir d'épisodes, je veux garder mes souvenirs d'enfance intacts ainsi que ma probable idéalisation.

Par contre, je n'ai pas pu résister à aller réécouter les chansons qu'on connaît tous. J'ai trouvé amusant de voir tous ces parents qui chantaient, plus que leurs enfants la plupart du temps. Je n'étais pas la seule sans enfant et ça m'a rappelé de beaux souvenirs. Ç'a passé trop vite, mais tout de même, c'était un bon retour à l'enfance entre deux responsabilités d'adulte.

Aller, ou ne pas aller au bal

07 novembre 2007

Je termine mon bac dans un an et un mois, mais le bal est au mois de mai. C’est fou comme ç’a passé vite. Trop vite. J’ai l’impression que je viens juste de commencer, tout en ayant de la difficulté à me rappeler les premières journées, comme si ça faisait une éternité. Je n’ai pas encore décidé si j’allais au bal des finissants. Ce n’est pas mon genre de soirée en général, je ne danse pas vraiment, je ne bois pas… C’est sûr que ça serait une occasion de voir tout le monde, mais en même temps, notre bac ne sera pas terminé. Le problème, c’est que je dois décider avant le mois de décembre si j’y vais… J’hésite encore… C’est quand même une grosse dépense, près de 200$, et je ne suis pas habillée avec ça. Bien sûr, je ne suis pas du genre à mettre le gros montant pour une robe, mais même dépenser pour un vêtement que je risque de ne porter qu’une seule fois. Je ne veux juste pas regretter ma décision, peu importe laquelle. Je n’ai jamais regretté de ne pas être allée au bal du secondaire, mais le secondaire n’avait été qu’une suite de mauvaises expériences et je n’avais surtout pas le goût de revoir les gens qui avaient été à l’origine de mon « calvaire ». Mais là, j’apprécie mes collègues de classe et je sais que c’est réciproque… Je verrai bien.

Une bouteille dans la mer de Gaza - Valérie Zenatti

06 novembre 2007

C'est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, six morts, deux jours d'info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l'horreur est devenue routine, et la Ville sainte va tout droit en enfer. Tal, elle, ne s'habitue pas. Elle aime trop sa ville et la vie. Elle veut mourir très, très vieille et très, très sage. Un jour, en plein cours de biologie, une ampoule s'allume au-dessus de sa tête, comme dans un dessin animé. Voilà des jours qu'elle écrit ce qu'elle a sur le cœur, ses souvenirs, la fois où elle a vu ses parents pleurer de joie, le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, et puis la désillusion, la révolte, la terreur, et l'espoir quand même. Ce qu'elle pense, ce qu'elle écrit, quelqu'un doit le lire. Quelqu'un d'en face. Elle l'imagine déjà, cette amie-ennemie inconnue aux cheveux noirs. Eytan, le frère de Tal, fait son service militaire à Gaza. Elle glisse ses feuillets dans une bouteille et la lui confie...
C'est un livre très humain. Bien que je me tienne informée quotidiennement, c'est en lisant ce livre que j'ai compris un peu plus le conflit qui divise les Israéliens et les Palestiniens. La correspondance entre les deux jeunes est empreinte de sincérité et on voit le conflit de l'intérieur. Je ne sais pas quoi dire de plus, bien que ce soit un livre pour adolescents à la base, j'ai été très touchée par les liens qui se tissent entre Tal et Naïm. J'ai lu quelque part qu'on reprochait au livre de ne pas avertir les jeunes au sujet des échanges entre inconnus sur Internet... C'est un peu ridicule à mon avis, l'échange de courriels et un prétexte à l'histoire... Ajouter une dimension de prévention aurait gâché l'histoire. Un beau livre, sur un sujet difficile, mais traité avec délicatesse et intelligence.

