Bonheur, marque déposée – Will Ferguson

19 mai 2008

Vous voulez perdre du poids? Abandonner la cigarette? Améliorer vos performances sexuelles? Libérer l’énergie intuitive de l’hémisphère gauche de votre cerveau? Stimuler votre enfant même s’il n’est encore qu’un fœtus? Ne cherchez plus! Lisez les livres des éditions Panderic et vous vivrez heureux. Bien que directeur de la collection « développement personnel », Edwin peine à mettre en pratique les précieux conseils distillés dans ses ouvrages : il boit trop, fume trop, trompe sa femme, sa vie est un désastre. Mais il a du flair : quand le manuscrit d’un mystérieux gourou atterrit sur son bureau, il sent qu’il tient un best-seller. Et ça marche! Les ventes décollent, l’humanité baigne dans la félicité. Peut-on imaginer une vie sans péchés et sans tentations? Qui pourra sauver le monde de ce bonheur intolérable?

Ce n’était vraiment pas le genre de livre auquel je m’attendais. Je croyais avoir affaire à un livre léger, drôle et à travers lequel on passe rapidement. Bien sûr, c’est facile à lire, mais l’histoire porte à réfléchir. Ce roman offre un regarde intéressant sur le milieu de l’édition (qui n’est pas réellement comme ça, je l’espère!), mais aussi, et surtout, sur la quête du bonheur. Il y a quand même plusieurs parties qui sont tirées par les cheveux et certains personnages sont très caricaturaux, mais l’ensemble reste fluide et on se surprend à rire à quelques reprises. À certains moments, sans trop savoir pourquoi exactement, j'ai trouvé que le style d'écriture ressemblait à Saga. C'est quand même bon signe, puisque c'est un livre que j'ai aimé, mais tout de même, je crois bien être la seule à voir un lien entre les deux!

Méli-mélo

18 mai 2008

Bra-vo

Je me suis enfermée dehors hier. J’avais oublié mes clés sur mon bureau. D’habitude, je vérifie toujours avant de partir, mais j’avais trop hâte d’aller profiter du soleil il faut croire. Ce n’est qu’en sortant du métro pour revenir chez moi que j’ai allumé. En plus, je savais que ma coloc était partie pour tout l’après-midi et peut-être même la soirée. 13 h, dehors pour le reste de la journée. J’ai appelé J. et je suis allée squatter chez elle tout en laissant un message à ma coloc de me rappeler. Finalement, j’ai réussi à la joindre à 20h30, juste avant qu’elle parte passer le reste de la fin de semaine à Québec… Il est vraiment temps que je lui demande le numéro du propriétaire…

Les chroniques de Narnia : Prince Caspian
Beaucoup moins de magie que dans le premier, mais tout aussi intéressant. C’est vraiment rare que je trouve les films supérieurs, et de loin, aux livres. Beaucoup plus d’actions, les effets spéciaux sont particulièrement réussis. J’ai beaucoup aimé la scène avec la rivière. J’espère qu’ils vont en faire un troisième, mais la fin du film laisse penser que oui.

Edit : La suite est en préproduction pour une sortie en 2010!

Coup de tête de nuit
En revenant du cinéma avec J. hier, elle a décidé qu’il était temps que j’apprenne à conduire manuel. Une heure de matin semblait pour elle le meilleur moment pour cet apprentissage. Il paraît que j’appends vite, mais je vais quand même me méfier la prochaine fois que j’embarque avec elle à l’heure de pointe… d’un coup qu’elle voudrait continuer à ce moment-là!

Les envahisseuses – Linda Jaivin
Avec le résumé du livre, je ne m’attendais pas à des miracles, mais je croyais quand même que ce serait meilleur que ça. Je ne l’ai pas encore terminé, mais comme il ne reste qu’une vingtaine de pages, je devrais le finir aujourd’hui. J’ai failli l’abandonner à quelques reprises. Ce livre n’est qu’une tonne de prétextes pour parler de sexe, dans toutes les conditions, pour ne pas dire, dans toutes les positions – avec des extraterrestres qui changent de forme, celles-ci sont multipliées. Bref, une déception plus ou moins prévisible.

P.-S.
Quand on le sait qu’on va se faire avoir, qu’on fonce tout de même, et qu’on se fait finalement avoir… Ne devrait-on pas se sentir un peu mieux, parce qu’on l’avait vu venir?

Langue de bois

09 mai 2008

Quelle surprise ce matin d’entendre la voix du métro nous dire la vérité. À la place de « un événement hors de notre contrôle nous forme à interrompre le service sur la ligne orange », on a eu droit à « nous devons interrompre le service à cause d’une tentative de suicide ». Oui, c’est direct, mais au moins, ça dit les vraies choses.

Bon, c’est un peu moins édifiant d’entendre les commentaires à la suite de ce message, mais ça, c’est une autre histoire…

Future cliente fidèle

Sur un des nombreux étages de la tour où je fais mon stage, il y a plusieurs restaurants et dépanneur. Ça va du McDo au Couche-Tard en passant par tous les dérivés de restaurants asiatiques. Cependant, il y a aussi un endroit spécialisé dans les salades. Bien oui, une salade sur mesure avec tous les fruits et légumes inimaginables. C’est tenu par des Libanais qui sont, ma foi, très bons pour fidéliser leurs clients! Pendant que j’attendais ma commande, ce matin, j’ai eu droit à un genre de smoothies fraîchement fait, pour essayer la nouvelle recette. Et j’ai aussi eu le bonheur de goût à leur nouvelle spécialité : le pouding d’avocat et noix, pas encore parfait, mais ça devrait être délicieux.

Tout ça, servi par des gens sympathiques qui te parlent comme si tu étais une cliente de longue date. Ils viennent de gagner une cliente!

Envies de fraises – Jennifer Weiner

08 mai 2008

Fous rires, petites contrariétés et envies de fraises... Une tendre comédie, sincère et émouvante, sur trois jeunes femmes lancées dans l'aventure de la maternité. Chef dans un restaurant, Becky est éperdument amoureuse de son chirurgien de mari, et ravie d'apprendre qu'elle est enceinte. Tout irait bien si les médecins la lâchaient un peu avec ses problèmes de poids. Et si son infernale belle-mère arrêtait de la ramener. Kelly est overbookée, hyperordonnée et archi-ambitieuse. Elle s'investit dans sa grossesse comme dans tout, c'est-à-dire à fond. Seul point noir dans cette organisation parfaite : son mari, qui passe ses journées vautré sur le canapé... Ça fait désordre. Ayinde est canon. Et intelligente. Et gentille, en plus. Et aussi mariée à un champion de basket dont elle attend un enfant. Bref, le genre de fille qu'on adorerait détester. Oui mais voilà, sa vie est loin d'être rose. Quand ces futures mamans font connaissance lors d'un cours de yoga prénatal, elles se disent qu'elles n'ont rien en commun. Mais la maternité leur promet bien des surprises... et une solide amitié.

Parfois, c’est à se demander où ils vont chercher le titre des traductions! Un livre pas aussi léger qu’on pourrait le penser. Les drames sont réels (en comparaison à d’autres livres du genre où le drame peut être de ne pas pouvoir s’acheter une douzième paire de chaussures), les personnages attachants. C’est très facile à lire, malgré que j’ai eu du mal à embarquer au début, j’ignore pourquoi. Une fois les 2-3 premiers chapitres lus, j’ai enfilé les autres assez rapidement. De la chicklit correcte.

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Je sais que j’écris beaucoup de résumés de livres ces derniers temps, mais c’est parce que j’ai beaucoup de temps libres maintenant et que j’étais en manque de lecture. Je rattrape le temps perdu!

Album de finissants – Mathieu Arsenault (abandon)

07 mai 2008

On voudrait tout quitter, quitter l’école, la compétition folle, le système de classement. Mais tout cela est en nous depuis si longtemps qu’il faudrait se quitter soi-même, s’abandonner jusqu’à ce que notre plainte soit celle de la trigonométrie, notre cri, celui de la grammaire et des dictées, venus du plus profond du cœur, de notre cœur confiné dans les pages d’un manuel de biologie. Nous sommes épuisés et, pour continuer, il faudrait ralentir, renverser toutes les postures scolaires, arriver à ce corps joyeusement incorrect et grammaticalement impossible, là où commence une vie nouvelle, lente et apaisante, oubliée entre les pages d’un chapitre qui ne peut s’enseigner. Des élèves prennent ici la parole, la reprennent, la multiplient. Le quotidien de l’école se déploie à travers mots et phrases qui appellent obstinément au repos, à la presse, au rêve.

Incapable, je suis incapable de terminer ce livre, pourtant encensé par les critiques. C’est un style très particulier qui ne m’accroche pas du tout. Les longues phrases sans ponctuation et quasi sans sens, à moins que ça ne soit avec trop de sens. J’abandonne. Je vous en donne un extrait.

