Don de Noël

23 novembre 2007

Noël 1992. J'ai 10 ans et sous le sapin, il y avait pour moi un jeu de Battleship. Je ne le connaissais pas et, sincèrement, je n'avais aucune envie de le connaître. Ce n'était pas ce que j'avais demandé et ça faisait quelques années que c'était le cas. Cette année-là, j'ai boudé un peu. Plus tard, j'ai compris.

Le «père Noël» qui nous amenait des cadeaux à moi et mes sœurs, était le même qui faisait arriver de grosses boîtes pleines de nourriture qu'on ne mangeait que rarement quelques jours avant Noël. Plus tard j'ai compris que le père Noël, ou plutôt LES pères Noël, c'était les Chevaliers de Colomb et les pompiers. Quelqu'un, quelque part, qui ne me connaissait pas, m'avait acheté ce jeu en pensant que ça me plairait. J'étais contente que cette personne ne soit pas là pour me voir bouder. J'ai encore ce jeu d'ailleurs, j'ai appris à l'aimer et c'est maintenant un de mes jeux de société favoris.

Cette année, j'aurai plusieurs cadeaux sous le sapin, et je sais que ce seront des cadeaux que j'aimerai du premier coup. Du coup, je suis allée à la place Laurier et j'ai choisi une boule avec le voeu d'un enfant. Difficile de choisir parmi 200 voeux... Mais j'ai été touchée par une petite de 10 ans qui voulait pour Noël des vêtements pour aller à l'école... Si j'avais pu ajouter un mot, j'aurais écrit, Je te comprends...

Si vous pouvez le faire, faites-le. Pas besoin de choisir un gros cadeau, mais ça va faire toute la différence pour l'enfant qui le recevra.

Retour à l'enfance

11 novembre 2007

Grand bébé de mon état, je suis allée voir le spectacle que donnaient les trois principaux comédiens de Passe-Partout à la place Laurier. Jusqu'à maintenant, je n'avais pas été happée par la nouvelle vague déferlante de produits de Passe-Partout, je ne suis pas assez nostalgique il faut croire. De plus, il y a 2-3 ans, j'étais tombée sur une rediffusion et j'avais été déçue. Je m'étais donc juré de ne plus jamais revoir d'épisodes, je veux garder mes souvenirs d'enfance intacts ainsi que ma probable idéalisation.

Par contre, je n'ai pas pu résister à aller réécouter les chansons qu'on connaît tous. J'ai trouvé amusant de voir tous ces parents qui chantaient, plus que leurs enfants la plupart du temps. Je n'étais pas la seule sans enfant et ça m'a rappelé de beaux souvenirs. Ç'a passé trop vite, mais tout de même, c'était un bon retour à l'enfance entre deux responsabilités d'adulte.

Aller, ou ne pas aller au bal

07 novembre 2007

Je termine mon bac dans un an et un mois, mais le bal est au mois de mai. C’est fou comme ç’a passé vite. Trop vite. J’ai l’impression que je viens juste de commencer, tout en ayant de la difficulté à me rappeler les premières journées, comme si ça faisait une éternité. Je n’ai pas encore décidé si j’allais au bal des finissants. Ce n’est pas mon genre de soirée en général, je ne danse pas vraiment, je ne bois pas… C’est sûr que ça serait une occasion de voir tout le monde, mais en même temps, notre bac ne sera pas terminé. Le problème, c’est que je dois décider avant le mois de décembre si j’y vais… J’hésite encore… C’est quand même une grosse dépense, près de 200$, et je ne suis pas habillée avec ça. Bien sûr, je ne suis pas du genre à mettre le gros montant pour une robe, mais même dépenser pour un vêtement que je risque de ne porter qu’une seule fois. Je ne veux juste pas regretter ma décision, peu importe laquelle. Je n’ai jamais regretté de ne pas être allée au bal du secondaire, mais le secondaire n’avait été qu’une suite de mauvaises expériences et je n’avais surtout pas le goût de revoir les gens qui avaient été à l’origine de mon « calvaire ». Mais là, j’apprécie mes collègues de classe et je sais que c’est réciproque… Je verrai bien.