Et après... - Guillaume Musso

04 novembre 2007

À huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la "mort imminente". Plongeant dan sun lac pour aider une fillette, l'enfant s'est noyé. Arrêt cardiaque, mort clinique. Et puis, de nouveau, la vie. Vingt ans après, Nathan est devenu l'un des plus brillants avocats de New York. Il a tout oublié de l'épisode. Il a même fini par épouser la petite fille sauvée du lac, Mallory, sa femme tant aimée. Mallory qui l'a quitté, mais qui lui manque comme au premier jour... Mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l'autre côté ne sont plus tout à fait les mêmes. Aujourd'hui qu'il connaît la réussite, la notoriété et la prospérité, il va découvrir pourquoi il est revenu. Est-il encore un homme comme les autres?
Bien que je l'aie lu très rapidement, je n'ai pas été emballée par l'histoire. Sans doute parce que je l'ai trouvé terne, sans couleurs et prévisible. La recette semble avoir été utilisée trop souvent, dans ses livres précédents et dans des livres semblables, comme ceux de Marc Levy : un peu d'amour, un peu de suspense, un peu d'ésotérisme, on mélange le tout et ça fait un livre. Rien de nouveau sous le soleil. Bien mignon, mais sans plus. J'irai sans doute voir le film lorsqu'il sortira, juste pour voir comment il a été adapté.

La voleuse de livres - Markus Zusak

03 novembre 2007

1939, en Allemagne nazie. Le pays retient son souffle. La Mort n'a jamais été aussi occupée et jamais elle ne le sera autant.

Un roman où il est question :
      • d'une fillette
      • de mots
      • d'un accordéoniste
      • de fanatiques
      • d'un boxeur juif
      • d'un certain nombre de vols...
C'est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d'un humour noir, sarcastique, mais compatissant, elle est témoin de la folie des hommes. Tout semble perdu d'avance, sauf quand se distinguent des enfants rebelles et des Allemands qui n'obéissent pas aux règles...

Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter!
Cette dernière phrase est assez révélatrice du livre, car, en effet, il est difficile de se détourner de ce livre une fois qu'on l'a commencé. L'histoire est simple, Liesel est une petite fille qui est placée en famille d'accueil pendant que sa mère «disparaît» parce qu'elle est communiste. On est donc face à l'histoire de cette petite fille dans son nouvel environnement. Par contre, ce n'est pas la fillette qui raconte son histoire, mais bel et bien la Mort elle-même. D'ailleurs, elle ne se gêne pas pour faire des apartés et ajouter des détails à l'histoire. C'est qu'elle a le sens de l'humour cette Mort. En plus, elle s'adresse directement à nous, comme dans cet extrait :

«Évidemment, c'est très impoli de ma part. Je suis en train de gâcher non seulement le dénouement du livre, mais la fin de ce passage en particulier. Je vous ai annoncé deux événements, parce que mon but n'est pas de créer un suspense. Le mystère m'ennuie. Il m'assomme. Je sais ce qui se passe, et du coup vous aussi. Non, ce qui m'agace, me trouble, m'intéresse et me stupéfie, ce sont les intrigues qui nous y conduisent.»

Voilà, comme on le voit, la Mort s'amuse à nous dévoiler les intrigues son propre livre, mais tout comme elle, on se met à s'intéresser à comment on va arriver à ces dénouements... Eh oui, elle est à la hauteur, car elle nous dévoile la fin du livre bien avant que celle-ci n'arrive, pour nous préparer dit-elle.

C'est vraiment un livre que je conseille. J'aime particulièrement les bouts où la Mort parle de son travail. Un livre qui fait réfléchir, qui est original et intelligent!

Mets-le au 3! - Louis-José Houde

02 novembre 2007

Bon, je suis déjà vendue d'avance à tout ce que fait Louis-José Houde. Par contre, je me demandais si le rire serait autant au rendez-vous si je lisais les blagues plutôt que de les entendre. Je dois dire que oui! Le livre contient le texte de son premier spectacle en version intégrale, des blagues "houdiennes" jamais présentées sur scène et l'ensemble des textes qu'il a écrits pour La Presse entre 2003 et 2006.

D'abord le spectacle. Je l'avais déjà vu deux fois en direct et une fois sur dvd, mais c'est une tout autre chose de le lire. C'est toujours aussi drôle, je me suis surprise à "entendre" ses intonations en lisant et à voir ses mimiques. Ce qui a embelli ma lecture.

Pour les inédites, il y en avait quelques-unes que j'avais déjà entendues quand il était venu tester du matériel devant des étudiants de l'Université. Pour celles que j'avais entendues, j'ai retrouvé l'ambiance "houdienne", pour les autres, beaucoup étaient drôles, mais d'autres ne le sont visiblement que lorsqu'elles sont dites par leur auteur.

Ma partie préférée du livre est sans aucun doute les articles qu'il a écrits pour La Presse. Je ne les avais jamais lus, je ne savais même pas qu'il y avait écrit. Les articles sont remplis d'humour et ils font même parfois réfléchir.

Un très beau livre, rempli de surprises, pour les fans!