Ça se resserre. Plus je me débats plus ça se resserre l’étudiant modèle sur les dents poussin courbé lapin étouffe dans un collet mais il sourit quand même quand il reçoit sa belle note de fin d’étape signez signez parents de février au sinistre bulletin des choses signez au stylo sur les lignes de genévrier pleines de la neige de celui qui n’en finit plus de tomber du stress de performer à l’école comme dans la vie tes notes c’est tout ce que t’as mon grand garçon fais pas honte à ton éducation. p. 25

Le libraire - Régis de Sá Moreira

05 mai 2008

Dans sa robinsonnade littéraire, le libraire égraine ses journées au fil des poudoupoudoupoudou que font les clients en entrant dans sa boutique. Dieu passe aussi, au milieu de figures banales ou colorées, la plus vibrante étant bien sûr celle du propriétaire des lieux. C’est le gardien du temple, l’homme aux clés, celles donnant accès à tous ces Graals aux bons mots.

Passent également un auteur plein d’orgueil venu innocemment se renseigner sur sa prose, la jeune femme indécise qu’il faut aiguiller vers le titre qui fait mouche, les flâneurs, les poètes et ceux à l’esprit plus pratique. Le libraire est leur carrefour, leur Saint Pierre, cet anonyme solitaire et omnipotent, qui n’apprécie d’ailleurs guère les couples…

Chroniques d’un libraire que tous les amoureux du livre aimeraient avoir! Je ne sais pas quoi dire de plus. Ça se lit rapidement, trop rapidement. Tous les libraires devraient être aussi passionnés. En fait, toutes les personnes qui vendent des livres devraient l’être. Comme je n’ai rien à dire de plus, je vous offre un extrait.

- Vous l’avez lu?
- Oui, dit le libraire.
- Moi aussi, répondit le jeune homme.
Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance :
- Mais je l’ai offert à quelqu’un… à qui je n’aurais pas dû l’offrir.
- C’est difficile d’être sûr de ces choses-là, répondit le libraire.
- Oui, dit le jeune homme.
- Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement…
Elles l'ont aussi lu : Jules, Camille.

Livres, ciné et babioles

04 mai 2008

J’ai enfin pu me rendre à la vente de livres dont parlait annuellement Grominou sur son blogue. Je dois dire que j’ai trouvé l’expérience intéressante, mais stressante. C’est sûr que d’y aller un samedi après-midi, ça n’aidait pas ma cause. Beaucoup, mais beaucoup de monde, trop même. Je m’y attendais, mais je ne m’attendais pas à voir autant de vautours et de personnes aussi peu respectueuses. Que ce soit le monsieur qui m’a arraché un livre des mains ou les dames qui mettaient leur boîte devant les tables et prenaient le plus de place possible pour ne pas qu’on voie et qu’on prenne un livre avant elles… J’ai quand même fait une récolte intéressante. J’espère seulement que les livres seront aussi intéressants que leur quatrième de couverture, mais à 1 $, le risque n’est pas très grand. J’avoue, il y en a un des sept qui est de la pure chicklit. La liste de mes trouvailles se trouve à la fin de ce message.

J’aime Montréal

Pourquoi? Je peux enfin voir tous les films en version originale! Je sens que mon budget ciné va atteindre des sommets.

Demain : le stage

Je suis stressée, bien sûr. Je commence quand même un nouvel emploi, même si les attentes ne sont pas les mêmes pour un stage. C’est mon dernier stage, ma dernière chance d’apprendre dans un cadre précis, ma dernière chance de laisser ma trace et de me faire des contacts. Par contre, pour la première fois, j’ai confiance en mes capacités et je sais que je serai à la hauteur.

État du jour

Je suis, et je me sens, tellement pathétique, mais j’aime tellement vivre avec ce sentiment d’espoir, que j’accepte mon pathétisme pour encore un bout.

Trouvailles

Maud; La vie de Lucy Maud Montgomery, d’Harry Bruce

Qui était Lucy Maud Montgomery, la créatrice d’Anne, la rousse héroïne de la maison aux pignons verts?

Née à l’Île-du-Prince-Édouard le 30 novembre 1874, Lucy Maud Montgomery, comme plusieurs de ses héroïnes, s’est retrouvée orpheline très tôt. Elle a été élevée par ses grands-parents, des vieillards sévères et sans tendresse. Pourtant, malgré la solitude et les difficultés, la petite Maud connaissait des moments de bonheur grâce à son imagination fertile et au rêve qu’elle nourrissait en secret : devenir écrivain.

I Remember (Je me souviens), de Joe Brainard

Je me souviens d’avoir projeté de déchirer la page 48 de tous les livres que j’emprunterais à la bibliothèque publique de Boston mais de m’en être vite lassé.
Je me souviens de scènes de lit où on voyait surtout le papier peint.
Je me souviens que les dents de George Washington étaient en bois.
Je me souviens du fantasme de lire un jour tous les volumes d’une encyclopédie et de m’apercevoir que je savais tout.
Je me souviens quand les deux bras de votre fauteuil ont déjà des coudes sur eux.

Les envahisseuses, de Linda Jaivin

Baby, Lati et Doll, trois jeunes créatures de la planète Nufon, débarquent sur la Terre en quête de sexe, de drogue et de rock’n’roll. Nées de l’union de Nufoniens et de Terriens, elles se démarquent incontestablement des leurs et décident un jour de retrouver leurs vraies racines. Dès leur arrivée à Sydney, elles kidnappent des Terriens pour tenter quelques expériences. Le premier de la série se prénomme Jake. Alors que Doll et Lati poursuivent leurs découvertes et assouvissent leurs fantasmes, Baby tombe amoureuse de Jake…

L’enfance de l’Art, d’Yves Dangerfield et Francis Girod

L’Enfance de l’art ou le portrait d’une promotion du Conservatoire dans sa dernière année d’études, la dernière étape avant « l’entrée dans la vie » et dans « le métier ». Simon, un élève qui ne s’est pas encore « trouvé », aime Marie, la poésie incarnée, l’élève préférée des professeurs. En cours d’année, Marie est engagée par un cinéaste réputé pour tenir le rôle principal d’un film. Elle quitte l’école, et par tourner dans le désert, bouleversant sans le savoir la destinée de tous.

La ronde des folles; Femme, folie et enfermement au XIXe siècle, de Yannick Ripa

Institué en 1838 par une « loi de police et de bienfaisance », l’asile n’abrite pas seulement, au XIXe siècle, les cas aigus de démence : il est aussi – surtout, peut-être, lorsqu’il s’agit des femmes – un lieu d’observation pour connaître et réduire au silence des conduites qui menacent, ou semble menacer, l’ordre public ou privé. Folle, Adèle, qui se refuse à son mari; folle, Camille, qui s’affiche avec un homme de vingt ans son cadet; folle, Mlle L. qui, pour avoir frappé un agent, se retrouve à « l’hôpital spécial » (le même geste aurait mené un homme en prison)…

Martin Hyde, de John Masefield

Nous sommes dans l’Angleterre de la fin du XVIIe siècle, qui relève à peine d’une période troublée, pour ne pas dire plus, et où l’agitation politique reste considérée comme une sorte de sport national. Le roi Jacques II règne avec incertitude, tandis que le duc de Monmouth, son rival de toujours, soutenu par le parti protestant, met sur pied une conspiration armée afin de lui ravir le trône.

Dans la bonne ville de Londres cependant, Martin Hyde, 13 ans, orphelin de père et de mère, rêve de s’embarquer… et ronge son frein. Martin est de ces gamins poussés en graine (comme les aime l’imaginaire anglais) qui ont l’art d’aller fourrer leur nez dans les affaires qui ne sont pas de leur âge… et dont l’innocence (toute relative au demeurant) se fait un malin plaisir de déranger les plans ourdis par les adultes.

Le guerrier de cristal, de François Cérésa

Parce qu’il n’a pas eu la chance de naître beau, Arthur Descombes est ignoré par son père et brimé par ses camarades de classe. Sa mère, quant à elle, le rejette. Elle lui préfère son frère cadet, Jean-Pierre, un enfant hypocrite au visage d’angelot qu’elle appelle son « calisson ». Un seul refuge pour Arthur : l’imagination; un seul but : conquérir cette mère dont l’hostilité l’obsède. Peut-on forcer les autres à vous aimer? Arthur le pense. Pour gagner le cœur de sa mère, il usera de tous les stratagèmes : la réussite sociale, la force, la tendresse. Il tentera même, à la mort de son frère – accident? –, de se substituer à lui. Pour l’aider dans sa quête d’amour et d’héroïsme, il y a cette statue de cristal qui trône dans le salon, porteuse, à en croire son grand-père, de puissance et de magie. Magie noire ou magie blanche? Dans les prismes du cristal n’y a-t-il pas aussi le reflet de la folie?