Une bouteille dans la mer de Gaza - Valérie Zenatti

06 novembre 2007

C'est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, six morts, deux jours d'info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l'horreur est devenue routine, et la Ville sainte va tout droit en enfer. Tal, elle, ne s'habitue pas. Elle aime trop sa ville et la vie. Elle veut mourir très, très vieille et très, très sage. Un jour, en plein cours de biologie, une ampoule s'allume au-dessus de sa tête, comme dans un dessin animé. Voilà des jours qu'elle écrit ce qu'elle a sur le cœur, ses souvenirs, la fois où elle a vu ses parents pleurer de joie, le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, et puis la désillusion, la révolte, la terreur, et l'espoir quand même. Ce qu'elle pense, ce qu'elle écrit, quelqu'un doit le lire. Quelqu'un d'en face. Elle l'imagine déjà, cette amie-ennemie inconnue aux cheveux noirs. Eytan, le frère de Tal, fait son service militaire à Gaza. Elle glisse ses feuillets dans une bouteille et la lui confie...
C'est un livre très humain. Bien que je me tienne informée quotidiennement, c'est en lisant ce livre que j'ai compris un peu plus le conflit qui divise les Israéliens et les Palestiniens. La correspondance entre les deux jeunes est empreinte de sincérité et on voit le conflit de l'intérieur. Je ne sais pas quoi dire de plus, bien que ce soit un livre pour adolescents à la base, j'ai été très touchée par les liens qui se tissent entre Tal et Naïm. J'ai lu quelque part qu'on reprochait au livre de ne pas avertir les jeunes au sujet des échanges entre inconnus sur Internet... C'est un peu ridicule à mon avis, l'échange de courriels et un prétexte à l'histoire... Ajouter une dimension de prévention aurait gâché l'histoire. Un beau livre, sur un sujet difficile, mais traité avec délicatesse et intelligence.

Et après... - Guillaume Musso

04 novembre 2007

À huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la "mort imminente". Plongeant dan sun lac pour aider une fillette, l'enfant s'est noyé. Arrêt cardiaque, mort clinique. Et puis, de nouveau, la vie. Vingt ans après, Nathan est devenu l'un des plus brillants avocats de New York. Il a tout oublié de l'épisode. Il a même fini par épouser la petite fille sauvée du lac, Mallory, sa femme tant aimée. Mallory qui l'a quitté, mais qui lui manque comme au premier jour... Mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l'autre côté ne sont plus tout à fait les mêmes. Aujourd'hui qu'il connaît la réussite, la notoriété et la prospérité, il va découvrir pourquoi il est revenu. Est-il encore un homme comme les autres?
Bien que je l'aie lu très rapidement, je n'ai pas été emballée par l'histoire. Sans doute parce que je l'ai trouvé terne, sans couleurs et prévisible. La recette semble avoir été utilisée trop souvent, dans ses livres précédents et dans des livres semblables, comme ceux de Marc Levy : un peu d'amour, un peu de suspense, un peu d'ésotérisme, on mélange le tout et ça fait un livre. Rien de nouveau sous le soleil. Bien mignon, mais sans plus. J'irai sans doute voir le film lorsqu'il sortira, juste pour voir comment il a été adapté.

La voleuse de livres - Markus Zusak

03 novembre 2007

1939, en Allemagne nazie. Le pays retient son souffle. La Mort n'a jamais été aussi occupée et jamais elle ne le sera autant.

Un roman où il est question :
      • d'une fillette
      • de mots
      • d'un accordéoniste
      • de fanatiques
      • d'un boxeur juif
      • d'un certain nombre de vols...
C'est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d'un humour noir, sarcastique, mais compatissant, elle est témoin de la folie des hommes. Tout semble perdu d'avance, sauf quand se distinguent des enfants rebelles et des Allemands qui n'obéissent pas aux règles...

Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter!
Cette dernière phrase est assez révélatrice du livre, car, en effet, il est difficile de se détourner de ce livre une fois qu'on l'a commencé. L'histoire est simple, Liesel est une petite fille qui est placée en famille d'accueil pendant que sa mère «disparaît» parce qu'elle est communiste. On est donc face à l'histoire de cette petite fille dans son nouvel environnement. Par contre, ce n'est pas la fillette qui raconte son histoire, mais bel et bien la Mort elle-même. D'ailleurs, elle ne se gêne pas pour faire des apartés et ajouter des détails à l'histoire. C'est qu'elle a le sens de l'humour cette Mort. En plus, elle s'adresse directement à nous, comme dans cet extrait :

«Évidemment, c'est très impoli de ma part. Je suis en train de gâcher non seulement le dénouement du livre, mais la fin de ce passage en particulier. Je vous ai annoncé deux événements, parce que mon but n'est pas de créer un suspense. Le mystère m'ennuie. Il m'assomme. Je sais ce qui se passe, et du coup vous aussi. Non, ce qui m'agace, me trouble, m'intéresse et me stupéfie, ce sont les intrigues qui nous y conduisent.»

Voilà, comme on le voit, la Mort s'amuse à nous dévoiler les intrigues son propre livre, mais tout comme elle, on se met à s'intéresser à comment on va arriver à ces dénouements... Eh oui, elle est à la hauteur, car elle nous dévoile la fin du livre bien avant que celle-ci n'arrive, pour nous préparer dit-elle.

C'est vraiment un livre que je conseille. J'aime particulièrement les bouts où la Mort parle de son travail. Un livre qui fait réfléchir, qui est original et intelligent!

Mets-le au 3! - Louis-José Houde

02 novembre 2007

Bon, je suis déjà vendue d'avance à tout ce que fait Louis-José Houde. Par contre, je me demandais si le rire serait autant au rendez-vous si je lisais les blagues plutôt que de les entendre. Je dois dire que oui! Le livre contient le texte de son premier spectacle en version intégrale, des blagues "houdiennes" jamais présentées sur scène et l'ensemble des textes qu'il a écrits pour La Presse entre 2003 et 2006.

D'abord le spectacle. Je l'avais déjà vu deux fois en direct et une fois sur dvd, mais c'est une tout autre chose de le lire. C'est toujours aussi drôle, je me suis surprise à "entendre" ses intonations en lisant et à voir ses mimiques. Ce qui a embelli ma lecture.

Pour les inédites, il y en avait quelques-unes que j'avais déjà entendues quand il était venu tester du matériel devant des étudiants de l'Université. Pour celles que j'avais entendues, j'ai retrouvé l'ambiance "houdienne", pour les autres, beaucoup étaient drôles, mais d'autres ne le sont visiblement que lorsqu'elles sont dites par leur auteur.

Ma partie préférée du livre est sans aucun doute les articles qu'il a écrits pour La Presse. Je ne les avais jamais lus, je ne savais même pas qu'il y avait écrit. Les articles sont remplis d'humour et ils font même parfois réfléchir.

Un très beau livre, rempli de surprises, pour les fans!

Compartiment pour dames - Anita Nair

01 novembre 2007

Un jour, Akhila décide de partir vers l'extrémité sud de l'Inde, là où se rencontre l'océan Indien, la baie du Bengale et la mer d'Arabie, pour faire le point sur une vie qu'elle a l'impression de n'avoir pas vécue. Dans le train qui la conduit à destination, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage, avec lesquelles elle va partager toute une nuit l'intimité d'un compartiment pour dames. À travers leurs confidences, Akhila cherche la réponse aux questions qu'elle se pose : une femme a-t-elle vraiment besoin d'un homme pour être heureuse, pour se sentir épanouie? Comment trouver en soi la force de vivre la vie qu'on a choisie, de redevenir maîtresse de son destin?

Je dois avouer que j’ai eu de la difficulté à embarquer au début. Tous ces noms et ces surnoms me mélangeaient et me faisaient perdre le fil. Il y avait bien un glossaire à la fin, mais y recourir m’aurait aussi fait perdre le fil de l’histoire. Par contre, aussitôt qu’on embarque dans le train, je me suis laissée entraînée dans ses histoires de femmes, toutes différentes, mais riches à la fois. J’avais peur que l’auteure ne s’en tienne qu’aux clichés, mais au contraire, elle est allée plus loin que je ne le pensais et elle est allée au-delà des apparences.