Décidément, mes messages sont beaucoup trop longs…

Amour, chocolats et autres cochonneries – Evelyne Gauthier

Que faire quand on a vingt-huit ans, beaucoup d'imagination, qu'on s'appelle Amélie Tremblay, qu'on est un brin cynique, un peu cinglée, plutôt fantasque, pas mal délurée, assez tordue, franchement irrévérencieuse, et qu'on se donne pour défi d'améliorer sa vie, et ce, avant la trentaine? Que faire quand on est une jeune femme insatisfaite de ce que l'on a dans la vie et qu'on est déterminée à tout essayer, jusqu'aux pires sottises, pour mettre de l'ordre dans son existence et atteindre ses objectifs, même les plus bizarres? Est-ce en trouvant un homme, un meilleur emploi ou un meilleur logement? En prenant des résolutions ou en s'achetant un chien?

En compagnie de ses amis, à la fois source de force, d'inspiration et de problèmes, face à une patronne-vampire abusive, à des parents protecteurs, à une sœur parfaite, et en proie à des relations fort houleuses avec la gent masculine, Amélie cherche à faire sa place. Parviendra-t-elle à trouver l'amour de sa vie, le boulot de ses rêves, le chien idéal, ou même la promesse d'une existence plus satisfaisante?

Une lecture légère dont j’avais bien besoin après ces longs mois de lectures obligatoires. Je me suis rapidement identifiée à Amélie, probablement parce qu’au début du roman, elle se questionne sur plusieurs aspects de sa vie qui me touchent aussi. Surtout quand elle se décrit comme « cheveux châtains foncé, presque bruns – nuance Brioche no 3,8 […] avec mon mètre soixante-cinq – ni grande, ni petite »… je me suis même reconnue en partie physiquement. C’est léger, c’est drôle, c’est bien écrit. J’aime l’évaluation que fait l’héroïne de sa vie avec son « échelle du désespoir ». De la bonne chicklit, j’espère que l’auteure écrira d’autres romans pour adultes!

Vie de spa

03 mai 2008

Cette semaine, j’ai enfin profité du prix que j’avais gagné au Cercle. Je ne dirai pas à quel spa je suis allée, parce que les « doléances » que j’ai à son propos sont tellement personnelles et une question de goût, que je m’en voudrais de les associer à un établissement.

Jour 1
Environ 4h-4h30 de route à faire pour me rendre au spa. Comme j’ai l’intention de rester à Montréal en revenant le vendredi, j’ai toutes mes affaires dans la voiture. Puisqu’on passe par Montréal, on décide d’y laisser mes bagages. Ça m’évite ainsi de devoir trimballer mon ordi à la vue de tous.

Ensuite, direction spa! On est attendue vers 16h, mais on arrive finalement à 14h30, on s’enregistre et on monte à la chambre. Première déception : la chambre est toute petite et les stationnements et le quai de débarquement de la nourriture. Ce n’est pas si mal, c’est douillet quand même, et je ne m’attendais pas à ce qu’on donne la plus belle chambre à des gens qui viennent gratuitement.

Premier soin spa à 16h45; j’ai un facial. C’est la première fois de ma vie que je reçois un tel soin… et qu’on me met autant de crème. Sérieusement, je crois que j’ai eu plus de crème sur le visage que j’en ai mis sur tout mon corps depuis les cinq dernières années. C’est très agréable, surtout la boue volcanique qui fait des bulles dans le dos pendant toute la durée du soin.

18h30, souper. On ne sait pas trop comment s’habiller… ça semble être très chic. Finalement, on est correct, bien des gens sont en jeans et en t-shirt. Au menu, beaucoup de plats auxquels je suis allergique (tout ce qui contient des fruits de mer). Finalement, ça réduit le choix à trois plats, qui seront au menu le lendemain également. J’essaie donc le potage d’asperge, la cuisse de canard confit et tarte au chocolat et noisettes (dé-li-ci-eu-se). Sans compter les petites surprises entre chaque plat. Je voulais absolument en profiter pour essayer des plats nouveaux, que je ne me ferais pas à la maison.

Fin de soirée : saucette dans le spa extérieur avec vu sur les chutes. Le trajet entre l’intérieur et le spa est froid, mais l’entrée dans l’eau est merveilleuse.

Nuit : infernale! Le lit est un sable mouvant. Je suis habituée de dormir sur un lit très ferme. Lors de mon stage à Québec, j’avais des lits très mous, mais je m’étais habituée. Pas dans ce cas-là. Chaque mouvement doit être planifié, car il faut se surélever avec les bras pour pouvoir bouger. Après 4h30 à chercher le sommeil, je prends une couverture, un oreiller, et je me couche à même le plancher. Je m’endors comme une bûche très rapidement.

Jour 2
Petit déjeuner continental, somme toute, très bon. Je suis un peu courbaturée de ma nuit sur le plancher, mais je suis tout de même en forme.

10h45; deuxième soin. Cette fois-ci, j’ai droit à un massage suédois. Ce fut tellement douloureux et apaisant à la fois. J’en suis sortie avec des courbatures, comme si j’étais allée m’entraîner, mais ça s’est rapidement apaisé.

En après-midi, on décide de profiter des passes gratuites que j’ai pour le Musée de la civilisation. On vient à peine de stationner, que l’alarme d’incendie se déclenche. Tout l’édifice doit être évacué. Pendant une heure, on fait le pied de grue de l’autre côté de la rue, alors que les employés nous distribuent des petites couvertures d’aluminium. Finalement, tout rentre dans l’ordre. C’était une fausse alerte à la bombe. On visite alors le musée. J’adore les musées de la civilisation, les thèmes sont tellement variés!

Retour à l’auberge juste à temps pour le souper. J’essaie le fromage de chèvre frit (je ne suis pas convaincue d’aimer ça), le jarret de bison (bon, mais avec un goût particulier) et je retourne à une valeur sûre, la tarte au chocolat et noisettes. Je me couche tôt. Je me fais un lit par terre avec les coussins des deux fauteuils de la chambre, je mets le couvre-lit par-dessus et je m’endors presque immédiatement. J’ai vraiment bien dormi.

Jour 3
Petit déjeuner continental encore, et retour à Montréal. Installation, épicerie, souper entre amis, soirée à jouer à des jeux de société. Je sens que je vais aimer mon été ici moi!

Pour le moment, je vais aller lire un peu. De la lecture non obligatoire! Une première depuis au moins 5 mois. J’ai fait une razzia à la BANQ!

Des croix

29 avril 2008

Une croix de plus sur le calendrier : demain c’est le grand jour; spa, massage, facial et Musée de la civilisation à Ottawa. Je ne dois pas être une vraie fille, parce que c’est le musée qui m’enthousiasme le plus!

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Une croix sur une personne, cette personne. Non, je ne l’ai pas revue, mais j’ai appris des choses qui rendent la situation moins amère. La page est tournée et la leçon apprise.

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Une croix sur des « suceuses d’énergie ». Cette croix a été commencée depuis longtemps, par un geste symbolique, et je l’ai finalisée aujourd’hui. Je ne laisserai plus personne m’utiliser et me faire sentir coupable d’être ce que je suis.

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Une croix sur une session qui a été difficile, mais qui m’a beaucoup appris sur moi-même. Je ne sais pas encore ce qui m’attend en janvier, à la fin de mon bac, mais j’ai moins peur.

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Une croix sur la journée de vendredi. Arrivée à Montréal pour quatre mois, loin de la famille, près des amis. De nouvelles rencontres en perspective, une surdose de culture et l’envie de profiter de mon été au maximum.

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Une journée apaisante, en définitive. Avec toutes ces croix, je suis bonne pour gagner au Tic-Tac-Toe. À vendredi! En sol montréalais.

Gala

26 avril 2008

J’adore les galas et les remises de prix. Je suis du genre à être émue quand quelqu’un, qui ne s’attendait visiblement pas à gagner, gagne, même si je n’ai aucune idée de ce que cette personne a bien pu faire. Je trouve que les galas sont des moments festifs où tout le monde est heureux.

Le premier gala « blogueste » est présentement en préparation par La Fêlée. C’est maintenant le temps de mettre en nomination vos blogues préférés dans les différentes catégories.

En plus, ce sera une belle occasion de découvrir de nouveaux blogues! J’ai déjà envoyé mes nominations, je vous invite à le faire également. Vous avez jusqu’au 2 mai.

Une maîtrise?

23 avril 2008

Mon cheminement scolaire a toujours été clair dans ma tête depuis que j’ai quitté l’enseignement pour me diriger en communication : je ferais mon baccalauréat et j’irais ensuite sur le marché du travail. Simple, facile, concret… un raisonnement enfantin quoi!

Mais c’était avant. Avant que je voie toutes les possibilités qui s’offraient à moi. Avant que je voie que j’avais des intérêts très diversifiés. Avant que J. me parle de la maîtrise qu’elle avait l’intention de faire après son bac, mais pour laquelle elle avait changé d’idée. Avant que je me pointe sur le site de l’UdeM pour consulter le programme de cettedite maîtrise.

Ma vie était toute tracée, et voilà qu’elle pourrait prendre un détour imprévu.

C’est quand même une grosse décision : deux ans de plus. Deux ans d’apprentissages, deux ans d’ouverture d’esprit, mais aussi, deux ans sans travail, deux ans à s’endetter encore plus.

Ça m’attire… mais tellement!

J’ai encore le temps d’y penser, puisque je ne pourrai pas commencer avant septembre 2009, peu importe ma décision. En fait, ça me donne l’été pour y penser, puisque je devrai envoyer ma demande avant février 2009, et que j’aurai tout de même un dossier à monter. Juste à penser à devoir demander des références à trois professeurs ou employeurs, et ça me rend malade… et euphorique!

Signes que le printemps est arrivé…

19 avril 2008

Premier cornet à la crèmerie
Premier barbecue
Premier coup de soleil
Première sortie en sandales
Premier « cadeau » ramené par Grisouille (une souricette enceinte)
Première nuit la fenêtre ouverte
Premier samedi matin à se faire réveiller par les enfants qui crient
Dernière semaine de cours
Une semaine avant le spa
Deux semaines avant le déménagement à Montréal

Le printemps est là!

Examen et autres cossins

16 avril 2008

Dans mon examen de rédaction créative, il y a deux questions que j’ai particulièrement aimées, je vous recopie les réponses que j’ai – fièrement – trouvées.

Question 1 : Il fallait écrire un texte de six lignes à la manière de la lettre qu’avait écrite George Sand à son amant Alfred de Musset. C’est-à-dire, écrire un message qui, lorsqu’on ne lit qu’une ligne sur deux, veut dire complètement autre chose que le message entier. Ma réponse :

C’est toujours avec un grand
vide intérieur et un immense dé-
plaisir que je vois arriver la fin
imminente et beaucoup trop rapide
de la session. Comment vais-je supporter
quatre mois de congé? J’ai déjà hâte
de revenir en septembre.

Question 2 : Réécrire à notre manière le proverbe « Qui sème le vent récolte la tempête ». Ma réponse :

Qui perd une dent récolte un air bête.

C’est ce qu’on appelle un examen très amusant à faire!

***

C’est moi ou, regarder le hockey en faisant un casse-tête en forme de papillon, c’est bizarre? Le casse-tête est terminé et le Canadien a gagné, une soirée productive!

***

Je vais probablement croiser dans les deux prochaines semaines la personne qui a été à l’origine de ça. J’hésite entre essayer de l’éviter ou faire comme si de rien n'était et l’affronter froidement. Ça risque sûrement d’être la deuxième option, puisque je pourrai difficilement me sauver du travail. D’un autre côté, même si c’est pratiquement réglé pour moi, j’aimerais quand même comprendre ce qui s’est passé.

10 questions sur moi

11 avril 2008

J’ai été taguée par Mini. Comme mon inspiration est utilisée pour finir ma session, je vais tenir ma promesse!

1) Le trait principal de mon caractère : Calme
2) La qualité que je désire chez les hommes : La sincérité
3) La qualité que je préfère chez une femme : La sincérité
4) Mon principal défaut : L’orgueil
5) Ma principale qualité : Une patience infinie (enfin, presque)
6) Mon occupation préférée : Juste une? Bon, c’est mon blogue, je fais ce que je veux! Donc, je dis : lire un bon livre, aller au ciné et au théâtre, un repas entre amis et jouer à des jeux de société, entre autres
7) Le plat qui me met l'eau à la bouche : Lasagne
8) Mes mots favoris : cabriole, gambader, luciole
9) Ce que je déteste par dessus tout : L’hypocrisie
10) Un rêve : Aller à Londres ou à Sydney perfectionner mon anglais (pourquoi pas les deux!)

Chronique d'une fille qui aime son chat

09 avril 2008

Attention, le message qui suit est très kétaine... Je vais mettre ça sur le compte de la fatigue de fin de session. ;)

Grisouille, c’est la plus belle!
  • C’est un bogue de l’an 2000. Elle est née le 1er janvier 2000. Elle a donc huit ans.
  • Elle est gris métallique et elle rouille! Contrairement aux autres chats, qui accumulent les poils blancs en vieillissant, elle, elle accumule les poils roux. Elle était toute grise quand je l’ai eue, et maintenant, elle a des taches rousses partout.
  • Elle est très indépendante avec nous. N’essaie pas de la flatter quand ça ne lui tente pas, elle va chialer et aller se coucher ailleurs.
  • Elle adore la visite. Aussitôt que quelqu’un « d’étranger » arrive, elle va se coller dessus et grimper après ses jambes.
  • Quand elle veut se faire flatter par contre, tassez-vous! Peu importe ce que tu es en train de faire, elle saute sur tes cuisses et se colle. D’ailleurs, elle semble particulièrement aimer ça quand on est à la salle de bain…
  • Elle est dégriffée, mais ce n’est pas ça qui l’empêche de nous ramener des cadeaux l’été (lire : mulot, oiseau, souris, et même un bébé écureuil une fois!)
  • Elle aime se coucher sur ma hanche gauche, le matin.
  • Jamais elle ne me réveille quand elle veut quelque chose. Elle s’assoie à côté de moi, dans mon lit, et elle attend. Aussitôt que j’ouvre un œil, elle me lance un Miaouuuuuuuu.
  • Elle est très intelligente. Chaque samedi matin, je lui donne une conserve de pâté. Elle sait toujours quand c’est samedi matin. À ce moment-là, elle me suit jusqu’à ce que je lui donne sa canne. Samedi, on n’avait pas fait l’épicerie, alors on n’en avait plus. Elle m’a suivie toute la journée.
  • Elle ne ronronne pas. Parfois, quand on se colle l’oreille sur elle, on peut entendre un petit mini Rrrr, mais sans plus. Par contre, son coloc Ti-Monstre ronronne pour deux, et peut-être même pour trois.
  • Elle est demi-siamoise et miaule aussi mal que les siamois.
  • Elle adore les hauteurs. Son plaisir, c’est de se mettre en haut des bibliothèques et de narguer Ti-Monstre (quatrième du nom), son coloc
  • Elle aime les sacs et les boîtes! Se coucher dedans, devant, dessus. Mettre un sac ou une boîte quelque part, c’est s’assurer de les retrouver pleins de poils gris.
  • Elle n’aime pas se coucher à même un meuble ou le plancher. Elle préfère avoir une petite couverture, un sac, ou mon pantalon noir fraîchement lavé, pour se coucher.
  • Elle ne joue pas. Quand on essaie de la faire courir après une lumière ou une balle, elle nous regarde avec snobisme.
  • Elle n'aime plus ma sœur, qui est technicienne en santé animale. Parce que quand ma sœur veut la prendre, c'est toujours pour lui couper les griffes de derrière, qu'elle a encore.
  • Quand je ne suis pas là pendant longtemps, comme pour les stages, elle s’ennuie de moi. Elle se couche sur mon lit pendant mon absence et va toujours voir si je suis revenue. Par contre, quand je reviens, elle fait son indépendante pour me punir.
* La photo, c'est le summum du plaisir pour elle : un sac, dans une boîte!

En date du 8 avril

08 avril 2008

  • J’ai fini mes deux gros travaux de session qui sont à remettre dans seulement deux semaines.
  • Grâce à eux, je sais maintenant comment le plastique communique et de quelle façon la WebTV est en train de s’imposer au Québec. Un des deux sujets m’a intéressée un peu plus, je vous laisser devenir lequel.
  • Je remets ma nouvelle cet après-midi, une semaine à l’avance. Si vous êtes gentils, et que ça vous intéresse, je la mettrai peut-être en pdf ici.
  • J’ai deux exposés oraux dans les prochains jours et, bizarrement, ça ne me stresse pas. Je sais ce que je vais dire, il me reste seulement à faire mes PowerPoint.
  • La dernière affirmation est un mensonge. Il y a un des deux exposés qui me stresse. Celui qu’on va devoir faire à l’Agora. C’est-à-dire, devant nos profs, nos collègues et devant toutes les personnes qui seront présentes parce qu’elles n’ont rien d’autre à faire ou que nous monopolisons le seul endroit où on peut travailler avec des portables.
  • Je suis à la veille d’assister à une conférence* : Cheminement de carrière en rédaction ou traduction : pigiste, contractuel ou employé? Et ça risque d’être très intéressant.
  • Dans trois semaines, je vais être en train de me faire masser, de recevoir un facial et de manger des repas gastronomiques… gracieuseté du Cercle, et de mon talent à bluffer! Ça va tellement fait du bien.

* Minute de chialage : Aujourd’hui et demain sont des journées consacrées aux carrières en sciences humaines. Il y a des conférences et des rencontres avec des employeurs potentiels. Chaque jour, il y a six conférences, et trois en même temps. D’accord, ça dépend de la disponibilité des locaux, mais était-il vraiment nécessaire de mettre les conférences sur des sujets semblables, mais différents en même temps? On s’entend que quelqu’un en géomatique n’a pas vraiment d’intérêt pour une conférence sur la traduction. Mais, dans mon cas, les conférences sur les métiers de journaliste, de rédaction, de traducteur et la conférence sur les différentes sortes de carrières sont susceptibles d’être très intéressantes pour mon avenir… Alors, pourquoi tout mettre en même temps? Il aurait été plus logique de mettre les conférences sur le journalisme, la géomatique et le droit en même temps… Bref, j’ai dû choisir, et je déteste ça! J’aurais voulu toutes les voir!