Toutes ces histoires avaient un sens, et comme Akhila, j’ai compris ou réalisé certaines choses en les lisant. C’est tout de même fou comme un livre peut changer une vision… J’en aurais pris encore de ces histoires touchantes… Le seul bémol que j’apporterais, c’est la fin, elle n’est pas à la hauteur du reste du livre, un peu trop prévisible ou convenue. C’est toutefois un livre que je recommande. Ça donne presque le goût de voyager en train, dans un compartiment pour dames… même s’ils n’existent plus.


Imposteur chez Renan Luce

31 octobre 2007

Je suis allée voir Renan Luce au Petit-Champlain avec J. hier soir. Je ne le connaissais pas vraiment avant, c'est J. qui m'avait fait entendre une ou deux de ses chansons et qui avait eu l'idée d'aller au spectacle. J'ai bien apprécié ma soirée. J'aime la musique française et Renan Luce a tout un charisme. Par contre, puisque je ne connaissais pas les chansons et que les spectateurs semblaient être tous des admirateurs, je me sentais un peu comme un imposteur. Surtout lorsqu'aux premières notes d'une chanson, la salle se mettait à crier.

Une autre découverte avec la première partie qui était faite par l'auteure-compositrice-interprète, Dominique Bouffard. De belles chansons, j'ai particulièrement aimé la chanson sur son neveu.

D'habitude, je ne suis pas chaude à l'idée d'aller voir des spectacles dont je ne connais pas le matériel des interprètes, mais dans ce cas-ci, je dois dire que j'ai vraiment passé une belle soirée.

Stationnement sournois

28 octobre 2007

Je déteste les stationnements, et plus particulièrement les horodateurs.

L'autobus est gratuit à Sherbrooke pour les étudiants de l'université et du cégep, ce qui fait que j'utilise que très rarement ma voiture pour aller à mes cours. Ce n'est qu'à de rares exceptions que je le fais : quand mon cours se termine tard le soir et que j'aurai à attendre une heure pour le seul autobus qui va dans mon coin, ou lorsque j'ai un rendez-vous ailleurs dans la ville peu de temps après la fin de mon cours. En une session, je dois utiliser les stationnements environ une dizaine de fois. Malheureusement, la plupart du temps, je dois rester plus de 5 heures sur le campus, je dois donc payer le tarif pour une journée, 6,50 $. Ça ne me dérange pas, puisque ça ne m'arrive pas souvent. Sauf que j'ai rarement de la monnaie sur moi, j'étais donc contente que les horodateurs acceptent la carte de crédit. Ça dépanne.

Les premières fois, je surveillais et je voyais qu'on me facturait le bon montant, au bon moment. J'ai donc arrêté de porter attention à ces transactions, bien que je vérifie régulièrement mon compte, puisque je rembourse au fur et à mesure.

Mais là, que vois-je sur mon relevé de transaction ce matin? Une dizaine de transactions entre 4,50 $ et 6,50 $ venant de l'université. Après vérification, il s'agit des fois où j'ai payé mon stationnement lors de la fin de la session d'hiver et le début de la session d'été. Ça fait six mois!! Moi qui pensais que c'était débité hebdomadairement au moins! Je sais, j'aurais dû porter plus attention, mais quand même, c'est plus facile de remarquer une transaction qui ne devrait pas être là, qu'une transaction manquante!

Ça modifie un budget ça... Je ne me ferai plus avoir, si je n'ai pas de monnaie, j'irai acheter un permis de stationnement journalier... Ce n'est pas sur mon chemin, mais au moins j'aurai un meilleur contrôle!

Confessions d'une accro du shopping - Sophie Kinsella

Votre job vous ennuie à mourir? Vos amours laissent à désirer? Rien de tel qu’un peu de shopping pour se remonter le moral… C’est en tout cas la devise de Becky Bloomwood, une jolie Londonienne de vingt-cinq ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble tout simplement magique! Chaussures, accessoires, maquillage ou fringues sublimes… rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Un comble, pour une journaliste financière qui conseille ses lecteurs en matière de budget! Jusqu’au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, un jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée, il est vrai, par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes… Mais pourra-t-elle résister longtemps au vertige de l’achat et à l’appel vibrant des soldes?
On s'entend, c'est de la lecture légère. Ça se lit rapidement, sans réfléchir, et parfois ça fait du bien. J'aime bien ce genre de lecture au milieu des autres. À quelques moments, on voit un style semblable à celui de Helen Fielding dans Le journal de Bridget Jones ou de Lauren Weisberger dans Le diable s'habille en Prada. Bizarrement, ça fait tout de même réfléchir sur les habitudes de consommation. Bien sûr, ce n'est pas la principale raison pour lire ce livre, mais c'est un effet «secondaire» tout de même. J'ai bien l'intention de lire les autres livres de cette auteure si j'en ai l'occasion, ça passe bien un samedi pluvieux.

Le treizième conte – Diane Setterfield

27 octobre 2007

Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida.

Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité.

Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de sœurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.
Juste la couverture et l’introduction du livre étaient déjà attirantes. Des livres anciens empilés et la description d’une librairie de livres anciens où les livres sont chouchoutés, j’étais déjà conquise. Mais une fois entrée dans l’histoire, impossible d’en sortir. On s’attache à Margaret et on suit sa quête, ses questionnements, ses angoisses. Vida Winter reste jusqu’à la toute fin un personnage mystérieux qui surprend souvent. Parfois, au début de certains chapitres, j’avais du mal à me retrouver, à savoir si j’étais dans l’histoire ou dans l’histoire racontée par Mme Winter, mais ça se réglait plutôt rapidement. À quelques reprises, j’ai eu peur qu’on tombe dans le surnaturel, mais ce n’est heureusement pas arrivé. J’avais deviné une partie de la fin, mais pas entièrement. Un très très bon livre, et comme en avait déjà parlé Grosminou, le fait d’avoir lu Jane Eyre il n’y a pas si longtemps a permis de faire des parallèles et même parfois de mieux comprendre l’histoire.

Il faut mentionner le très beau site Internet du livre, à découvrir après l'avoir lu.

Nouvelle fonction

26 octobre 2007

Je viens de découvrir que Blogger a ajouté une nouvelle fonction, celle de pouvoir s’inscrire pour recevoir les réponses aux commentaires qu’on laisse sur les autres blogues. C’est génial! Surtout quand tu perds le compte d’où tu as laissé des commentaires et que tu oublies de retourner voir pour répondre aux questions qu’on pourrait te poser!

Fin du dilemme

23 octobre 2007

J’avais déjà pris ma décision, mais ma rencontre avec ma superviseure me l’a confirmée : je ne reviens pas ici l’été prochain. Bien sûr, il y aurait eu plein d’avantages, autant pour elle que pour moi, mais je dois penser à long terme.

J’ai envie de revivre le processus de stage, même si c’est très stressant. Je veux relever de nouveaux défis et le contexte de stage est parfait pour ça, ce n’est pas rendu sur le marché du travail que je vais pouvoir facilement essayer de nouvelles choses.

Ce qui fait plaisir, c’est que si j’avais décidé de rester, j’aurais été très bien accueillie et que tout le monde aurait été content que je revienne. Ça fait du bien d’être appréciée et ça rend bizarrement la décision plus facile à prendre.

J’ai maintenant hâte de voir les offres de stage (en février 2008)!

La capture

21 octobre 2007

Rose (20 ans) vit à Montréal. Elle ne ment presque jamais. Elle a une élégance naturelle et une sincérité que possèdent peu de filles de son âge. Pourtant, ni ses amis ni son amoureux ne connaissent son lourd passé chargé de violence familiale.

Après deux ans d'absence, elle revient voir sa mère et son frère Félix (16 ans) dans sa banlieue natale. Rien n'a changé : la résignation de la mère, le frère en difficulté, et le père qui les terrorise.

Elle décide d'intervenir dans leur vie. Rose séquestre son père et tente de changer le cours des choses. Elle devient peu à peu la chef de famille, mais la volonté implacable de Rose rencontre la résistance du père.

Capturé, va-t-il capituler? Rose et sa famille pourront-elles vivre normalement, se reconstruire?