Passage obligé

04 avril 2008

Aujourd’hui (tous les jours, mais particulièrement aujourd’hui), vous devez passer lire Intellexuelle.

Parce qu’elle écrit mieux que je ne pourrai jamais le faire.

Parce que, ce qu’elle dit, est vrai.

Surtout cette phrase :

Vous riez et puis ce type qui vous regarde au loin vous semble…

J’ai vu son sosie lors de mon voyage en France, en 2004. Douze ans plus tard, il a quand même réussi à gâcher mon voyage. Ce n’était pas lui.

Depuis des années, je vois son sosie qui donne de son temps à mon garage. Je respire, je passe outre. J’ai appris dernièrement que ce n’était pas son sosie. C’est lui.

Je veux vivre – Jenny Downham

31 mars 2008

Quand on a seize ans, normalement, on a la vie devant soi. Tessa, elle, n’a plus que quelques mois. Condamnée par une leucémie, la jeune fille n’aspire qu’à une chose : être comme toutes les ados de son âge. Alors, elle dresse la liste de tout ce qu’elle veut faire avant de partir : conduire une voiture, voler dans un magasin, tomber amoureuse... parce qu’avant de mourir, ce que veut Tessa, c’est vivre...

J’ai eu du mal à embarquer au début. Je trouvais que c’était trop linéaire : une chose à faire, on la fait, et on passe à l’autre. Mais rapidement, ça s’est réglé. Quand on commence à comprendre vraiment à quel point Tessa veut vivre, ça ne peut pas faire autrement que de nous toucher. Bien sûr, il faut aimer le genre. Je n’ai pas besoin de ce genre de livre pour apprécier la vie, mais cela la fait tout de même voir d’un autre côté. La fin est, comme on peut l’imaginer, triste, mais tellement vivante et humaine aussi. J’ai été très émue, et j’aurais versé quelques larmes, si je n’avais pas été dans l’autobus me ramenant de Montréal, un homme saoul endormi sur mon épaule.

Le commentaire de Guillaume Musso : « Il y a quelques années, un accident m'a fait prendre conscience de la fragilité de l'existence et de ce miracle sans cesse renouvelé qu'est la vie. C'est pourquoi j'ai été particulièrement touché par cette chronique adolescente où dominent l'envie de vivre, l'amitié, la découverte de l'amour et le temps des premières expériences. »

Bon, c’est probablement le dernier livre que je lisais avant le début de mon stage. Je dois me plonger dans mes travaux et c’est trop facile de procrastiner quand on a un bon livre en route. Le mois d’avril va être long…

Fäerie – J.R.R. Tolkien (abandon)

27 mars 2008

Aux frontières indécises des régions hantées par les « Hobbits », non loin du pays imaginaire d’Alice, il existe un « Petit Royaume » de la vieille Angleterre où vivait un géant à barbe rousse nommé Gilles de Ham. « Ham n’était qu’un petit village, mais, en ces temps lointains, les villages étaient fiers et indépendants. »

Ainsi commence le premier de ces trois récits horrifiants et sublimes (« Gilles de Ham », « Smith de Grand Wootton » et « Feuille de Niggle ») qui entourent l’œuvre maîtresse de Tolkien. Avec la précision des poètes et le sérieux des historiens et des géographes, le célèbre professeur d’Oxford nous ouvre des mondes oubliés et immémoriaux et nous replonge au cœur de notre enfance.

J’ai essayé, mais je n’accroche pas à l’univers de Tolkien. Déjà, Le Seigneur des anneaux traîne depuis longtemps dans ma bibliothèque, sans que je réussisse à me convaincre de le lire. Je croyais qu'en lisant Fäerie, qui est tout de même très court, je pourrais apprivoiser son genre d'écriture, mais ça ne me fait pas : trop de descriptions, de détours, d'explications qui alourdissent le texte. Pourtant, j’ai lu beaucoup de livres avec des pages et des pages de descriptions (le début de Notre-Dame de Paris, notamment), mais je suis incapable d'embarquer dans les livres de Tolkien. J'essaierai sans doute de nouveau plus tard, mais pour l'instant, ce n'est pas pour moi, je crois.

Moi en musique

25 mars 2008

Comme j’ai beaucoup de retard à rattraper, à la suite de ma grippe qui m’a clouée au lit, je me suis « auto-taguée » en allant chez Geneviève. Voici donc ma vie en 13 chansons.

Une chanson que j’écoute depuis des années sans jamais m’en lasser
Le monde est stone – Starmania Mogador 94

Une chanson qui évoque mes 18 ans
Tous ces mots – Luce Dufault

Une chanson qui me rappelle mon premier amour
Here with me – Dido

Une chanson qui me rend instantanément de bonne humeur
Happy Together – Turtles

Une chanson qui m’émeut et me donne les larmes aux yeux
Réapprendre à vivre – Christian Sbrocca

Une chanson qui me fait rire
Les voisines – Renan Luce

Une chanson qui me défoule
Survivor – Destiny’s Child

Une chanson qui me donne envie de danser
You can’t stop de beat – Hairspray

Une chanson pour un tête-à-tête en amoureux
Love you till the end – The Pogues

Une chanson que j’ai un peu (mais pas trop quand même) honte d’aimer
Chercher la lumière – Phénomia (Je ne peux pas croire que je dis ça en public!)

Une chanson pour faire du ménage
Ordinary Day – Great Big Sea

Une chanson qui dépeint bien mon humeur du jour
Zombie – The Cranberries

Une des chansons que j’écoute ces temps-ci (et qui ne me sort jamais de la tête)
How to save a life – The Frey

Stage

18 mars 2008

Je suis plutôt déçue de mon stage. Enfin, pas du stage en soi, parce que je sais qu’il sera stimulant et que l’équipe semble très bonne, mais plutôt du résultat de toutes ses démarches. Finalement, je n’ai pas eu le choix de mon stage, avec les cotes et tout, j’allais à un endroit, ou j’attendais à la deuxième phase de placement.

En tout, j’ai passé huit entrevues. Lors de mon dernier message, j’avais mis mes quatre premiers choix. Bien, mon stage ne se retrouve dans aucun de ces quatre choix. Pour mon premier choix (Montréal 2), j’ai été classée 5e choix sur 5. Ouch! Les 2-3-4 ne voulaient pas y aller, alors j’ai espéré un bout pouvoir avoir ce stage tout de même. Bien qu’il aurait fallu que je marche sur mon orgueil, mais je l’aurais fait, puisque c’était le stage qui m’intéressait le plus. En soirée, j’ai reçu un courriel de la personne qui était le premier choix, parce qu’elle hésitait. Elle a finalement décidé d’y aller.

Pour mes deuxième et troisième choix, j’ai été cotée 0. Ce qui veut dire que les employeurs aimaient mieux n’avoir personne que m’avoir moi. Double ouch! Pour le quatrième choix, j’ignore s’ils auront un stagiaire, mais comme j’étais cotée 9e sur 9, je n’ai même pas regardé. Il y a quand même des limites à marcher sur son orgueil!

Il me restait donc 4 stages. Comme je l’avais deviné, j’ai été cotée 0 à Sherbrooke 2. Ce n’était pas une grosse surprise. Il me restait donc, Montréal 1, Montréal 4 et Châteauguay. J’ai tout de suite éliminé Châteauguay. De toute façon, Jo. était mieux cotée que moi et c’était le seul endroit où elle pouvait aller, finalement.

J’étais donc certaine d’aller à Montréal, mais où? Au tout début du processus, j’avais jeté mon dévolu sur Montréal 1, bien que j’aie déchanté légèrement après l’entrevue. Par contre, entre les deux, c’était celui qui m’intéressait le plus. J’étais cotée 2 sur celui-là. Je devais donc attendre que la cote 1 décide si elle voulait aller là ou à son autre cote 1. Je sais, ce n’est pas une décision facile à prendre, pour avoir eu à la prendre la dernière fois. C’est pour ça que je ne lui ai pas mis de pression. Je lui ai laissé mon courriel hier soir en lui demandant de m’écrire quand elle aurait pris sa décision. On avait jusqu’à midi, aujourd’hui, pour mettre nos propres cotes. Donc, j’attends, j’attends. Pas de nouvelles hier soir (on a eu nos cotes à 16 h). Je me dis que la décision est difficile à prendre pour elle et qu’elle va m’écrire ce matin.

Ce matin, j’attends, j’attends, j’attends. 11 h. Toujours pas de nouvelles. J’appelle la coordonnatrice de stage pour savoir si elle a coté ses stages et juste oublié de m’écrire, mais non, elle n’a apparemment pas pris sa décision encore. Je sais, c’est moi qui suis comme ça, mais il me semble que lorsqu’on sait que quelqu’un d’autre dépend de notre décision, on essaie de lui laisser du temps…

Dix minutes avant l’heure finale, elle m’écrit pour me dire qu’elle prend le stage. Je ne lui en veux pas de l’avoir pris. C’était tout à fait son droit, elle avait la cote 1. Je lui en veux par contre d’avoir attendu à la dernière minute pour m’en informer. À cause de son indécision, j’aurais pu perdre tous mes stages, parce que j’aurais tenté ma chance sur celui-là, sans savoir si elle le prenait ou pas. Personnellement, je trouve que c’est un grand manque de respect, et ce n’est pas la première fois à mon égard.

Finalement, je vais aller à Montréal 4. Je suis contente tout de même. Ça va être un stage stimulant, bien que semblable à mes deux derniers. L’équipe a l’air sympathique et je serai à Montréal, comme je le voulais. En plus, ils prennent deux stagiaires, et j’étais leur premier choix, ce qui fait tout de même un petit velours. J’ignore par contre s’ils ont pourvu le deuxième poste, et, si oui, qui y sera...

Fin – enfin – des entrevues

14 mars 2008

J’ai eu ma dernière entrevue aujourd’hui : Orford. Un stage qui s’annonçait très intéressant et qui l’est demeuré après mon entretien. Un emploi très intense, du genre à ne pas voir l’été passé et à être épuisée à la fin de l’été. Mais ça serait un stage très stimulant. En plus, que demander de plus que de faire quelque chose qu’on aime et de profiter de l’été en étant à l’extérieur très souvent? Je n’ai pas peur de travailler, faire 60 h semaine n’est pas quelque chose qui me dérange. Ce stage, que j’avais sous-estimé, vient de monter en deuxième position. Je ne sais pas si je serai retenue : j’ai été prise au dépourvu par les questions en anglais et j’ai baragouiné quelque chose.

Finalement, j'aurai passé 8 entrevues sur les 15 demandées. Une chance que j'en avais demandé plusieurs!

Donc, mon choix :

1- Montréal 2
2- Orford
3- Sherbrooke 4
4- Montréal 3

Sherbrooke 4

13 mars 2008

L’entrevue s’est très bien passée à mon avis. En arrivant à la maison, je leur ai envoyé, à leur demande, un exemple de site Web que j’ai fait et des textes de vulgarisation historique que j’ai écrits lors de mon dernier stage. Je crois que j’ai de bonnes chances d’être cotée correctement. Même si c’est à Sherbrooke, il y aurait des possibilités d’aller à l’extérieur. Alors, je crois que je viens de trouver mon deuxième choix!

Demain, j’ai l’entrevue pour Orford, ça aussi ça serait très intéressant! Je crois que je devrai faire une croix sur Montréal 6-7 et Ottawa 2 : dans les trois cas, ils n’ont pas planifié d’entrevues, mais les postes n’ont pas été annulés non plus. Demain est la dernière journée pour les entrevues, et à moins qu’ils soient vraiment à la dernière minute, je crois que je dois oublier ça.

J’ai hâte à lundi pour avoir les cotes et enfin savoir où je mettrai les pieds en mai!

Cause céleb’ – Helen Fielding

12 mars 2008

« Si seulement on avait un cerveau lavable. Incroyable, le nombre de fois où j’ai eu envie de me décalotter le crâne, comme on décalotte un œuf, pour sortir mon cerveau et le rincer sous le robinet comme une éponge sale. Comme l’option de ce lavage de cerveau m’était impossible, je me suis mise à envisager le voyage en Afrique comme une échappatoire. »

Rosie Richardson en a marre, marre, marre. Marre de son boulot de publiciste. Marre de ses contacts avec la Jet Set frivole, marre de la calamité qui s’est abattue sur elle : être tombée amoureuse folle d’un homme mégalo et caractériel.

Alors un jour, elle décide de tout plaquer et part pour un camp de réfugiés, en Afrique. Devant la menace de famine, elle fait appel à ses anciens amis acteurs pour lever des fonds et provoque une juxtaposition incongrue entre les paillettes du show-business et la misère du tiers monde. Tout le monde en prend pour son grade, Rosie la première.

Au début, j’ai eu du mal à embarquer. Je devais trop chercher le côté « hop la vie » et très humoristique de Bridget Jones ou Oliva Joules. Pourtant, le premier livre de Helen Fielding, Cause Céleb’, est très différent de ceux qu’elle écrira par la suite. Bien sûr, ça reste un livre de fille, mais ça touche tout de même un sujet plus sérieux : l’aide humanitaire. Pendant la lecture, on n’a pas l’impression qu’on nous prend pour des valises. Les parties de l’histoire qui se passent à Safila semblent très réelles et on ne peut qu’être touché par les souffrances des réfugiés. Sinon, le reste des histoires, surtout la première partie à Londres, fait très chick lit. Tout de même un livre intéressant, moins léger que les autres du genre, mais tout de même pas au moins de se casser la tête pour le lire.

Tout est parfait… ou presque




Quelques semaines après le suicide de leur ami Sacha, trois adolescents de 16 ans, Thomas, Alex et Simon, s'enlèvent la vie. Dans leur banlieue industrielle sous le choc, ainsi qu'à l'école secondaire qu'ils fréquentaient, tous se demandent si Josh, le plus proche ami des quatre défunts, savait quelque chose de ce pacte de suicide et connaissait les raisons pour lesquelles ses auteurs ne se sont pas justifiés par lettre. Avare de réponses, le garçon se replie sur lui-même, refuse la main tendue de ses parents et du psychologue de l’école, ne baissant la garde que devant Mia, ex-petite amie de Sacha, et Henri, le père de Thomas. Auprès d’eux, les souvenirs des événements qui ont précédé le drame ressurgissent dans le désordre.


J’ai gagné des billets pour aller voir ce film, qui m’intéressait tout de même, mais j’aurais probablement attendu la sortie en dvd pour le regarder. À la base, l’histoire n’est pas joyeuse, on ne s’attend pas à rire et j’ai attendu longtemps avant d’aller le voir. Attendu d’être dans de bonnes dispositions. Ce n’est pas le genre de film à voir quand on a une petite baisse de moral.

J’ai trouvé les acteurs plutôt bons. Certains ne m’ont pas convaincue qu’ils pouvaient être « réellement » leur personnage. Je crois que c’est plutôt une erreur de casting qu’un manque de talent. Je pense ici au psychologue, aucunement crédible, et à Claude Legault, qu’on a de la difficulté à voir comme le père d’un jeune de presque 18 ans. De plus, les nombreuses scènes de nudité n’apportaient généralement rien à la trame narrative.

Il y a quand même eu de bons moments. Les retours à l’arrière nous aidaient à comprendre le monde intérieur de Josh et le poids qu’il portait.

Finalement, je dirais que ce qui m’a touchée, c’est l’histoire, derrière l’histoire : le fait que cela puisse arriver pour de vrai. Le suicide est un sujet qui me touche, mais le film en soi m’a laissée de glace.

Donner au suivant

11 mars 2008

Je vois cette tag, qui n’en est pas une, circuler de blogue en blogue depuis longtemps. Jusqu’à maintenant, j’avais toujours été trop lente à réagir! Mais, le vent a tourné! J’ai été une des premières à répondre à l’invitation d’Intellexuelle! Alors, si je veux avoir mon cadeau, c’est à mon tour de continuer la chaîne!
  • N'importe qui qui possède un blogue peut participer;
  • Les trois premières personnes à laisser un commentaire sur ce post recevront un cadeau fait de mes mains (ou de ma souris, dépendant le choix du cadeau ;));
  • Je vous enverrai ledit cadeau dans les 365 prochains jours;
  • En échange, vous devrez « payer à l'avance » (Pay It Forward) en faisant la même promesse sur votre blogue : pas de promesse, pas de cadeau.

J’aime bien l’idée d’Intellexuelle et d’offrir quelque chose dont la personne a vraiment besoin ou envie. Ça évite de se ramasser avec des trucs inutiles, mais qu’on garde pour le souvenir. Donc, je demanderais aux personnes qui s’inscrivent de me donner des idées, si elles en ont. Sinon, vous aurez une surprise, après que j’aie parcouru vos blogues pour des idées! Alors, un texte à réviser? Un communiqué à écrire? Un document à mettre en page? Besoin d’une information introuvable (je suis bonne en recherche)? Besoin d’une amie, d’une partenaire de sport, d’une adversaire au Doctorat (attention, je suis bonne!) ou à tout autre jeu? Je suis ouverte aux propositions, dans la mesure de la décence et du bon goût, bien sûr. Alors, à qui la chance?

1er : Judney
2e : Peut-être toi?
3e : Peut-être toi?

Bilan des entrevues

Montréal 1 : Le stage me paraissait très intéressant, jusqu’à ce que je passe l’entrevue. L’offre de stage annonçait une grande diversité de tâches. La vérité? 90 % du temps seraient consacrés à la révision d’un certain genre de texte. Oui, je veux toucher plus à ce type de texte, mais pas que ça. J’ai l’impression que ce stage ne me permettrait pas d’avancer.