Après avoir vu ce film, je n’ai qu’un seul mot en tête : weird. Bien sûr, avec un film de Carole Laure, je m’attendais à quelque chose de particulier, qui sort de l’ordinaire, mais je ne m’attendais pas à ça. Pour le jeu des comédiens, pendant la première moitié du film, j’ai trouvé que Catherine de Léan jouait bizarrement, mais lorsque le tout devient plus dramatique, ça se replace et très bien. Ça fait du bien de voir Thomas Lalonde dans autre chose qu’un Roméo amoureux, niais et muet. On voit ici un peu plus de son talent, bien qu’il reste encore de l’amélioration à faire. Tout comme pour le ti-pou qui joue Félix tout-petit. On lui pardonnera facilement, mais dans une scène flagrante, on l’entend parler, mais il ne bouge pas les lèvres! Comme si l’enfant de 4 ans avait oublié sa réplique et qu’on l’avait seulement ajouté par la suite, un choix bizarre. Sinon, Pascale Bussières joue très bien la femme soumise et qui a abandonné tout espoir, alors que François Papineau joue une caricature un peu grossière, mais tout de même crédible.

Au début, j’ai aimé qu’on ne fasse que deviner la violence. Par contre, il y a une scène particulièrement pénible à regarder, où la subtilité n’a plus lieu d’être. Au final, je ne sais pas que penser de ce film qui traite de la violence conjugale d’une façon particulière. Tout ce que je sais, c’est qu’il ne faut pas le voir si on est déprimé ou qu’on a déjà vécu ce genre de situation…

Edit : Voici une critique de Normand Provencher que j'ai trouvé aujourd'hui qui explique probablement mieux ce que j'ai voulu dire.

Dilemme

20 octobre 2007

J’en ai déjà parlé ici : j’adore mon stage. Je fais ce que j’aime le plus, de la révision et de la rédaction, dans un contexte où les sujets sont toujours intéressants, souvent sur l’histoire ou la géographie. C’est vraiment un mixte parfait de mes intérêts et de mes capacités, surtout dans une ville que j’apprends à aimer de plus en plus.

Je suis dans un programme coopératif, donc j’alterne les sessions de stage et les sessions de cours. À la fin de mon stage en décembre, il va me rester exactement un an avant la fin de mon bac, deux sessions de cours et une session de stage l’été prochain. À mon université, c’est la règle des deux stages au même endroit qui prévaut. Ce qui fait que je suis revenue ici pour une deuxième fois, à mon plus grand bonheur d’ailleurs.

Cette semaine, j’ai rencontré ma coordinatrice de stage pour faire le bilan de mi-session. Tout va bien de tous les côtés, je suis satisfaite, ma superviseure l’est aussi, ainsi que ma coordinatrice. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Ma coordinatrice a soulevé la possibilité que je fasse mon troisième et dernier stage ici. Généralement, l’Université n’est pas chaude à cette idée, elle veut qu’on voie plusieurs milieux de travail différents. Par contre, dans les circonstances actuelles, puisque j’adore mon stage et que l’été prochain amènera les fêtes du 400e anniversaire de Québec, il pourrait être possible que je puisse revenir ici.

Mais, est-ce que je le veux vraiment? Dans un premier temps, l’idée m’a tout de suite plu. J’adore mon milieu de stage, ce que je fais, l’endroit où j’habite et, en plus, j’ai tellement préparé de trucs pour ces fameux 400e que je trouverais dommage de ne pas pouvoir y assister. Par contre, il n’y a aucune possibilité d’emploi à moyen terme ici et je ferais sensiblement les mêmes choses que lors de mes deux derniers stages, c’est probablement juste la vitesse à laquelle il faudrait que je les fasse qui augmenterait. Donc, il serait probablement plus logique que je fasse mon dernier stage dans un autre endroit, pour connaître autre chose et expérimenter de nouvelles tâches.

C’est un dilemme pour moi, qui prends rarement des risques. Le dernier que j’ai pris, c’est lorsque j’ai décidé d’abandonner mon premier bac après deux ans. Bien sûr, la décision que je dois prendre actuellement n’aura pas un si gros impact, mais quand même… Si on pouvait voir le futur aussi…

Crazy Actually

19 octobre 2007

Combien de fois peut-on regarder le même film sans s’écœurer? Je crois que ça devient une maladie mon affaire! J’ai regardé deux fois Love Actually en fin de semaine. En fait, la deuxième fois, j’ai juste sauté à mes passages préférés… J’écoute même la musique du film en boucle… C’est ça être folle? Je prendrais bien une autre petite dose de Hugh Grant qui danse et de Colin Firth qui parle français… Ça y est, je suis définitivement folle… ou je suis célibataire depuis trop longtemps?