Montréal 2 : L’offre de stage était intéressante, mais sans plus. J’ai eu l’entrevue ce matin, et WOW! Je veux aller là! J’ai dit à tout le monde que mon nom était écrit dessus. J’ai un doute, parce que les dames ne m’ont pas demandé à moi où leur stage se situait dans mes choix, et elles l’ont demandé à une autre. Au moins, elles ne peuvent pas nier que je leur ai fait part de mon fort intérêt.

Montréal 3 : Le stage semble très intéressant et différent de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Je ferais surtout du flash. Comme il n’intéresse plus autant Jo., je pourrais considérer d’y aller si je n’ai pas Montréal 2.

Montréal 4 : Les dames de l’entrevue étaient très sympathiques et je crois que j’ai fait bonne impression. À mon avis, il y a de fortes chances que je sois bien cotée pour ce stage, parce que j’ai beaucoup d’expériences reliées au stage. Mais justement, ça serait pratiquement une copie conforme de mon dernier stage. Tant qu’à aller là, j’aurais pu retourner à mon autre stage.

Montréal 5 : Je n’ai pas été convoquée en entrevue encore, mais comme c’est le stage où j’ai saboté mon test, je ne m’attends pas à être demandée non plus.

Montréal 6-7 : Les entrevues n’ont pas encore eu lieu. Je les mets ensemble parce que c’est la même compagnie, juste deux stages différents.

Ottawa 1 : Le poste a été annulé.

Ottawa 2 : Les entrevues n’ont pas encore eu lieu.

Châteauguay : L’entrevue s’est très bien passée. Je crois que j’ai de bonnes chances, après Jo. (pour des raisons évidentes, que je ne dirai pas ici). Il a bien apprécié que je fasse des liens avec mon demi-bac en enseignement. Je pourrais faire des liens entre mes tâches et le « nouveau » programme du primaire et je crois que cela va jouer en ma faveur. Le problème, c’est le fait que je travaillerais seule 4 jours ½ sur 5. Je n’ai aucun problème à travailler de façon autonome, mais être la seule âme qui vive dans toute la bâtisse… Je ne sais pas.

Sherbrooke 1 : Le poste a été annulé.

Sherbrooke 2 : Je crois que l’entrevue s’est bien passée. Par contre, je ne crois pas avoir le profil de l’emploi et l’employeur l’a sûrement remarqué. De toute façon, ça serait sans doute mon dernier choix.

Sherbrooke 3 : Je n’ai pas été retenue en entrevue!!! N’importe quel autre poste, ça ne m’aurait pas dérangée. D’accord, ce n’était pas mon stage préféré, mais tous les employeurs m’ont dit que j’avais un excellent dossier (académique et expériences de travail). Alors, que ma faculté ne me retienne même pas en entrevue, alors que je participe à la vie sur le campus depuis le début de mon bac… Ça me dépasse.

Sherbrooke 4 : L'entrevue est jeudi!

Orford : Les entrevues n’ont pas encore eu lieu.

Moi, turbo-consommatrice?

10 mars 2008

J’ai été happée par cet article Êtes-vous un « turbo-consommateur »? – Quand l'achat compulsif s'infiltre jusque dans les arts et la culture.

Il n’y a pas si longtemps, j’aurais répondu oui. Surtout pour les livres et les DVD que j’ai en quantité innommable (et innombrable). Bon, pas tant que ça, mais si je compare aux personnes que je connais, je fais figure d’exception.

Ce qui m’a fait changer? D’abord, mon budget. Je ne suis qu’étudiante après tout et, bien que je ne sois pas du genre à sortir et à dépenser 40 $ dans une seule soirée, l’achat de livres et de films prenait une grande part de mon budget. Ensuite, lors de mon dernier stage, je devais lire plusieurs livres pour la jeunesse pour un de mes cours. Bien sûr, j’aurais pu les acheter, mais dix livres en un mois, c’était vraiment trop pour mon budget. Je me suis donc abonnée, de peine et misère (ah, la bureaucratie), à la bibliothèque de Québec. À ce moment-là, j’ai redécouvert le plaisir des bibliothèques : pouvoir lire ce que je veux, quand je veux, puisque je ne suis plus limitée par le montant du livre. Ça peut paraître banal, mais ça m’est arrivé souvent de « m’empêcher » de lire un livre parce qu’il était trop cher. Par exemple, Princess Bride, ça faisait longtemps que je voulais le lire la version 25e anniversaire, mais à 45 $, c’était vraiment trop cher. Grâce à la bibliothèque, j’ai pu le lire sans problème.

En fait, si j’achetais, c’est parce que j’adore relire. Je peux lire le même livre 4-5 fois en un an. Je me suis aperçue dernièrement (bien oui, je suis lente… mais j’adore les livres!), qu’en cas de désir de relecture, je n’avais qu’à remprunter le livre à la bibliothèque. Depuis, le nombre que livres que je lis annuellement a doublé, et peut-être même triplé.

Il me reste à faire la même chose avec les films... mais ça, c'est une autre bataille! Surtout que, dans ce cas-là, c'est vrai que ça me revient moins cher de les acheter...

Sherbrooke est une ville tranquille

08 mars 2008

Et mon coin, encore plus!

Ce n’est pas parce que, dans mon immeuble, on a eu droit en trois ans : à une prise d’otage, une descente policière pour recel et une bagarre au couteau qui a semé du sang partout que ce n’est pas le paradis sur terre.

Un des désavantages d’avoir une mère concierge de l’immeuble : devinez chez qui les policiers sonnent et cognent à 3 h du matin pour qu’un ouvre l’appartement d’un récalcitrant.

Lors de la prise d’otage : tout l’immeuble a été évacué, sauf nous. Notre appartement a servi de quartier général.

Lors de la descente : j’étais seule à la maison et c’est moi qui devais ouvrir la porte de l’appartement où il y avait le recel. C’est très rassurant de voir trois policiers, avec veste pare-balles, qui longent le mur alors que tout ce qui me protégeait, moi, c’était mon pyjama. Finalement, les locataires n’étaient pas là.

Lors de l’attaque au couteau : bien, c’est maintenant. On n’a pas le droit de sortir, les policiers inspectent la scène du « crime ». Pas de blessés graves, trois fugitifs, mais bon, ça met de la vie dans un samedi (cela dit ironiquement). Tout ça pour de la musique trop forte…

Sérieusement, on est dans un coin tranquille, familial… On est juste malchanceux!

Entendu au bureau

07 mars 2008

Je prends les messages laissés pendant mon absence (de 5 minutes), il y en a deux.

1er : Bonjour, c’est Mme ABC, rappelez-moi.

C’est gentil Mme ABC, mais avec votre numéro, ça irait bien mieux! Fouille dans les dossiers, trouve le numéro de Mme ABC, et je la rappelle.

  • Moi : Bonjour Mme ABC, c’est Jessica de Entreprise 123.
  • Mme ABC : Ah, bien merci. Je voulais juste savoir si vous étiez ouvert. Bye.

Sympathique!

2e : C’est M. XYZ. Mon numéro est 819 555-1234.

Au moins, j’ai le numéro...

  • Moi : Bonjour, est-ce que je pourrais parler à M. XYZ
  • Madame : OK
  • (Hors champ) : Grouille toé, c’est pour toé.
  • M. XYZ : Ouin?
  • Moi : Bonjour, c’est Jessica de Entreprise 123
  • M. XYZ : Ouin?
  • Moi : Vous nous avez laissé un message.
  • M. XYZ : Ouin?
  • Moi : Qu’est-ce que je peux faire pour vous?
  • M. XYZ : Ben, j’ai une chambre à loué là.
  • Moi : D’accord, est-ce que vous connaissez nos tarifs et notre fonctionnement?
  • M. XYZ : Ben non! S’pour ça que je t’appelle!
    (Niaiseuse, t’aurais dû deviner, me dis-je)

À partir de ce moment, je lui donne nos tarifs et lui explique ensuite tout le fonctionnement.

  • M. XYZ : S’ben trop cher.

Clic.
Raccroché.

Il y a des vendredis comme ça où je n’aime pas répondre à des gens irrespectueux alors qu’il fait tellement beau dehors!

Aujourd'hui, on écrit à la mitaine!

06 mars 2008

Cliquez sur l'image pour agrandir.

Puce

05 mars 2008

Puce n’a pas pu aller voir Mickey. Le monstre a été plus rapide. Heureusement, elle a passé une très belle semaine à réaliser son rêve : faire du « seval ». Elle s’est donc endormie pour toujours, hier matin, avec de belles images en tête…

Autosabotage et autres péripéties de stage

04 mars 2008

Hier, j’avais un test pour un des stages à Montréal. (Je ne me souviens plus du numéro que je lui avais donné, ma liste est à la maison) Ce stage m’intéressait au moment où je l’ai sélectionné dans la liste, mais plus j’y pensais et moins je me voyais travailler à cet endroit. Je suis tout de même allée au test : j’avais été choisie parmi 38-40 personnes, je n’allais quand même pas les laisser tomber. Je me suis donc présentée, mais en voyant le test, j’ai figé, complètement. Il n’était pas si compliqué, mais la deuxième partie, plus artistique, me bloquait et m’empêchait de faire la partie facile (rédaction). Pendant 15 minutes, j’ai fixé la première page, incapable d’écrire un mot, pensant trop à la deuxième partie… Finalement, j’ai rangé mes trucs, et je suis partie après avoir tout juste écrit un titre (poche, soit dit en passant). C’est ce que j’appelle un autosabotage. Ça ne m’inquiète pas outre mesure : il me reste 13 autres possibilités.

Ce matin, c’était le début officiel des entrevues. J’en avais deux en quarante minutes. Rien pour laisser le stress descendre. Tout s’est parfaitement bien passé. Pour la première, j’étais un peu nerveuse, mais je crois que j’ai fait bonne impression, même si on m’a déjà averti que l’employeur ne laissait rien paraître, même si tout allait mal.

Pour la deuxième, c’était beaucoup plus relax. J’avais amené mon portfolio multimédia sur CD et je crois qu’il a apprécié que j’y pense. Sinon, c’est l’employeur qui a parlé 80 % du temps et je n’ai eu aucune difficulté à répondre à ses questions. Ce stage m’intéresse de plus en plus, mais je sais que c’est le préféré de Jo. Je vais voir. Surtout qu’il y en a plusieurs autres qui m’intéressent. J’espère presque que ce sont les cotes qui décideront pour moi…

Princess Bride - William Goldman

03 mars 2008

Il était une fois… la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai. Si bien qu’elle est devenue la favorite de millions de lecteurs. Princess Bride est un livre culte qui devint ensuite un film culte. Un récit de duels à l’épée, de bagarre, de torture, de poison, d’amour, de haine, de vengeance, de géants, de monstres, de poursuites, d’évasions, de mensonges, de vérités, de passion et de miracles.

Ce conte intemporel écrit par S. Morgenstern – redécouvert et merveilleusement abrégé par William Goldman – est peuplé de personnages aussi inoubliables que : Westley, le beau valet de ferme qui risque la mort, et pire encore, pour la ferme qu’il aime; Inigo Montoya, le bretteur espagnol qui ne bit que pour se venger de la mort de son père; Fezzik, le plus doux et le plus fort des géants…et bien sûr, Bouton d’or : la princesse, la fiancée, la femme parfaite, la plus belle de toute l’histoire du monde.

J’ai toujours adoré le film, mais je viens de tomber gravement sous le charme du livre. Non seulement l’auteur nous fait vivre avec humeur les aventures de Westler et Bouton d’or, mais il fait déraper sa propre histoire. L’idée de William Goldman, c’est de nous faire croire que Le grand classique du conte de grand amour et de grande aventure Princess Bride a été originellement écrit par un certain S. Morgenstern et que lui, l’auteur, trouvant que certaines parties étaient trop longues, certaines descriptions inutiles, aurait écrire une version « avec les bons morceaux abrégés ». Alors, tout le long de l’histoire, on voit les commentaires de Goldman, en italique, qui nous explique pourquoi il a coupé telle ou telle partie. Il y va même d’une suite qu’il aurait inventée lors 20e anniversaire du roman.

En fait, tout est l’œuvre de William Goldman. Il n’y a jamais eu de S. Morgenstern et de version longue du livre. Ces divagations ajoutent beaucoup au livre, un peu comme lorsqu’on voit le garçon et son grand-père dans le film, mais en encore mieux. Alors qu’on pourrait penser que ces commentaires déconcentrent, ils font rire et nous embarquent encore plus dans l’histoire. À un certain moment du livre, Goldman nous dit que son éditeur a refusé d’écrire une partie de l’histoire, parce que ça dénaturait l’œuvre de Morgenstern. Il nous invite donc à lui écrire par la poste (maintenant, on peut le faire sur le Net), pour que la maison d’édition nous envoie l’extrait rejeté. J’ai eu beaucoup de difficulté à déposer le livre une fois que je l’avais commencé. Une force m’attirait. Même si je connaissais l’histoire, pour avoir vu, vu, et revu le film, je ne pouvais m’empêcher de continuer à lire. Le seul truc, c’est que je trouve Bouton d’or plus « niaiseuse » que dans mes souvenirs, mais c’est un détail. Je veux d’autres livres comme ça! Je suis complètement charmée et je compte bien m’acheter la version 30e anniversaire en 2009. C’est le genre de livre que je lirais à mes enfants, chapitre par chapitre, avant d’aller au lit le soir. Mais peut-être en sautant quelques passages... comme le père de l'auteur.

Suivre la parade – Louis-José Houde

02 mars 2008

Six mois après l’achat de mon billet, j’ai enfin pu voir, hier soir, le nouveau spectacle de Louis-José Houde. D’abord, la première partie, faite par un humoriste de la relève, Philippe Bond, était agréablement drôle. Je dis « agréablement », parce que la dernière fois que j’avais vu LJH en spectacle au Granada, je n’avais pas vraiment aimé Dominic Paquet. Il ne fait juste pas mon genre d’humour, je ne trouve rien de drôle à rire des nains ou à rire de quelqu’un tout court. Philippe Bond se rapproche plus de l’humour de LJH, et j’ai bien apprécié ses 15-20 minutes sur scène. Je serai sûrement partante pour aller le voir à son premier spectacle solo.

Le spectacle de Louis-José a commencé un peu rapidement, dans le sens que j’avais l’impression que les mots lui échappaient de la bouche involontairement, mais ça s’est placé en 2-3 minutes. Ensuite, ce ne fut que rire, rire et délire jusqu’à l’entracte. L’entracte a été un peu plus court, puisque LJH est revenu avant la fin pour jouer de la batterie. Il était vraiment bon et j’en aurais pris pendant une bonne demi-heure!

Pendant la deuxième partie, il aborde des sujets un peu plus graves et les rires sont moins « carabinés », mais ça reste tout aussi bon. En plus, ça repose les joues. Contrairement à ce que j’avais entendu, je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait un malaise. Peut-être parce qu’on avait été averti par les médias justement.

Une mention spéciale à l’homme qui s’est endormi pendant le spectacle qui a été réveillé par LJH. Je crois que j’aurais voulu disparaître sous terre! Une autre mention à la personne qui a pensé à amener des papers pantoufles et qui les a lancés sur scène au moment où il en parlait. Ce fut un beau moment, surtout de voir Louis-José se mettre à faire un patinage sur la scène après avoir chaussé les fameuses pantoufles bleues.

Le seul bémol de la soirée : la dame assise derrière moi. On dirait que pour comprendre les blagues, elle devait se les répéter à haute voix. Alors j’ai eu un écho toute la soirée.

Finalement, j’ai passé une très belle soirée, le spectacle est vraiment à la hauteur du premier. Je ne peux dire lequel est meilleur, ils sont pour moi tellement différents, ils sont dans des lignes différentes. J’ai hâte à la sortie du prochain DVD pour voir le spectacle « secret »!

Scrapbook – Nadine Bismuth

Tous les jeudis, Léonie, la sœur d’Annie Brière, vient prendre sa douche chez celle-ci, parce qu’elle a un rendez-vous clandestin avec son amant. Pourtant, Léonie forme un couple avec Guillaume depuis plusieurs années.

Un couple, qu’est-ce que cela veut dire au juste? Cette question reste théorique pour Annie Brière, jusqu’au moment où, aux éditions Duffroy qui publient son premier roman, elle fait connaissance de Laurent Viau, correcteur d’épreuves de son métier. Laurent Viau n’est pas insensible au charme d’Annie Brière, et une idylle se noue. Mais, après une nuit de passion, Annie apprend que Laurent Viau, s’il ne porte pas d’anneau à la main gauche, n’est pas pour autant célibataire. Elle devra donc trouver de façon urgente ce que signifie, pour elle, l’engagement amoureux. Devenue joueuse compulsive de Tetris, convertie aux vertus curatives de Leonard Cohen et de Jay-Jay Johanson, du lac Champlain jusqu’à Paris, en passant par les cocktails littéraires de la maison Duffroy au Ritz-Carlton, y arrivera-t-elle?

Ne cherchez pas le lien entre le titre, Scrapbook, vous ne le trouverez pas. Enfin, oui, vers la fin du livre, mais je ne comprends toujours pas pourquoi ce fut le titre du livre. J’ai bien aimé ce livre, qui était dans ma LAL depuis un certain temps déjà. D’abord, l’univers littéraire et de la correction d’épreuves est un thème susceptible de me toucher. Ensuite, l’histoire générale est plutôt intéressante, bien que légère. Par contre, même si l’histoire n’est pas des plus originale, l’auteure a assez de talent pour nous donner le goût de la lire et pour qu’on y trouve du plaisir, malgré quelques clichés. D’où la très grande différence avec le livre Soutien-gorge rose et veston noir, qui allait dans le cliché aussi, mais sans grande originalité. Une belle histoire qui m’a particulièrement touchée à cette période de ma vie. J'ai bien l'intention de me lancer dans Les gens fidèles ne font pas de nouvelles prochainement.