Les droits du lecteur

18 octobre 2007

Daniel Pennac précisait dans son livre Comme un roman (qui est dans ma PAL) la liste des droits du lecteur :

  • Le droit de ne pas lire
  • Le droit de sauter des pages.
  • Le droit de ne pas finir un livre.
  • Le droit de relire.
  • Le droit de lire n'importe quoi.
  • Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
  • Le droit de lire n'importe où.
  • Le droit de grappiller.
  • Le droit de lire à haute voix.
  • Le droit de nous taire.

Pourtant, je me sens coupable quand j’abandonne un livre. J’ai l’impression de ne pas donner la chance à l’auteur de m’amener dans son univers. Aussi, il y a la peur de manquer quelque chose d’extraordinaire. Peut-être que si j’avais lu ne serait-ce qu’une page de plus, j’aurais été happée et que j’aurais compris tout ce que je n’avais pas compris avant…

J’ai dû abandonner un livre aujourd’hui, et je me sens presque mal. Je me suis rendue à la page 40, j’ai sauté quelques pages pour voir si ça s’améliorait, et je n’ai pas pu continuer. Ce n’est pas l’histoire en soi, qui n’avait pas vraiment démarré encore d’ailleurs, mais le style de l’auteur. Il manquait quelque chose, c’est bien écrit, mais fade. Toutes les phrases avaient la même construction.

Cela a beau être mon droit de ne pas terminer un livre, mais ça ne fait pas longtemps que je me l’octroie… Avant je me forçais toujours à terminer, quitte à lire en diagonale. En fait, mon abandon d’aujourd’hui est mon deuxième à vie… Et j’espère qu’il sera le dernier également.

Tombera, tombera pas

17 octobre 2007

Je m’intéresse à la politique, mais pas au point d’en faire un sujet de conversation, et par extension, de blogue. Surtout que c’est souvent un sujet qui cause des frictions et des débats interminables. Par contre, en ce moment, la suite de mon stage dépend du discours du Trône, et des votes qui le suivront.

En effet, s’il y a une élection, tous mes dossiers vont être gelés jusqu’à ce que le nouveau gouvernement soit élu. Je l’ai vécu à la dernière session, alors qu’on était en élection provinciale. Pendant de longues semaines, mes dossiers ont été remis aux calendes grecques et je n’avais pratiquement rien à faire. Pour le moment, toutes les cérémonies sont déjà retardées au cas où le gouvernement tomberait…

Comme disait Stéphane Dion, les Canadiens ne veulent pas aller en élection… mais pour ma part, ce n’est certainement pas pour les mêmes raisons que celles auxquelles il pense!

Bouquiner – Annie François

16 octobre 2007

Il suffit de lire un bouquin par mois pour avec des manies, des préférences. Tout est plaisir, tout fait problème. Préfère-t-on lire couché ou assis, dans un fauteuil ou sur une chaise? User d'un marque-page? Emprunter? Prêter, sans espoir de retour? Se fier aux critiques, n'écouter que ses amis ou son flair? Engranger encore, toujours, au risque de devoir déménager? Le livre ne sollicite pas seulement l'intelligence, la vue, mais l'ouïe, l'odorat, le toucher. Les muscles, les nerfs. La mémoire et l'oubli. Le cœur, le temps et l'espace. Le livre peut envahir la vie domestique, amoureuse, familiale, amicale, professionnelle. Toute bibliothèque est une sorte d'autobiographie d'un couple, d'une tribu d'amis, d'une confrérie de lecteurs. Où chacun peut se retrouver.

Cette bioblio (comme l’appelle elle-même l’auteure) est une vraie bouffée d’air frais. Je me suis reconnue dans presque tous les chapitres. Lorsqu’elle parle de sa position pour lire, de son horreur de prêter ses livres, de l’horreur de se débarrasser de ses bouquins, même ceux qu’elle n’aime pas, de l’odeur des livres, des couvertures amovibles qui sont si frustrantes, des crises de boulimie de lecture, de la façon de choisir ses livres, j’en passe et des meilleurs. C’est vraiment rempli d’anecdotes pour les accros à la lecture et au livre en soi. Je le recommande à tous les dévoreurs de livres.